Clément Stiévenart
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Clément Stiévenart, né à Mons le et mort dans la même ville le , est un artiste peintre et décorateur de théâtre belge.
Famille
Clément Stiévenart, né à Mons le , est le fils de Philippe Joseph Stiévenart (1816-1890), peintre en bâtiments, et de Florentine Hortence Antoinette Chevalier (1823-1899)[1]. Le , il épouse à Mons Juliette Persenaire (1854-1937). Le couple est parent du peintre Pol Stiévenart (1877-1960) et des dessinatrices Marie Stiévenart et Renée Stiévenart (1887-1976)[2],[3].
Formation
Clément Stiévenart suit, de 1861 à 1868, les cours de l'Académie royale des Beaux-Arts de Mons, sous le professorat d'Étienne Omer Wauquier Il obtient, en 1868, le premier prix de peinture d'après l'homme vivant. En 1871, il devient étudiant à l'Académie royale des beaux-arts d'Anvers, où l'année suivante, il obtient le prix de peinture décorative au cours dispensé par Lucas Victor Schaefels[4].
Carrière
Clément Stiévenart expose au salon de Mons de 1882 une toile intitulée Pauvrette. En 1881, il devient professeur de peinture décorative à l'Académie de Mons[4].
En 1900, le collège échevinal de la ville de Mons lui confie, en raison de son érudition artistique et de ses réalisations antérieures, la restauration du Théâtre royal de Mons. À cet effet, l'artiste est envoyé à Paris afin de visiter différentes salles de spectacles et d'y observer les nouvelles tendances en matière de décoration, d'aménagement et d'ameublement. Ses projets, caractérisés par la sobriété, sont acceptés le [5].
La ville de Mons le charge également de représenter le vieux Mons d'après des documents anciens dans les salles de l'hôtel de ville. Dans l'antichambre du cabinet d'apparat, il réalise ainsi Le Beffroi commun à Saint-Germain et à Sainte-Waudru et dans le cabinet d'apparat, une Vue de Mons[6].
Folkloriste et attaché au patrimoine montois, il collabore à la revue Wallonia en y publiant des articles relatifs au patrimoine de la ville et en illustrant les textes. En 1880, il est nommé membre effectif du Cercle archéologique de Mons et écrit plusieurs articles dans les annales du cercle concernant la conservation des tableaux ou L'Anthropologie dans ses rapports avec l'esthétique (1896). Il est aussi membre de la commission du musée de la ville[7].
Il assume la direction intérimaire de l'Académie de Mons au cours de la guerre de 1914-1918. Il empêche l'occupant allemand de fermer le musée, et dès lors la déportation des élèves et artisans fréquentant l'institution[7].
Clément Stiévenart meurt à Mons, à l'âge de 72 ans, le [7].
Œuvre
Clément Stiévenart réalise quelques scènes de genre, mais il est surtout connu grâce à sa peinture décorative. Dès les années 1880, il peint les décors du théâtre de Mons pour les représentations de la comédie vaudeville Niniche, Les Contes d'Hoffmann, Hamlet et L'Africaine[7].
Publications
- Notes et souvenirs d'un vieux montois, Éditions de la Vie Wallonne, Liège, 1925.
- De fond en comble au théâtre de Mons, C. Stiévenart et J Declève, Mons, 1901.