Club Deportivo O'Higgins
club chilien de football
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Le Club Deportivo O'Higgins est un club chilien de football basé à Rancagua. Il évolue lors de la saison 2026 en Liga de Primera, le plus haut niveau du football chilien. Depuis sa création, le club joue ses matchs à domicile à l'Estadio El Teniente.
Capo de Provincia
O'Hi O'Hi
| Nom complet | O'Higgins Fútbol Club |
|---|---|
| Surnoms |
La Celeste[1] Capo de Provincia O'Hi O'Hi |
| Fondation | |
| Couleurs | bleu ciel, blanc et bleu |
| Stade |
Estadio El Teniente Rancagua, Chili (14 450 places) |
| Siège |
Monasterio Celeste Requínoa, Chili |
| Championnat actuel | Primera División chilienne |
| Propriétaire |
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| Président |
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| Entraîneur |
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| Meilleur buteur |
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| Site web | ohigginsfc.cl |
| National[Note 1] |
Championnat du Chili (1) Supercoupe du Chili (1) |
|---|
Actualités
Fondé en 1955, le club est nommé en l'honneur général et chef d'État chilien, Bernardo O'Higgins, à la suite de la fusion des clubs O'Higgins Braden (en) et América de Rancagua (en). O'Higgins a remporté à deux reprises la Championnat du Chili de deuxième division et, en 2013, le club conquiert son premier titre de champion de première division, sous la direction de l'entraîneur Eduardo Berizzo. L'année suivante, en 2014, il remporte la Supercoupe du Chili aux tirs au but contre Deportes Iquique.
Histoire
Origines du football à Rancagua et création du club
Lors de la saison 1953, le Championnat du Chili de deuxième division se déroule avec la participation de deux clubs représentatifs de la ville de Rancagua : América de Rancagua (en) et l'Instituto O'Higgins (es). Les deux équipes terminent à égalité à la deuxième place du classement, derrière le champion, le Club Deportivo Thomas Bata (es), club qui n'est finalement pas promu en première division. Au début de la saison 1954, l'Instituto O'Higgins fusionne avec le club de la société d'exploitation de cuivre Braden Copper pour former O'Higgins Braden (en). Au terme de la saison 1954, O'Higgins Braden remporte le championnat de deuxième division de manière invaincue. América termine à la deuxième place[2].
Malgré le fait que les deux clubs de Rancagua devaient être promus en première division, l'Asociación Central de Fútbol (en) convoque les présidents des deux institutions afin de leur notifier qu'un seul club peut accéder à l'élite et que la solution imposée consiste en une fusion. S'ouvre alors un long processus de négociations entre Manuel Riquelme, président d'América, et Francisco Rajcevich, président d'O'Higgins Braden. Ces discussions, qui nécessitent la médiation du député de l'époque Baltazar Castro, aboutissent à la fondation du Club Deportivo O'Higgins le jeudi , mettant fin à une rivalité profonde entre les deux institutions de la ville[2],[3]. Dans ce contexte, il est évoqué que la compagnie minière Braden Copper aurait proposé que le nouveau club porte son nom, accompagnant cette offre de la promesse d'un investissement financier important pour constituer l'effectif. Cette proposition est toutefois rejetée par les dirigeants[2].
La désignation du premier président du nouveau club suscite également des désaccords, les votes du conseil d'administration se concluant à plusieurs reprises par des égalités parfaites. Face à cette impasse, Carlos Dittborn décide que la nomination se fasse par tirage au sort. À l'issue d'un lancer de pièce, Francisco Rajcevich, représentant d'O'Higgins Braden, est désigné premier président du Club Deportivo O'Higgins[2],[3]. Le premier entraîneur de l'histoire du club est Francisco Hormazábal (en), issu de l'O'Higgins Braden. Le premier effectif intègre notamment le joueur argentin Mario Fernández, considéré par certains observateurs comme l'un des meilleurs footballeurs à avoir porté le maillot bleu ciel du club[2].
