Cicéron découvrant le tombeau d'Archimède
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| Artiste |
Pierre-Henri de Valenciennes |
|---|---|
| Date | |
| Type |
Paysage historique |
| Technique | |
| Dimensions (H × L) |
119 × 162 cm |
| Mouvement | |
| No d’inventaire |
D 1962 1, INV 8243 |
| Localisation |
Cicéron découvrant le tombeau d'Archimède est une peinture sur toile réalisée par le peintre toulousain Pierre-Henri de Valenciennes en 1787. L’œuvre mesure 119 cm de hauteur et 162 cm de largeur. Elle est exposée au Musée des Augustins à Toulouse.
Pierre-Henri de Valenciennes effectua plusieurs séjours à Rome dès l'année 1769. Il étudia notamment la perspective et fit de nombreux croquis. C'est lors d'un de ses voyages à Rome que Pierre-Henri de Valenciennes réalisa Cicéron découvrant le tombeau d'Archimède. Toutefois, le choix du sujet lui aurait été suggéré par le collectionneur britannique George Beaumont.
Ce tableau constitua son morceau de réception à l'Académie royale de peinture et de sculpture en 1787.
Il a été exposé au Musée du Louvre puis déposée au Musée des Augustins en 1961.
Description
L’œuvre représente Cicéron, qui, à Syracuse fait apparaître, grâce à l'intervention de trois esclaves, le tombeau d'Archimède[1].
Cicéron découvrant le tombeau d'Archimède étant un paysage historique, on comprend la place prédominante de la nature qui occupe les trois-quarts du tableau, et également la place essentielle du sujet d'histoire c'est-à-dire la redécouverte du tombeau d'Archimède par Cicéron.
Au premier plan se trouve Cicéron accompagné de ses esclaves en train de tenter d'enlever les différents éléments naturels recouvrant le tombeau. La nature est omniprésente dans ce premier plan ; elle occupe chaque espace, qu'il s'agisse des arbres bordant le tableau de part et d'autre du tableau ou encore les branchages et autres racines recouvrant les ruines du tombeau. La ruine occupe quant à elle une place importante : elle symbolise l'oubli, l'ignorance dans laquelle est tombée le tombeau d'un savant comme Archimède. Le caractère exceptionnel de cette découverte est souligné par un rai de lumière qui crée un contraste entre les personnages à l'action et le reste du tableau qui a un éclairage plutôt uniforme.
À l'arrière-plan, l'espace naturel est prédominant malgré la présence des quelques constructions humaines. Au fond domine l'Etna enneigé. Une fois de plus, la nature semble y recouvrir les bâtiments. Les collines, bordées d'arbres, et les nuages remplissent l'espace restant du tableau.
