Cité musée Tony-Garnier
musée français
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La Cité Musée Tony-Garnier est un musée « en plein-air » qui permet de découvrir l'apport architectural de Tony Garnier dans le 8e arrondissement de Lyon au sein même du quartier des États-Unis dont il est le concepteur. Ce musée est constitué d'un parcours extérieur ponctué de murs peints, d'un espace destiné aux expositions temporaires ainsi que d'un appartement témoin aménagé avec des équipements des années 1930.
| Type |
Musée associatif |
|---|---|
| Visiteurs par an |
45 000 |
| Site web |
| Label |
Architecture contemporaine remarquable |
|---|
| Architecte |
Tony Garnier |
|---|
| Pays |
France |
|---|---|
| Division administrative | |
| Commune | |
| Adresse |
4, rue des Serpollières69008 Lyon |
| Coordonnées |
Créé en 1992, le « Musée urbain Tony-Garnier » change de nom et d'identité en 2024, pour devenir la « Cité Musée Tony-Garnier ».
Histoire
Le musée urbain Tony-Garnier est créé en 1992 sous une forme associative avec le soutien de mécénat. Il obtient le label « Patrimoine du XXe siècle » en 2003[1]. Le site affiche une fréquentation de 45 000 visiteurs en 2019[2].
En l'une des fresques, Les abattoirs de la mouche, est singulièrement vandalisée : les visages de tous les personnages du premier plan étant noircis[3].
En , la presse se fait l'écho d'une non reconduction de subvention de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour l'exercice en cours, et des difficultés que cela engendre pour la Direction de l'établissement[4].
En , le musée annonce sa fermeture à la fin du mois pour une durée indéterminée, à la suite du départ de l'ensemble de son personnel[5],[6]. Une nouvelle équipe reprend la gérance en [7].
En 2024, le « Musée urbain Tony-Garnier » change de nom et d'identité, pour devenir la « Cité Musée Tony-Garnier »[8].


Œuvres constituant le musée
Le musée urbain Tony-Garnier est une production de Grand Lyon Habitat qui a lancé cette réalisation de 25 murs peints[9] en concertation avec le Comité des locataires de la cité Tony-Garnier de l'OPAC. Il intègre aussi un appartement témoin de l'aménagement de ces logements dans les années 1930[1]. L'association de peintres muralistes « CitéCréation » a réalisé l'ensemble de ces fresques de 230 m2 chacune, en 1988-1989 pour les 18 premières, puis en 1992-1993 pour les 6 façades représentant les Cités Idéales d'artistes contemporains des six continents (Youssouf Bath pour la Côte d’Ivoire, Abdel Salam Eïd pour l’Égypte, Matt Mullican pour les États-Unis, Shantaram Tumbda pour l’Inde, Marisa Lara et Arturo Guerrero pour le Mexique et Gregory Chestakov pour la Russie)[10],[11]. Fin 2001, le 25e mur représentant la terrasse de la villa de l'architecte au quartier Saint-Rambert Île Barbe est ajouté[12].
La rénovation de ces fresques est lancée fin 2016. La fresque N°1, anciennement nommée Signalétique, devient Cartographie, et la fresque N°2, anciennement nommée Tony Garnier visionnaire, devient Les Temps de la Cité[13].
| N° | Nom de l’œuvre | Réalisation | Localisation | Coordonnées GPS |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Cartographie
(ex-Signalétique) |
2018 | 3 rue des Serpollières | 45° 44′ 01″ nord, 4° 51′ 48″ est |
| 2 | Les Temps de la Cité
(ex-Tony Garnier Visionnaire) |
2016 | 3 rue Ludovic Arrachart | 45° 44′ 00″ nord, 4° 51′ 45″ est |
| 3 | Les Années 1900 | 1988 | 7 rue Ludovic Arrachart | 45° 43′ 58″ nord, 4° 51′ 46″ est |
| 4 | Une cité industrielle | 1988 | 9 rue Ludovic Arrachart | 45° 43′ 58″ nord, 4° 51′ 47″ est |
| 5 | Les Services publics | 1988 | 7 rue des Serpollières | 45° 43′ 59″ nord, 4° 51′ 49″ est |
| 6 | Station Perspective | 1988 | 9 rue des Serpollières | 45° 43′ 59″ nord, 4° 51′ 50″ est |
| 7 | Habitations en commun (vue d'ensemble) | 1988 | 13 rue des Serpollières | 45° 43′ 57″ nord, 4° 51′ 51″ est |
| 8 | Habitations (vue rapprochée) | 1988 | 15 rue des Serpollières | 45° 43′ 56″ nord, 4° 51′ 52″ est |