Premières saisons (1955-1964)
Le Club Deportivo O'Higgins fait ses débuts professionnels, en première division, le lors d'un match disputé à l'estadio Santa Laura face à l'Unión Española, s'inclinant sur le score de deux buts à zéro[2],[4]. Sur les 6 511 spectateurs ayant assité à la rencontre, 2 000 personnes sont venus de Rancagua voir la première rencontre de leur équipe[4],[5]. Quelques jours plus tard, O'Higgins fait ses débuts dans son stade, et remporte sa première victoire en battant Ferrobádminton (en) 3-2 avec des buts de Luis Wilson, Sergio Fuenzalida et Juvenal Soto[4]. À l'issue de la première phase du championnat, le club est éliminé de la course au titre en terminant à la neuvième place ; seules les huit premières équipes étant qualifiées. La saison s'achève sur ce même rang, avec un total de 33 points. Mario Fernández s'impose comme le premier meilleur buteur du club, inscrivant 14 réalisations[2].
La saison 1956 marque une progression notable sur le plan sportif. L'équipe termine à la septième place du championnat, à égalité de points avec Audax Italiano. Durant cette campagne, Guillermo Villarroel, auteur de 19 buts devient le premier meilleur joueur de O'Higgins à terminer meilleur buteur du club du championnat national[2],[6]. Les premières difficultés sportives apparaissent lors de la saison 1957, au cours de laquelle l'équipe termine à la douzième place du championnat avec 21 points, ce qui l'oblige à disputer les play-offs pour assurer son maintien. En effet, l'effectif conserve l'essentiel des joueurs des saisons précédentes, mais souffre d'un manque d'efficacité offensive qui l'empêche d'obtenir un meilleur classement. Lors des play-offs pour le maintien, le club affronte Universidad Católica et Ferrobádminton. Le premier match se solde par une défaite 1 à 0 face à Ferrobádminton, rendant décisif le dernier match contre les Cruzados. Dans une rencontre très disputée, l'équipe de Rancagua s'impose 4-2 et se sauve de la relégation[2].
La saison 1959 constitue un moment marquant dans les premières années du club. Sous la direction de José Salerno, l'équipe réalise la meilleure performance de sa jeune histoire en terminant à la quatrième place du championnat. Aussi, José Benito Ríos (en), auteur de 22 buts sur l'ensemble de la saison, devient le deuxième joueur du club à terminer meilleur buteur du championnat chilien[2]. Quelques saisons plus tard, l'équipe est reléguée en deuxième division à l'issue d'une mauvaise saison 1963. Cependant, ce passage en division inférieure est de courte durée puisque dès la saison suivante, le club retrouve l'éilte. O'Higgins remporte ainsi le seul titre officiel de deuxième division de son histoire. Cette remontée immédiate est notamment possible grâce à l'arrivée de Mario Desiderio (en), souvent considéré comme le meilleur joueur de l'histoire du club[2],[7].
Stabilité et premières participations à la Copa Libertadores (1965-1996)
À partir de la promotion obtenue en 1964, le club connaît des saisons globalement moyennes, se classant le plus souvent en milieu de tableau. Cette stabilité relative est toutefois affectée en 1966 par les départs de Federico Vairo et de Mario Desiderio vers le club colombien de Deportivo Cali[2]. En 1973, l'entraîneur Luis Vera construit la célèbre équipe surnommée « equipo de los locos », en référence à la présence de joueurs comme Ramón Meneses, Alejandro Trujillo et Daniel Horno. Le club réalise alors l'une des meilleures saisons de son histoire en terminant troisième du championnat à égalité avec Huachipato, avec 43 points. Trujillo inscrit 13 buts et termine meilleur buteur de l'équipe[2]. Cependant, deux ans plus tard en 1975, le club connaît le deuxième relégation de son histoire. Dirigée au départ par Leonardo Bedoya, l'équipe doit composer avec les départs de plusieurs joueurs importants comme Roberto Hernández, Alejandro Trujillo et Olivos. Après une saison irrégulière et un changement d'entraîneur — Jorge Aretio prenant les commandes au début de la seconde phase du championnat — O'Higgins termine dernier du classement avec 25 points et est relégué en deuxième division[2]. Pour sa deuxième expérience en deuxième division après celle de 1964, le club procède à une profonde restructuration de son effectif et termine la saison à seulement un point du champion Ñublense, au terme d'une lutte très serrée. Le club retrouve ainsi immédiatement la première division[2].
