Clan du Néon

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Perches d'extinction.
Logo du mouvement « Clan du Néon » utilisé sur le blog.
Logo du Clan du Néon utilisé sur le blog à l'origine.
Un équipement proposé pour éteindre les néons dans de bonnes conditions si on n'utilise pas une perche.
Interrupteur extérieur d’une enseigne lumineuse d’un commerce.

Le Clan du Néon[1] (CDN) ou Pêcheurs d'énergie[2] est un mouvement disséminé en petits groupes dans toute la France et réunis autour de la lutte contre la pollution lumineuse et les publicités imposées. Des actions directes et non-violentes sont menées régulièrement dans diverses villes de France[3]. Elles consistent à éteindre des enseignes qui restent souvent allumées toute la nuit, en abaissant les leviers des interrupteurs inter-pompiers situés à l'extérieur des magasins. Comme les enseignes sont souvent commerciales, les actions rejoignent le mouvement des déboulonneurs dans leur lutte contre l'agression publicitaire. Le Clan du Néon est aussi proche des Vélorutions et autres fêtes de rue[réf. nécessaire] par son approche festive et souvent déguisée. Un mouvement qui milite à la fois contre le gaspillage énergétique et l’agression publicitaire.

Le Clan du Néon est apparu à Paris en 2007[4]. Autour d'un blog, noyau de la diffusion du mouvement, les fondateurs ont tout d'abord cherché à partager leur idée d'éteindre les néons et ont montré la méthode par un mode d'emploi animé, ainsi que des vidéos des premières actions filmées et postées sur des sites de partage.

Revendications

La revendication principale est l'interdiction de laisser les enseignes commerciales allumées ainsi que les vitrines si le commerce est fermé ou en pleine journée. Lutter contre la généralisation de la pollution lumineuse dans les villes et les zones péri-urbaines ainsi que l'omniprésence des publicités tout au long de la nuit, plus visible donc plus gênante. L'économie d'énergie est également au centre de la démarche[5],[6].

Soutiens

Certaines revendications du Clan du Néon ont rejoint sans le savoir celles d'autres groupes ou associations. Concernant la lutte contre la pollution lumineuse, l'Association Nationale pour la Protection du Ciel et de l'Environnement Nocturnes (ANPCEN)[7] agit depuis l'an 2000 contre les nuisances lumineuses et fonde son argumentation sur des études scientifiques et techniques. Cette association se démène pour rencontrer les élus et militent pour le respect de l'alternance du jour et de la nuit, des cycles naturels pour éviter divers troubles pour la flore et la faune y compris pour la santé humaine. Ils mettent en avant le bon sens lorsqu'il s'agit, par exemple, d'éviter d'éclairer le ciel avec les réverbères installés dans la ville alors que les citoyens ont besoin de voir où ils mettent les pieds. Les éteigneurs de néons ont rajeuni cette revendication pour pouvoir « voir les étoiles », permettant de stimuler l'imaginaire et de rêver, en ajoutant à cette lutte la notion de pollution de l'espace visuel urbain ou péri-urbain et de refus de la publicité imposée par les commerçants dans l'espace public à l'heure où les économies d'énergie ne sont plus seulement bienvenues mais deviennent indispensables.

Mode d'action

Les actions relèvent d'un certain militantisme qui se veut ludique, drôle et non-dégradant, puisque les lumières peuvent toujours être rallumées. Certains « pêcheurs » joignent parfois un tract expliquant leur démarche, pour que l'action ne soit pas prise pour une plaisanterie ou pour un dysfonctionnement technique[8]. Les pêcheurs filment souvent leurs actions et retransmettent les vidéos sur des médias comme YouTube ou DailyMotion[9].

Si certains groupes se sont autoproclamés « pêcheurs », c'est parce qu'ils utilisent souvent un outil semblable à une canne à pêche pour éteindre les néons à distance[réf. nécessaire]. L'interrupteur du néon, ou boîtier inter-pompier est normalisé et est identifié grâce à un voyant rouge. Les pêcheurs, munis parfois d'un manche à balai scotché à un cintre, l'éteignent en tirant vers le bas le bras du boîtier. Pour accéder aux boîtiers les plus hauts, certains font la courte-échelle ou escaladent la façade.

Médiatisation

Un article publié dans le journal Le Parisien[5] a déclenché un mécanisme de médiatisation toujours plus large et audible. La presse écrite autant qu'audiovisuelle s'est intéressée au sujet et plusieurs actions ont été accompagnées d'un journaliste. Un grand nombre de blogs et de sites internet se sont également fait l'écho du mouvement[10], à commencer par la rubrique internet de Libération Écrans[11] qui a contribué à l'emballement médiatique.

Une bande dessinée est parue en « Vol au-dessus d'un nid d'écologistes » de LEDUC et CABELLIC aux éditions Clair de Lune.

Le célèbre caricaturiste de presse DELIGNE a offert au Clan du Néon une illustration animée à vocation humoristique « Black is Beautiful » à l'occasion de l'événement « Earth hour » organisé par le WWF le .

Depuis , moins d'actions dans la rue ont été constatées, même si le mouvement est resté vivant par l'intermédiaire de publications plus durables que la presse quotidienne et hebdomadaire ainsi que des articles publiés régulièrement sur différents blogs affiliés ou non au Clan du Néon.

Internationalisation du mouvement

Dès le mois de , au-delà des frontières françaises[12], des citoyens en général et des journalistes en particulier ont fait part de leur intérêt pour ce mouvement et surtout pour ses idées. Ainsi, en Belgique, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni... des habitants ont cherché dans leur pays les fameux « boîtiers néons » sur les façades des commerces, dans l'objectif de faire la même chose qu'en France. Mais si ces boîtiers existent en Belgique ou aux Pays-Bas, ils ne semblent pas exister en Suède, aux États-Unis d'Amérique ou en Chine.

Critiques et situation légale

Notes et références

Liens externes

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