Embarqué le , il fait les guerres d’Amérique jusqu’au mois de . Chargé pendant trois mois du commandement d’un corps de volontaires composé d’infanterie et de cavalerie, aux avant-postes de l’armée, il chasse les Anglais de toutes les positions qu’il occupe devant Yorktown, et contribue grandement aux succès de l’armée. Le , il devient mestre de camp en second du régiment Royal-Auvergne, et il reçoit la décoration de l’ordre de Cincinnatus le , puis il est fait chevalier de Saint-Louis le de la même année.
Le , il est nommé mestre de camp commandant d’un régiment provincial du roi, où il sert jusqu’au , époque de la suppression des bataillons provinciaux. Resté sans emploi pendant les premières années de la Révolution, il est nommé chef du 3e bataillon de la Section de l'Indivisibilité le , et chef de brigade le suivant. Mis en non activité en application des dispositions de la loi relative à ceux qui ont des parents inscrits sur la liste des émigrés, il ne reprend du service qu’en l’an XII.
Le , il est promu colonel commandant d’armes à Blaye, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le . Il est admis à la retraite le , et classé comme électeur dans le 4e collège d’arrondissement de Paris le .
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 4, Bureau de l’administration, , 640p. (lire en ligne), p.418.