L'arrivée au poste d'entraîneur en 1978 de Luis Santibáñez, récent champion avec Unión San Felipe puis Unión Española entame la construction d'une équipe qui va marquer l'histoire du club. Cette saison, le club finit à la troisième place obtenant ainsi une qualification pour la Liguilla pré-Libertadores aux côtés de Cobreloa, Unión Española et Everton. Après un match de barrage qui se termine sur le score de 2-2, le le Club Deportivo O'Higgins décroche la première qualification continentale de son histoire pour la Copa Libertadores 1979[2],[8]. En 1979, O'Higgins découvre pour la première fois la scène continentale avec une participation historique à la Copa Libertadores[9]. Le club conserve Luis Santibáñez comme entraîneur et renforce son effectif avec plusieurs arrivées. La campagne continentale commence le 28 février 1979 à l'Estadio El Teniente contre Palestino, champion du Chili et se termine par un match nul sur le score de 1-1 grâce. Le club fait ensuite un autre match nul 1-1 contre Portuguesa, avant de remporter sa première victoire dans la compétition 1 à 0 face aux Vénézuéliens du Deportivo Galicia[2],[8]. La phase retour commence ensuite par une défaite contre Palestino et un match nul 1-1 contre Portuguesa. Déjà éliminé de la compétition, le club termine néanmoins sa campagne en battant très largement le Deportivo Galicia 6-0[9]. Malgré l'élimination, cette première expérience en Copa Libertadores est considérée comme très positive. O'Higgins termine deuxième du groupe avec sept points, seulement trois de moins que le premier du groupe, et ne perd qu'un seul match durant la compétition[2],[8]. La participation continentale a toutefois des conséquences sur le plan national. En effet, en raison du calendrier chargé, le club dispute certains matchs de Coupe du Chili avec une équipe remaniée et subit de lourdes défaites. Après l'élimination en Libertadores, l'équipe retrouve rapidement son niveau dans le championnat chilien et change d'entraîneur : Luis Santibáñez prend alors les commandes de la sélection chilienne et laisse sa place à Orlando Aravena. Sous sa direction, O'Higgins réalise une nouvelle grande saison et termine cinquième du championnat avec 43 points, obtenant ainsi une nouvelle qualification pour la Liguilla pré-Libertadores. Lors de cette phase finale, O'Higgins retrouve Unión Española, Everton et Universidad de Chile. Au terme d'un match de barrage face à Universidad de Chile, O'Higgins s'impose 1-0 et obtient une deuxième qualification consécutive pour la Copa Libertadores. Une nouvelle fois, le club de Rancagua accède à la plus prestigieuse compétition sud-américaine[2].
Après sa deuxième qualification consécutive pour la Copa Libertadores, O'Higgins aborde la saison 1980 avec de grandes ambitions. Il s'agit de la saison la plus prestigieuse de l'histoire internationale du club puisqu'O'Higgins atteint les demi-finales de la Copa Libertadores et suscite un véritable enthousiasme national, résumé par certains journaux avec le slogan : « Todo Chile con O'Higgins »[2],[9]. Le club décroche sa troisième qualification en Copa Libertadores pour l'édition de 1984. Les résultats ne sont cependant pas à la hauteur des attentes avec un match nul en cinq défaites[9]. L'année suivante, les résultats décevants se poursuivent et l'équipe est reléguée en deuxième division, terminant à la dernière place du classement. Après deux ans passés en division inférieure, le club retrouve l'élite en 1988 et se stablise les saisons suivantes, sans pour autant briller[2]. En 1992, Manuel Pellegrini est le nouvel entraîneur de l'équipe et change rapidement les résultats du club[10],[11]. Il joue notamment la Coupe CONMEBOL 1992 mais se fait éliminer dès le premier tour par Gimnasia y Esgrima de La Plata[2],[11]. En 1993, des tensions apparaissent progressivement entre l'entraîneur et la direction du club. Pellegrini, estimant manquer de soutien de la part des dirigeants, décide de quitter son poste à la 26e journée[2]. L'année suivante, le nouvel entraîneur du club est Roberto Hernández, ancien défenseur d'O'Higgins dans les années 1970. Il mène l'équipe jusqu'en finale de la Coupe du Chili 1994. Face à Colo-Colo, O'Higgins obtient un match nul 1-1 avant de s'incliner aux tirs au but[2],[12].