| 9 | Habitations (intérieur) | 1988 | 13 rue Ludovic Arrachart | 45° 43′ 56″ nord, 4° 51′ 48″ est |
| 10 | École | 1988 | 15 rue Ludovic Arrachart | 45° 43′ 55″ nord, 4° 51′ 49″ est |
| 11 | La Tour d'horloges | 1988 | 19 rue Ludovic Arrachart | 45° 43′ 53″ nord, 4° 51′ 50″ est |
| 12 | Établissements sanitaires | 1988 | 19 rue des Serpollières | 45° 43′ 54″ nord, 4° 51′ 53″ est |
| 13 | Vue des usines | 1988 | 21 rue des Serpollières | 45° 43′ 54″ nord, 4° 51′ 54″ est |
| 14 | Les Hauts Fourneaux | 1988 | 25 rue des Serpollières | 45° 43′ 52″ nord, 4° 51′ 55″ est |
| 15 | Stade de Gerland | 1988 | 18 rue Wakatsuki | 45° 43′ 58″ nord, 4° 51′ 57″ est |
| 16 | Hôpital de Grange-Blanche | 1988 | 22 rue Wakatsuki | 45° 43′ 56″ nord, 4° 51′ 59″ est |
| 17 | Abattoirs de la Mouche | 1988 | 24 rue Wakatsuki | 45° 43′ 56″ nord, 4° 51′ 59″ est |
| 18 | Quartier des Étas-Unis | 1988 | 28 rue Wakatsuki | 45° 43′ 54″ nord, 4° 52′ 01″ est |
| 19 | La Cité Idéale d’Égypte | 1992 | 12 rue Rochambeau | 45° 43′ 56″ nord, 4° 52′ 03″ est |
| 20 | La Cité Idéale de l'Inde | 1992 | 10 rue Rochambeau | 45° 43′ 57″ nord, 4° 52′ 02″ est |
| 21 | Cité Idéale du Mexique | 1992 | 8 rue Rochambeau | 45° 43′ 57″ nord, 4° 52′ 02″ est |
| 22 | La Cité Idéale de la Côte d'Ivoire | 1992 | 4 rue Rochambeau | 45° 43′ 59″ nord, 4° 52′ 00″ est |
| 23 | La Cité Idéale de Russie | 1992 | 16 rue Wakatsuki | 45° 43′ 59″ nord, 4° 51′ 57″ est |
| 24 | La Cité Idéale des États-Unis | 1992 | 18 rue Wakatsuki | 45° 44′ 01″ nord, 4° 51′ 55″ est |
| 25 | La Villa Tony Garnier | 2001 | 1 rue des Serpollières | 45° 44′ 01″ nord, 4° 51′ 48″ est |
Œuvres réalisées avec le soutien du musée
En complément des œuvres constituant le musée, d'autres réalisations soumises au choix des habitants du quartier, sont visibles depuis le boulevard des États-Unis[10],[11].
| Nom de l’œuvre | Réalisation | Surface | Localisation | Coordonnées GPS |
|---|---|---|---|---|
| La Tour de Babel[14] selon Pieter Bruegel | 2004 | 150 m2 | 7 Bd des États-Unis | 45° 44′ 20″ nord, 4° 51′ 39″ est |
| La Tour de Babel[14] par Nicolas de Crécy | 2005 | 150 m2 | 262 Av Berthelot | 45° 44′ 20″ nord, 4° 51′ 39″ est |
| La Tour de Babel du Futur[14] | 2006 | 250 m2 | 11 Bd des États-Unis | 45° 44′ 19″ nord, 4° 51′ 41″ est |
| La Cité Idéale Chinoise[14] dite aussi « Fresque de Shanghaï » | 2006 | 250 m2 | 23 Bd des États-Unis | 45° 44′ 15″ nord, 4° 51′ 42″ est |
| La Cité Idéale de Québec[15] | 2009 | 130 m2 | 42 rue Paul Cazeneuve | 45° 44′ 03″ nord, 4° 51′ 46″ est |
Expositions temporaires
Le musée organise également des expositions temporaires[16] :
- Tony Garnier, architecte et urbaniste. Du au .
- Vive le Confort Moderne ! Du au .
- Sacré Béton ! De la haine à l'amour. Du au .
- La vie mode d'emploi. Du au retraçait les manières dont les citadins habitent les logements populaires.
- Tony Garnier - L'air du temps. Du au , cette exposition est organisée pour fêter les 150 ans de la naissance de Tony Garnier[17].
- Les jours heureux - Archéologie des Trente Glorieuses. Du au [18].
Voir aussi
Documentaire
- [vidéo] « L'expérience du Musée Urbain Tony-Garnier », , 15 min
Bibliographie
- CitéCréation, Musée urbain Tony-Garnier, Lyon, éd. lyonnaises d'art et d'histoire, , 160 p. (ISBN 2-84147-077-6).
- Musée urbain Tony-Garnier : Projet de la décennie mondiale du développement culturel (Hors-série spécial), Lyon, éd. Centre de recherche « Esthétique et Cités » avec le concours de l'Office HLM de Lyon, , 72 p. (ISSN 0998-2213).
- Collectif et Catherine Chambon (coord.), Tony Garnier : L'air du temps, Lyon, éd. Musée urbain Tony-Garnier, , 200 p. (ISBN 9782953863734).
- Alain Chenevez, « Les nouvelles causes du patrimoine. L’exemple du Musée Urbain Tony-Garnier à Lyon », EchoGéo, no 33, (DOI 10.4000/echogeo.14346, lire en ligne
)
Articles connexes
Liens externes
- Le site du musée
- L'Institut Tony-Garnier, association de préfiguration
- Pour l'ensemble des points mentionnés sur cette page : voir sur OpenStreetMap (aide), Bing Cartes (aide) ou télécharger au format KML (aide).