Clovis Poirier

Ouvrier relieur, peintre, caricaturiste, Illustrateur, chansonnier ; animateur du groupe La Muse rouge. From Wikipedia, the free encyclopedia

Clovis Poirier, plus connu sous son nom d'artiste Clovys, né le 13 mai 1885 à Paris (14e arrondissement) et mort le 25 avril 1955 à Lyon, est un chansonnier, poète, dessinateur et militant anarchiste français.

Décès
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Clovis Poirier
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Figure centrale du milieu libertaire et de la chanson sociale de la première moitié du XXe siècle, il fut notamment l'un des piliers et directeurs de la société chantante La Muse Rouge.


Biographie

Jeunesse et formation

Fils d'un cuisinier et d'une femme de ménage devenus marchands de vins, Clovis Poirier naît le 13 mai 1885 dans le 14e arrondissement de Paris[1],[2]. Apprenti relieur à la sortie de l'école primaire, il exerce par la suite divers métiers : homme de peine, triporteur, employé de commerce, peintre et mécanicien[1],[3].

Engagement militant et artistique

Il se rallie à l'idéal anarchiste vers l'âge de vingt-cinq ans et consacre dès lors son talent à la « propagande par la chanson »[1],[3]. En 1905, il réside rue de la Verrerie à Paris et commence à fréquenter les cercles antimilitaristes, notamment l'Association Internationale Antimilitariste (AIA)[3]. Il chante dabord les chansons de ses aînés : Eugène Pottier, Jehan-Rictus, Gaston Couté, puis son propre répertoire qui devient très populaire[4]

Son œuvre est marquée par un pacifisme radical. Exempté en 1914, il ne participe pas aux combats de la Première Guerre mondiale mais subit la censure pour ses textes dénonçant le conflit, tels que Les chansonniers de la paix tués par la guerre (1916) ou Zimmerwald-Kienthal[1],[5].

La Muse Rouge

Clovys devient l'une des figures les plus actives de La Muse Rouge, un groupe de poètes et chansonniers révolutionnaires. Il en assure la direction et l'animation de 1917 à 1926, et gère son organe de presse entre 1922 et 1926[3],[6],[7]. Il se produit régulièrement dans des galas de soutien; comme celui du 14 mars 1953 aux Sociétés Savantes, au bénéfice du journal de Louis Louvet « Contre-courant », aux côtés de Léo Campion[1],[8].

Fin de vie

Il termine sa vie dans un grand dénuement. Après avoir séjourné à l'hospice d'Ivry, il est hospitalisé à l'hôpital Debrousse, à Lyon, où il meurt en avril 1955[1],[2],[3],[5]'


Œuvres principales

Il est l'auteur de très nombreux poèmes et chansons sociales, dont :

  • Le Droit d’asile
  • La Voix des prisons
  • Hyménée maréchalesque (1922)
  • Dans la jungle humaine
  • Nos retraites ouvrières

Sources et références

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