Instabilité sportive (1996-2005)
En 1996, O'Higgins termine à la dernière place du classement connaît sa quatrième relégation en deuxième division, marquant le début d'une période d'instabilité pour le club. L’équipe reposait en grande partie sur des joueurs issus du centre de formation du club, soutenus par quelques éléments expérimentés, ce qui est souvent considéré comme étant la cause de cette descente[2]. La saison suivante est marquée par de profondes modifications institutionnelles au sein du club. Alex Acosta quitte la présidence et, lors d’élections, Omar Pozo obtient la majorité des voix. Cependant, un accord du conseil d’administration confie finalement la présidence à José Donoso Salech. Cette saison, O'Higgins lutte jusque dans les dernières journées de championnat pour la promotion mais échoue finalement en terminant à la troisième place[2]. Le club fait ensuite face à des difficultés financières et possède donc des moyens limités pour se renforcer en recrutant des joueurs. Aussin à plusieurs reprises, l’équipe menace de ne pas jouer tant que les salaires impayés ne sont pas réglés, ce qui entraîne l’intervention des autorités politiques et de l’ensemble de la communauté. Malgré cette situation l'équipe joue très bien et arrive à obtenir la remontée en première division[2]. Durant la première saison après la remontée, le club arrive à se maintenir, notamment grâce à son duo d'attaque composé de Mario Núñez, qui marque 34 buts et termine meilleur buteur du championnat, et Jaime González (es), qui inscrit 23 buts[2],[13],[14]. Ces deux joueurs quittent le club la saison suivante. Leur départ ainsi que les changements réguliers d'entraîneurs rendent la situation du club compliquée, et même s'il parvient à se maintenir en 2000, il retourne en deuxième division après la saison 2001[2].
La relégation en Primera B a lourdement pesé sur le budget de l'équipe. O'Higgins passe plusieurs saisons en deuxième division en s'appuyant donc principalement sur des joueurs issus du centre de formation pour ne pas avoir à recruter. Certains joueurs se révèlent comme par exemple Claudio Videla (en) qui termine meilleur buteur du club lors de la saison 2003 avec 23 buts marqués. En 2005, après quatre ans passés en Primera B, O'Higgins obtient sa promotion et fait son retour en Primera División A. Par la suite, le , l'assemblée des membres du club accepte l'offre du groupe économique dirigé par Ricardo Abumohor (en) de transformer O'Higgins en société anonyme et de prendre en charge les actifs et les passifs de l'institution[2].
Une équipe en progrès (2006-2011)
En 2006, pour sa remontée en première division, O'Higgins recrute plusieurs joueurs expérimentés afin de pouvoir rester compétitif et se maintenir. Le club est entraîné par Óscar Meneses (en). Cependant, les mauvais résultats s'enchaînent dès le début du tournoi d'ouverture et Meneses est démis de ses fonctions et remplacé par l'expérimenté Jorge Garcés (en), qui réussit à redresser la situation de l'équipe et même à la qualifier pour les barrages, qu'elle perd finalement en faisant match nul contre l'Universidad Católica. Les bons résultats se poursuivent durant le tournoi de clôture. En effet, l'équipe se qualifie de nouveau pour les barrage qu'elle remporte face à Coquimbo Unido, avant d'être éliminé en demi-finale par Audax Italiano. La saison suivante, le club de Rancagua n'arrive pas à confirmer les bons résultats de la saison passée et change une fois de plus d'entraîneur pour la saison 2008[2]. L'Argentin Jorge Sampaoli arrive en provenance du Pérou et remplace Garcés[15]. Dès son arrivée, il impose son style de jeu offensif et professionnalise davantage le club avec la mise en place de la vidéo ou encore l'étude complète de ses futurs adversaires[2],[15]. Lors du tournoi d'ouverture, l'ailier international chilien Jean Beausejour, tout juste arrivé en provenance de Cobreloa, devient le joueur vedette de l'équipe[16]. Menée par Sampaoli et Beausejour l'équipe se qualifie encore en barrages où elle est éliminée par l'Universidad de Chile. De même pour le tournoi de clôture, où elle est battue au même stade de la compétition, cette fois par le CD Palestino. En 2009, Sampaoli est reconduit à son poste et construit une équipe ambitieuse grâce à de nombreuses recrues. Malgré cela, l'équipe ne parvient toujours pas à passer le stade des barrages et s'incline même très largement face à l'Unión Española sur le score de 6-1. Après de mauvais résultats de le tournoi de clôture suivant, Sampaoli démissionne[15].
