Climax (média)

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PaysDrapeau de la France France
PériodicitéTrimestriel
Format116-132 pages
GenreFanzine
Climax
Image illustrative de l’article Climax (média)

Pays Drapeau de la France France
Périodicité Trimestriel
Format 116-132 pages
Genre Fanzine
Date de fondation 2021
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Dan Geiselhart, Lauren Boudard
Rédactrice en chef Millie Servant
Site web https://www.climaxnewsletter.fr/

Climax[1] est un média français indépendant créé en 2021, consacré à l’écologie et à la révolution climatique.

Dans la foulée de leur expérience[2] dans le milieu des newsletters (Tech Trash[3] et Courriel), Dan Geiselhart et Lauren Boudard développent une lettre d'information hebdomadaire autour de la question climatique et environnementale[4]. Le , Climax remporte le prix du meilleur média émergent[5] décerné par France Info et Radio France lors du festival des médias, Médias en Seine.

Newsletter à ses débuts, Climax se double ensuite d’un fanzine trimestriel ayant pour slogan, « Climax, le fanzine plus chaud que le climat ». Les confinements, les catastrophes climatiques en chaîne, et surtout le traitement manichéen de cette question entraînent ses cofondateurs à lancer une campagne de financement participatif, à l'été 2022, qui remporte un franc succès[6] et permet la publication d'un premier numéro : Apocalypse pas Now !

Le , à l’occasion du premier match de l’Équipe de France de football à la Coupe du Monde 2022, le média organise une contre-soirée festive, à La Recyclerie. Dans le contexte du boycott, issu des nombreuses controverses entourant l’événement se déroulant au Qatar, Climax propose un atelier permettant de fabriquer une télécommande universelle[7], la TV-B-Gone, mise au point par le célèbre hacker américain Mitch Altman. Le lendemain, un reportage du Parisien[8] montre un des participants éteindre une télé diffusant le match dans un bar. La séquence, largement commentée, donne lieu à de nombreuses sollicitations médiatiques (notamment à l'émission Touche Pas à Mon Poste, finalement refusée) ainsi qu’à une chronique de l’humoriste Thomas VDB, sur France Inter[9].

En , les fondateurs de Climax sont sélectionnés dans la Powerlist des « 100 personnalités qui peuvent sauver 2023 » du magazine Technikart[10].

Ligne éditoriale

Climax revendique une approche sarcastique et humoristique du traitement des questions climatiques. Son cofondateur, Dan Geiselhart, précise dans Libération : « On essaye de raconter la crise climatique de façon engagée et sarcastique. On a constaté que l’urgence climatique est souvent traitée dans les médias de deux manières : par-dessus la jambe dans beaucoup de médias généralistes, ou de manière très anxiogène, ce qui peut être démobilisateur[11]».

Climax fait partie des coauteurs de la Charte pour un journalisme à la hauteur de l'urgence écologique[12] lancée en . Regroupant médias généralistes et médias écologistes de la nouvelle vague, avec le soutien de scientifiques (notamment du Giec), la présence de grandes écoles et de citoyens, la charte réunit plus de 1200 signataires. Elle vise à réconcilier « journalistes et citoyens autour de l'information sur le climat » en encourageant à un traitement moins caricatural et plus sérieux sur la crise écologique et climatique en cours. Selon Lauren Boudard, « Il y a mille façons de parler d’écologie. Parler des petits gestes ne nous touche pas. Le faire par le prisme des héroïnes et des héros qui sauvent le monde, non plus[13]».

Format

Le fanzine compte 116 à 132 pages selon les numéros. Empruntant la forme déstructurée présente dans la littérature punk et rock des années 1970, et s'inspirant du mouvement DIY, Climax regroupe pêle-mêle articles, interviews, portfolio, reportages et jeux où l'identité visuelle et artistique occupe une place importante.

« Toute la ligne éditoriale du fanzine Climax tient dans la couverture du premier numéro. "Apocalypse Pas Now", titre la revue parue fin juin, aux couleurs orange et violette. Pas de vert, comme c’est pourtant souvent le cas dans les médias écolos : Climax veut marquer sa différence. (...) On trouve en effet l’ébauche d’une contre-culture écolo abordée par des angles originaux et un certain soin apporté au visuel. (...) Exemple du traitement "pop, à la Konbini", revendiqué par ses créateurs : une double page consacrée au solarpunk, mouvement artistique et esthétique (à l’instar du steampunk ou du cyberpunk) qui imagine un avenir positif fondé sur les énergies renouvelables.[14]»

Financement et organisation

Publications

Notes et références

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