Cité Jeanne-d'Arc
From Wikipedia, the free encyclopedia
13e arrt Cité Jeanne-d’Arc
(disparue) | |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Arrondissement | 13e | ||
| Quartier | Gare | ||
| Début | 71-77, rue Jeanne-d'Arc | ||
| Fin | 162-166, rue Nationale | ||
| Historique | |||
| Création | 1884 | ||
| Dénomination | 1884 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 13e arrondissement de Paris
| |||
| modifier |
|||
La cité Jeanne-d'Arc, aujourd'hui disparue, était un groupe d'immeubles collectifs situé dans le quartier de la Gare dans le 13e arrondissement de Paris.
Ce grand ensemble constitué d'immeubles collectifs et de ruelles avec entrée sous arcade était perpendiculaire à la rue Jeanne-d'Arc, nos 71 à 77[1], et constitué de trois bâtiments collectifs de six étages. L'arrière de cet ensemble donnait sur les nos 162, 164 et 166 de la rue Nationale.
Historique
Ce grand ensemble, propriété de l'Assistance publique, est construit entre 1869 et 1872 par monsieur Thuilleux, propriétaire des terrains[2],[3], dans un quartier où l'industrialisation est rapide en raison de la proximité de la gare d'Austerlitz, d'entrepôts divers, de la raffinerie Say, des usines automobiles Panhard-Levassor et Delahaye, des chocolats Lombart, etc.[4].
Composé de 860 logements, sans confort, qui abritent plus de 5 000 personnes, dont une grande part de miséreux, chômeurs, ouvriers peu qualifiés, femmes seules et délinquants, cet ensemble devient rapidement un ghetto insalubre[5].
En 1877, une épidémie de variole est signalée dans la cité. Le docteur Octave Fleury du Mesnil mandé par la Commission des logements insalubres de la ville de Paris conclut que la propagation de cette épidémie est due à l’accumulation d'une forte population sur un espace restreint et préconise des travaux afin d'y remédier[2].
Envisagé en 1911, un projet de démolition est finalement abandonné puis prévu en 1914, mais il est reporté en raison du début de la Première Guerre mondiale.
En 1924, l'Assistance publique cède à une société privée la cité qui se trouve comprise dans l'îlot insalubre no 4.
Un peu avant 1931, la démolition est décidée et les locataires sont invités à partir, en contrepartie d'une indemnité. Cependant, au départ des locataires en titre, les logements continuent à être habités par des individus qui prennent — à titre gratuit — possession des logements et s'y installent[6],[7].
Devenue un foyer de révolte, d'insalubrité et de délinquance, la cité Jeanne-d'Arc est en proie à la répression de la police, les et, surtout, où les habitants dressent deux barricades (avec le soutien du député André Marty), l’une rue Nationale, l’autre rue Jeanne d'Arc qu'ils dépavent, afin de protester contre les expulsions, le délabrement des appartements et leurs conditions sanitaires épouvantables[8],[9].
La cité est condamnée à la démolition en 1938 et les travaux sont déjà commencés en 1939[10]. La rue du Docteur-Victor-Hutinel a été ouverte sur son emplacement.