En 2010, le championnat change temporairement de forme en devenant un tournoi annuel unique sans championnat d'ouverture et de clôture. Cette saison, plusieurs entraîneurs se succèdent mais les résultats ne sont pas satisfaisants ; O'Higgins termine à la douzième place du classement. À partir de 2011, le championnat chilien reprend son format habituel. Entraînée par Ivo Basay, l'équipe améliore ses résulats lors du tournoi d'ouverture et se qualifie en barrages où elle élimine cette fois le CD Palestino. En demi-finale, le club est cependant battu par l'Universidad de Chile. Le tournoi de clôture suivant ne se déroule pas aussi bien ; O'Higgins réalise l'une des pires saisons de son histoire récente en terminant à la seizième place sur dix-huit et Basay ne termine pas la saison[2].
L'ère Eduardo Berizzo : premiers trophées du club (2012-2014)
Après le décevant tournoi de clôture 2011, la direction du club annonce l'arrivée de l'entraîneur Eduardo Berizzo, alors adjoint de Marcelo Bielsa en équipe nationale chilienne, pour aborder l'année 2012[17]. Dès son arrivée au club, il transforme l'équipe qui iréalise un excellent parcours lors du tournoi d'ouverture. Elle termine à la deuxième place et se qualifie pour les barrages où elle élimine successivement l'Unión La Calera, puis l'Unión Española, lui permettant d'atteindre pour la première fois de son histoire la finale du championnat national[2]. La finale oppose O'Higgins à l'Universidad de Chile entraînée par Jorge Sampaoli. La finale aller, se déroulant à l'Estadio El Teniente est remportée par le CD O'Higgins 2 buts à 1 grâce à des réalisations du Paraguayen Juan Rodrigo Rojas et de l'Argentin Alejandro López (en)[18]. Cependant, la finale retour est perdue sur le score de 2 buts à 1 à cause d'un but de Guillermo Marino dans le temps additionnel et l'Universidad de Chile s'impose finalement aux tirs au but, remportant ainsi le titre[19]. Cette finale perdue qualifie toutefois l'équipe pour la prochaine Copa Sudamericana, permettant au club de retrouver les compétitions internationales après sa dernière participation à la Copa CONMEBOL en 1992. Durant cette compétition, elle est éliminée dès le premier tour par les Paraguayens de Cerro Porteño, après un match nul 3-3 à l'aller et une défaite 4-0 au retour[20],[21]. Le tournoi de clôture de la même année est décevant puisque le club termine à la quatorzième place. Berizzo conserve malgré tout son poste[2].
Après un dernier tournoi non-convaincant, l'équipe se ressaisit rapidement lors du tournoi de transition 2013, avec un quatrième place et luttant pour le titre jusqu'aux derniers matchs[2]. Cette saison est aussi marquée par la tragédie de Tomé (en) : après une victoire 2-0 face à Huachipato, un bus de supporters d'O'Higgins fait une chute de 150 mètres après une sortie de route sur le trajet retour. Cet accident fait 21 blessés et 16 morts[22]. La saison suivante, le club poursuit ses bonnes performances durant le tournoi d'ouverture 2013 et lutte encore une fois pour le titre jusqu'à la dernière journée. À égalité de points, il fallait que le CD O'Higgins fasse un meilleur résultat que l'Universidad Católica. Les joueurs de Rancagua s'imposent 4 buts à 3 face aux Rangers de Talca alors qu'ils étaient encore menés 3-2 à la 78e minute de jeu, tandis que leurs rivaux remportent aussi leur dernier match sur le score de 2-0 face à l'Unión La Calera. Cette égalité entraîne la tenue d'une finale afin de départager les deux équipes. Disputée au stade national Julio Martínez Prádanos, cette rencontre est remportée 1 à 0 grâce à un but du milieu de terrain Pablo Hernández à la 34e minute sur un centre de Yerson Opazo. Ce but offre donc à l'équipe de Rancagua le premier titre national de son histoire[23],[24].
