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Clara Thalmann-Ensner

combattante suisse de la guerre d'Espagne From Wikipedia, the free encyclopedia

Clara Thalmann-Ensner (née le à Bâle, en Suisse, et morte le à Nice, en France) est une militante communiste puis anarchiste suisse.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Clara EnsnerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Clara Thalmann-Ensner
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Clara EnsnerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Conjoint
Paul Thalmann (en) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Idéologie
Œuvres principales
Combats pour la liberté (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

En Suisse

Clara Ensner naît le 24 septembre 1908 à Bâle dans une famille ouvrière de dix enfants. Ses parents sont Elisa Thudium et Friedrich Ensner, domestique[1].

Son père est un Allemand, réfugié en Suisse pour ne pas avoir à prendre part à la guerre de 1870 de la Prusse contre la France.

Elle exerce comme domestique, puis ouvrière dans l'horlogerie en Suisse romande, et ensuite dans la métallurgie à Paris. C'est là qu'elle rejoint les Jeunesses communistes[1].

De retour à Bâle en 1929, elle est exclue du Parti Communiste suisse en raison de son soutien à l'opposition anti-stalinienne[1].

Après avoir travaillé quelque temps à Paris pour le journal communiste L'Humanité, elle retourne en Suisse en 1928. Elle adhère l'année suivante au Parti communiste suisse pour y combattre le stalinisme, et se rapproche des trotskystes. Elle fait la connaissance de Pavel (Paul) Thalman, un jeune ouvrier originaire de Bâle, comme elle, qui revient de Moscou, où il a passé quatre ans à l'Université ouvrière et est devenu antistalinien. C'est le début d'une relation qui dure toute leur vie. Clara Thalmann édite le journal Arbeiter-Zeitung à Schaffhouse en 1932. Clara et Pavel Thalmann sont exclus du Parti communiste en raison de leur opposition à la ligne du parti et militent ensuite dans les milieux trotskystes et antistaliniens.

En Espagne

En 1936, alors que l'Allemagne nazie se prépare à célébrer les Jeux Olympiques de Berlin, la ville de Barcelone organise les Olympiades populaires, des jeux concurrents, anti-fascistes. Clara Thalmann se rend à Barcelone comme nageuse membre de la délégation suisse. Mais les Jeux, qui devaient commencer le , sont annulés par le soulèvement militaire du contre la République espagnole, qui déclenche la guerre civile espagnole. Impressionnée par la puissance du mouvement anarchiste en Catalogne, Clara s'engage comme milicienne dans la Colonne Durruti, une unité anarchiste du front de l'Aragon.

Clara et Pavel Thalmann jugent contre révolutionnaire l'action du parti communiste (PCE) dans le camp républicain. Sous la pression des Soviétiques, le PCE exige l'intégration des milices anarchistes dans l'armée régulière. Finalement en , à la suite d'une provocation des communistes, des combats opposent le PCE aux anarchistes (CNT, FAI) et aux membres du POUM et de l'UGT, qui sont battus. Il y a plus de 500 morts. Clara et Pavel Thalmann se battent avec un groupe nommé « Amigos de Durruti » (les Amis de Durruti). Sur les barricades, Clara fait la connaissance de George Orwell. Pendant la répression qui suit les événements de , Clara et Pavel Thalmann doivent entrer dans la clandestinité. Mais ils sont arrêtés quelques mois plus tard alors qu'ils s'embarquent sur un bateau dans le port de Barcelone et sont incarcérés dans une prison du Servicio de Información Militar (SIM), une police politique au service du PCE[2]. Après plusieurs mois passés en prison, ils sont libérés grâce à l'action d'amis en Suisse. Après leur libération ils s'établissent à Paris, en 1937.

En France

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Clara et Pavel Thalmann participent à la création d'un petit groupe de résistance révolutionnaire à Paris : le Groupe révolutionnaire prolétarien. Ils accueillent et aident des Juifs ou des révolutionnaires d'origine allemande et réussissent à ne pas se faire prendre. Après la guerre, fatigués de la vie à Paris, ils s'installent en 1953 dans le sud de la France et créent une communauté, « La Séréna », dans les montagnes au-dessus de Nice, qui deveint un havre pour des militants libertaires de divers pays. Ils restent en contact avec de nouvelles générations de militants étudiants au cours des années 1960 et 1970. Ils publient leurs mémoires dans le documentaire Die lange Hoffnung de Clara Thalmann et Augustin Souchy, revisitant les sites de la guerre civile espagnole.

Œuvres

  • Clara Thalmann et Pavel Thalmann, Combats pour la liberté, Moscou, Madrid, Paris (trad. Caroline Darbon), Paris, Spartacus ; Baye, La Digitale, 1983.
  • Clara Thalmann et Augustin Souchy, Die lange Hoffnung. Erinnerungen an ein anderes Spanien, 1985. (ISBN 3-922209-54-8)
  • Clara Thalmann et Pavel Thalmann, Combats pour la liberté, Moscou Madrid Barcelone Paris, La Digitale, 1997. (ISBN 2-903383-54-5).

Articles connexes

Notes et références

Liens externes

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