Il entre en service le , dans les pages de la Grande Écurie de la maison du roi, il en sort le , pour passer sous-lieutenant au régiment de Normandie. Il est nommé lieutenant le , et il s’embarque le , sur la frégate «La sémillante», qui transporte les troupes vers la Martinique et Saint-Domingue. Il devient capitaine le .
Rembarqué sur cette même frégate début 1793, il se trouve le au combat livré par ce bâtiment à une frégate anglaise à la hauteur du Cap Finisterre. Atteint par quatre coups de feu, il ne veut pas quitter son banc de quart et par deux fois il empêche que l’on amène le pavillon, en le relevant sous le feu meurtrier de l’ennemi. La convention, à qui le ministre de la marine a rendu compte de sa belle conduite, déclare qu’il a bien mérité de la patrie et à titre de récompense lui décerne le grade de lieutenant-colonel.
Le , il est nommé adjudant supérieur du palais du gouvernement, et il est promu général de brigade le . Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le , et le 21 du même mois, il est envoyé rejoindre le corps des grenadiers de la réserve rassemblé à Arras. Il est élevé au grade de commandeur de la Légion d’honneur le . Le , il se rend au Havre pour commander 4 bataillons des grenadiers de la réserve, et il est attaché l’année suivante à la 1redivision du 5ecorps de la Grande Armée.
Le , il part pour l’Italie, et il meurt de la petite vérole le suivant à Chieti.
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Bureau de l’administration, , 529p. (lire en ligne), p.302.