Cimetière militaire de la colline Sant'Elia

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Pays
Tombes
30 000
Mise en service
Cimetière militaire de la colline Sant'Elia
Cimitero degli Invitti della terza armata
Allée bordée de cyprès conduisant à la colonne érigée en mémoire des morts de toutes les guerres.
Pays
Commune
Tombes
30 000
Mise en service
Coordonnées
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Personnalités enterrées
30 000 soldats et officiers morts au combat dont les dépouilles mortelles ont été transférées en 1938 au cimetière militaire de Redipuglia.

Le cimetière militaire de la colline Sant'Elia ou cimitero degli Invitti della terza armata (lit. « cimetière des Invaincus — ou des Invincibles — de la troisième armée ») est un cimetière militaire situé à Fogliano Redipuglia, sur une hauteur de la colline Sant'Elia. Construit en 1923 comme premier sanctuaire militaire monumental après la fin de la Première Guerre mondiale, il fut quasiment dépossédé de sa fonction avec l'inauguration en 1938 du cimetière militaire de Redipuglia contigu.

Le cimetière des Invitti della terza armata naît comme première nécropole militaire dans la zone Fogliano Redipuglia après les événements de la Première Guerre mondiale. Le sanctuaire est conçu par le général Giuseppe Paolini (it) et projeté par le colonel Vincenzo Paladini de l'Office central du COSCG (Cura e Onoranze delle Salme dei Caduti in Guerra, lit. « soins et honneurs aux dépouilles mortelles des tombés à la guerre »)[1], organisme dont le siège est à Udine et qui sera également chargé, entre autres, de la réalisation de l'ouvrage sur la hauteur face à la colline Sant'Elia, un lieu âprement disputé durant le conflit. Le chantier est terminé en 1923. La consécration officiée par l'évêque Angelo Bartolomasi (it) en présence de Benito Mussolinia lieu à la date symbolique du de cette même année, en souvenir de la date de l'entrée en guerre de l'Italie. La nécropole, à l'inauguration, compte 30 000 corps[2], parmi lesquels plus de 400 officiers, exhumés des cimetières de guerre des alentours ou récemment désensevelis des champs de bataille.

La structure funéraire de la colline Sant'Elia était pourtant, du fait de sa configuration, déjà exposée aux détériorations. Les dépouilles mortelles, les bornes funéraires, les restes du matériel du guerre subissaient l'offense des intempéries. Pour y remédier, le cimetière fut, au début des années 1930, l'objet d'importants travaux au centre d'un projet de restructuration : les pierres sèches furent remplacées par de solides constructions, les corps identifiés furent déposés dans des compartiments en fibrociment et les noms furent sculptés pour éviter la décoloration[1]. Il s'agissait cependant de solutions provisoires, dans une période où de nouvelles exigences s'annonçaient. Il devenait nécessaire de régler la question des nombreux cimetières dispersés un peu partout, au pied du Carso, sur le vallon ou sur le haut plateau, lors de la décennie précédente, en transférant les corps en un unique et immense ossuaire. Élément non négligeable, le régime fasciste entendait utiliser le culte des morts de la Grande Guerre à des fins d'éducation nationale[1]. L'intention des autorités fascistes était de transformer Redipuglia en un centre national de la nécrolatrie guerrière, encore plus évidemment que dans les autres grands sanctuaires qui étaient en train d'être aménagés ou planifiés, sur la base d'un même projet politique autour des champs de bataille « sacrés de la Patrie »[2].

La solution définitive fut trouvée dans la construction de l'immense cimetière militaire de Redipuglia, commencée en 1936 et terminée deux ans après sur la hauteur opposée à la colline Sant'Elia. La quasi-totalité des corps conservés au cimetière des Invitti y fut transférée et le sanctuaire perdit notablement de son importance[1].

Structure

Quelques inscriptions sur les bornes funéraires

Annexes

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