Début 2014, O'Higgins fait son retour sur la scène internationale en participant à la Copa Libertadores, dans un groupe comprenant Cerro Porteño, Lanús et le Deportivo Cali. Malgré un parcours honorable, l'équipe manque de peu la qualification après un match nul contre Lanús lors de la dernière rencontre, une victoire aurait pourtant pu les qualifier[25]. Quelque temps après cette élimination, le club joue la Supercoupe du Chili face au Deportes Iquique. Leur adversaire du jour ouvre le score mais O'Higgins réagit rapidement et égalise grâce à un but marqué par Luis Pedro Figueroa. À la fin du temps réglementaire, le score est toujours de 1-1. Finalement, O'Higgins s'impose 3-2 aux tirs au but et remporte son second trophée en deux ans[26],[27]. Après ce titre, le contrat d'Eduardo Berizzo arrive à échéance et il est remplacé par Facundo Sava (en), mettant ainsi fin à la période la plus faste de l'histoire du club[2].
L'après Berizzo et rachat par le Grupo Caliente (depuis 2015)
Pour le premier tournoi après le départ de Berizzo, le club termine à la huitième place du tournoi d'ouverture 2014. À partir de cette période, l'équipe retourne dans le ventre mou du championnat, enchaînant les classements en milieu de tableau et les changements d'entraîneurs. Elle perd ainsi la stabilité qu'elle avait obtenu avec l'arrivée de Berizzo. O'Higgins parvient tout de même à se qualifier pour la Copa Sudamericana 2016 après une troisième place en championnat et des victoires face à Iquique et les Santiago Wanderers lors de la Liguilla. Ce retour en coupe continentale est de courte durée puisque l'équipe est éliminée dès le premier tour par les Montevideo Wanderers. De même la saison suivante, le club se qualifie de nouveau de justesse pour la Copa Sudamericana 2017, après une victoire en barrage face à l'Unión Española. Comme l'année précédente, O'Higgins est éliminé dès le premier tour de la compétition, cette fois par le club équatorien de la Fuerza Amarilla. Après cette parenthèse de deux ans, le club retrouve le milieu de tableau durant les saisons qui suivent[2].
Lors du gala du 70e anniversaire du club en 2025, Abumohor confirme son désir de se retirer de la direction du club, évoquant la possibilité d'une vente à différents groupes d'entreprises intéressés. La vente au Grupo Caliente (en), confirmée le par le club, était estimée à environ 26 millions de dollars américains. Ce montant inclut la totalité des parts du club en Primera División, ainsi que l'infrastructure de son centre d'entraînement, le Monasterio Celeste. L'Estadio El Teniente, le stade où O'Higgins dispute ses matchs à domicile, n'est pas inclus dans la transaction, car il appartient à Codelco, une entreprise publique chilienne[28],[29]. Bien que la transaction soit attribuée au Grupo Caliente, un conglomérat mexicain spécialisé dans les paris sportifs et les casinos, les véritables instigateurs de cette acquisition et les nouveaux propriétaires du club sont un groupe d'investisseurs comprenant Christian Bragarnik, Jorge Hank Rhon, Jorge Reina et Matías Ahumada[30].
L'année 2025 a marqué le début d'une nouvelle ère pour le club. Sur le terrain, O'Higgins décroche la troisième place du championnat, synonyme de qualification pour la Copa Libertadores 2026 après douze ans d'absence. Cette qualification a été obtenue grâce à une victoire arrachée à la dernière minute face au CD Everton, après à un penalty transformé par Francisco González[31]. O'Higgins affronte dans un premier temps l'Esporte Clube Bahia, au deuxième tour préliminaire et l'emporte[32]. Au troisième tour préliminaire, O'Higgins s'incline face au Deportes Tolima (1-2 sur l'ensemble des deux matchs) et se voit reverser en Copa Sudamericana[33]. Le club termine à la deuxième place de sa poule composée de São Paulo, Millonarios FC et Boston River, se qualifiant donc pour les barrages où il doit affronter Boca Juniors. Malgré une victoire 1 à 0 au match retour et devenant seulement la quatrième équipe chilienne à battre Boca Juniors, O'Higgins est éliminé de la compétition aux tirs au but[31],[34].
Palmarès
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Identité du club
Couleurs et maillots
Après la fusion des clubs de O'Higgins Braden (en) et América de Rancagua (en), la question du choix du maillot du nouveau club fait l'objet de débats. Une première proposition vise à adopter une maillot rouge, un pantalon bleu et des chaussettes blanches, mais celle-ci est rejetée en raison de sa trop grande ressemblance avec les couleurs nationales chiliennes. Il est alors décidé d'opter pour le bleu ciel, interprété soit comme une combinaison symbolique des couleurs fondatrices des clubs d'origine — jaune, vert et blanc —, soit comme une référence à la sélection uruguayenne victorieuse du Mondial 1950. Le nouvel uniforme se compose d'un maillot bleu ciel, d'un short noir et de bas assortis[2],[3].
