Cité Gagarine
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Construction
La cité est dénommée ainsi en l'honneur du cosmonaute soviétique Youri Gagarine, qui vient l'inaugurer en 1963[2].
En 1961, la crise du logement conduit la municipalité à édifier plusieurs cités, dont Gagarine et Maurice-Thorez, qui sont l'œuvre des deux architectes Henri et Robert Chevallier, fils de Louis Chevallier[3]. Si la cité Maurice-Thorez a historiquement accueilli des membres du Parti communiste français, Gagarine a logé des ouvriers qui, après la crise industrielle, ont laissé place aux immigrés, espagnols, italiens, portugais, et enfin maghrébins et maliens[4].
La cité Gagarine est alors un quartier emblématique de la ceinture rouge, villes à mairie communiste (PCF principalement) entourant Paris depuis les années 1920[4],[5]. Elle contient 380 appartements[6].
Les années 1980 voient s'y développer un important marché d'héroïne, progressivement remplacée par le cannabis au début des années 2000[4].
Démolition

Après une première réhabilitation en 1995, jugée « factice » par certains habitants[4], la cité Gagarine est démolie entre 2019 et 2020[7].
Cette décision provoque quelques oppositions, que certains habitants estiment déconnectée des réalités : « Les gens contre la destruction n’y habitaient pas. De leur joli loft, ils sont venus nous dire de préserver notre patrimoine[4]. »
Renouveau
À l'emplacement de la cité naît en 2016 la ZAC Gagarine-Truillot, projet de renouvellement urbain et architectural, qui inclut la déconstruction de la cité Gagarine[8].
Cette ZAC, sur une surface de 12,6 hectares, est située au nord de l'hôpital Charles-Foix, entre les rues Saint-Just, Raspail, Truillot et les voies ferrées[9]. Elle est plus vaste que l'ancienne cité Gagarine.
Ce projet s'inscrit en parallèle du projet d'aménagement appelé Ivry Confluences, situé de l'autre côté des voies de chemin de fer[10],[11]. Il prévoit la construction de 1 000 logements privés plus 430 sociaux.