Le cimetière européen est lui géré et entretenu par la ville de Casablanca[1]. Les carrés militaires français sont entretenus par le Service des Anciens Combattants et Victimes de Guerre du ministère français de la Défense[3].
La partie française a une superficie de 0,99 ha[3] et comprend trois carrés militaires, un carré de la marine de commerce réquisitionnée, deux columbariums et un mémorial.
Le second columbarium dispose de 12 000 alvéoles, dont 8 628 sont occupées[2].
- mémorial de la Marine avec une plaque commémorative anciennement apposée place de la Marine à Casablanca en souvenir de l'intervention d'une escadre de la marine française en 1907[3] et une plaque en mémoire de l'équipage d'un Goliath F G5, avion de l'aéronavale qui a disparu en 1925 au-dessus de Chefchaouen[3].
- mémorial de l'Aviation, un menhir initialement érigé au cimetière d'El Hank à Casablanca pour les aviateurs militaires français tombés au Maroc[3]
- mémorial « Terre » qui est une plaque initialement apposée au col de Tizim Rnim, rappelant le sacrifice des troupes de la région d'El-Ksiba[3]
- mémorial de la Déportation, érigé en 1953 et qui renferme de la terre prélevée dans différents camps de concentration[3].
Le cimetière abrite également un carré britannique sur 0,15 ha abritant les sépultures de 48 aviateurs et marins britanniques, sud-africains et canadiens morts pendant la Seconde Guerre mondiale[3]. Le maréchal Claude Auchinleck, commandant la 8e armée britannique en Afrique du Nord en 1942 et mort en 1981 à Marrakech où il avait pris sa retraite y est enterré[1].
Un carré allemand abrite les sépultures de 344 soldats allemands de la Première et Seconde Guerre mondiale, morts au combat ou pour le plus grand nombre, prisonniers de guerre détenus au Maroc[3]. Ces tombes ont été rassemblées à Ben M'Sick en 1978[3].
Le cimetière abrité également un monument américain dédié au débarquement allié de novembre 1942 et inauguré pour le cinquantenaire de l'opération en 1992[3].