Clelia Merloni
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| Clelia Merloni | |
| Bienheureuse | |
|---|---|
| Date de naissance | , Forlì, Italie |
| Date de décès | (à 69 ans) |
| Nationalité | |
| Ordre religieux | Sœurs apôtres du Sacré-Cœur de Jésus (fondatrice) |
| Vénérée à | Rome, Église Santa Margherita Maria Alacoque |
| Béatification | 3 novembre 2018, à Rome, par le cardinal Giovanni Angelo Becciu |
| Vénérée par | l'Église catholique |
| Fête | 21 novembre |
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Clelia Merloni (née le à Forlì et morte le , Rome) est une religieuse catholique italienne, fondatrice des sœurs apôtres du Sacré Cœur de Jésus. Elle est vénérée comme bienheureuse par l'Église catholique.
Clelia Merloni est la descendante de l'une des familles les plus influentes de Forlì. Malgré l'opposition de son père, elle suit son attrait pour la vie religieuse, qui la porte à entrer dans diverses congrégations religieuses, jusqu'à ce qu'elle sente le besoin d'un parcours différent. En 1894, elle fonde à Viareggio la première maison de ce que deviendra l'Institut des Sœurs apôtres du Sacré-Cœur de Jésus ; le but est de faire aimer et connaître le Sacré-Cœur de Jésus, par le moyen de la charité notamment.
La petite communauté organise une petite école pour les enfants pauvres, puis étend son champ d'apostolat, en assistant les plus nécessiteux et les malades. Sous l'impulsion de l'évêque de Plaisance, Jean-Baptiste Scalabrini, qui apporta une grande aide à l'institut de Mère Merloni, celui-ci va se caractériser par l'aide aux migrants italiens, qui émigrent en masse sur le continent américain. Les Sœurs de Mère Merloni vont alors leur apporter autant qu'elles le peuvent de l'aide matérielle, éducative et religieuse, dans un esprit missionnaire. Des maisons de l'institut seront implantés au Brésil et aux États-Unis.
À la suite d'une mauvaise gestion de la part d'un prêtre des biens financiers de l'institut, Mère Merloni est injustement accusée d'être à l'origine du gouffre financier. Ne voulant pas accuser publiquement le prêtre qui avait volé l’argent, elle prend tout sur elle. Destituée de son rôle de supérieure générale en 1904, en 1916 elle est même jetée dehors de l'institut qu'elle avait elle-même fondé. Supportant tout avec patience, elle s'exerce avec beaucoup de dévouement pour les miséreux et les émigrés italiens, dans un total oubli de soi. Ce n'est qu'en 1928 qu'elle sera totalement réhabilitée et que toute la lumière sera faite, créant l'admiration de tous par son comportement édifiant dans l'épreuve. Elle meurt deux ans plus tard à Rome, entourée de ses religieuses.