Clivage de l'objet
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Le clivage de l'objet est une notion psychanalytique introduite par Melanie Klein et désignant un mécanisme de défense primitif contre l'angoisse.
Description
Pour Melanie Klein, le mécanisme du « clivage de l'objet » est la défense la plus primitive qui soit contre l'angoisse : l'objet, que visent les pulsions érotiques et destructives, se trouve scindé entre un « bon » et un « mauvais » objet dont les destins respectifs sont alors « relativement indépendants dans le jeu des introjections et des projections »[1]. Selon Jean Laplanche et Jean-Bertrand Pontalis, le clivage de l'objet entre particulièrement en compte dans la position paranoïde-schizoïde en tant qu'il porte sur des objets partiels, tandis qu'il se retrouve dans la position dépressive où il porte sur l'objet total[1].
Le clivage des objets entraîne « un clivage corrélatif du moi en “bon” moi et “mauvais” moi », étant donné que pour l'école kleinienne, le moi est principalement « constitué par l'introjection des objets », est-il précisé dans le Vocabulaire de la psychanalyse[1].