Claude Blondeau
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On a de lui les Portraits des hommes illustres de la province du Maine, au Mans, 1666, in-4°, contenant les éloges d'Ambroise de Loré, de Jean Glapion, et de Gervais Lebarbier, sieur de Francourt, l'un des chefs calvinistes au Mans en 1562 qu'il ose louer et "dont la mémoire avait été flétrie après une sentence judiciaire" (Hauréau). Le bibliographe Hauréau rappelle que Blondeau, outre ces trois portraits, se proposait de parler non seulement des notabilités littéraires du Maine, mais encore de tous les hommes qui, nés dans cette province, avaient "acquis un certain renom comme gens de robe ou comme gens d'épée". On trouve au commencement du volume une liste alphabétique des hommes de cette province qui se sont fait remarquer par leurs emplois ou leurs écrits. Dans un discours préliminaire, l'auteur se propose de prouver que « l'histoire de France est plus agréable et remplie d'événements aussi extraordinaires que l'histoire romaine. » On connaît le Catalogue de sa bibliothèque de juriste et d'érudit établi après le pillage et la mise à sac de sa maison par une foule tumultueuse, en .
Quelques biographes donnent à Blondeau le prénom de Charles, suivant en cela l'opinion d'André René Le Paige, qui le cite très fréquemment dans son Dictionnaire topographique, historique, etc., de la province et du diocèse du Maine, le Mans, 1777, 2 vol. in-8°. Hauréau cependant rappelle que « c'est à tort que plusieurs bibliographes ont donné à notre Blondeau le prénom de Charles ; il s'appelait Claude, et ce prénom de Charles ne se trouve dans aucune des pièces que nous avons eues sous les yeux. Il faut bien se garder de le confondre avec deux de ses contemporains, Claude Blondeau, chanoine de Besançon, auteur du Triomphe de la charité, et Claude Blondeau avocat au Parlement de Paris de 1659 à 1698, un des fondateurs du Journal du Palais avec son ami Gabriel Guéret qui était membre comme lui de l'académie de l'abbé d'Aubignac. »