Écusson

L'écusson actuel du club représente un phénix noir sur un pentagone aux couleurs blanc, jaune et vert, surmonté d'un rectangle bleu clair portant l'inscription « O'Higgins ». Ces couleurs rappellent celles des clubs de l'Instituto O'Higgins (es), de l'América de Rancagua (en) et d'O'Higgins Braden (en). Le nom du club est un hommage à Bernardo O'Higgins et à la province d'O'Higgins de l'époque, désormais appelée province de Cachapoal[35]. Le phénix présent sur l'écusson est un emblème de la ville de Rancagua[36]. Cette écusson réunit donc l’histoire de fusion du club, son identité régionale et une référence historique nationale.
Une étoile a été ajoutée au dessus de l'écusson après le premier championnat remporté par le club en 2013[37].
Les ancien écussons représentaient une réplique de la statue de Bernardo O'Higgins, située sur la Plaza de los Héroes à Rancagua, entourée du symbole du cuivre (♀), en raison du soutien apporté par Codelco, une entreprise chilienne de production de cuivre. Ce type d'écusson a été utilisé jusque dans les années 1990, avant le passage à un écusson dans le style utilisé aujourd'hui[37].
En 2006, une tentative de changement d'écusson a été initiée par le club, par le biais d'un concours public. Cependant, face à une forte constestation des supporters du club et des habitants de Rancagua, le club abandonne ce projet et l'écusson n'est finalement pas modifié[38].
Structures du club
Stade

Le stade du club est l'Estadio El Teniente, construit en et situé à Rancagua. Il portait alors le nom de « Braden Copper Company Stadium », car cette société en était la propriétaire. Le premier match professionnel s'est déroulé lors du championnat de Primera División de 1955, lors d'une rencontre remportée 3-2 par O'Higgins face à Ferrobádminton (en)[39].
En 1960, après le séisme de magnitude 9,5 qui frappe Valdivia et détruit les sites d'origine de la Coupe du monde 1962, la délégation chilienne choisit la ville de Rancagua comme site d'accueil, après le refus de Valparaíso et d'Antofagasta. Le stade est donc rénové et accueille sept matchs dont un quart de finale opposant l'Allemagne de l'Ouest à la Yougoslavie[39].
Le , le président du Chili Sebastián Piñera annonce à Rancagua les plans définitifs de la rénovation du stade, qui porterait sa capacité à 15 000 spectateurs[40]. Les travaux débutent le et leur achèvement est prévu pour début 2014[41]. Simultanément, l’Asociación Nacional de Fútbol Profesional (en) annonce en qu’El Teniente est sélectionné pour accueillir la Copa América 2015 , aux côtés de Santiago, Antofagasta, La Serena, Valparaíso, Viña del Mar, Concepción et Temuco. Le stade était en compétition avec Talca ; cependant, la plus grande proximité de Rancagua avec la capitale chilienne joua en sa faveur[42].
Centre d'entraînement

Le centre d'entraînement du club, baptisé « Monasterio Celeste », est situé à la périphérie de Rancagua, plus précisément à Requínoa et s'étend sur quinze hectares. Il est destiné à l'entraînement de l'équipe première et de jeunes du club de Rancagua. Il remplace l'ancien complexe « La Gamboína », qui servait de terrain d'entraînement au club jusqu'en 2014. Le complexe comprend sept terrains de football, un terrain de futsal, un centre de loisirs et des terrains en gazon synthétique, ainsi que deux mille mètres carrés de services, avec une salle de sport, des vestiaires, des salles de réunion, un espace de physiothérapie, un cabinet médical et des tribunes pour assister aux matchs. Il est reconnu comme l'un des complexes sportifs les plus importants et les plus modernes d'Amérique du Sud[43].
Le complexe a été achevé en 2014, mais O'Higgins s'y est entraîné pour la première fois le [44]. Il sert aussi de complexe d'accueil à l'équipe nationale du Venezuela lors de la Copa América 2015[45].
Supporters et rivalités
Supporters

Les supporters du club sont appelés « Rancagüinos » ou « celestes » et viennent principalement de Rancagua et des villes environnantes telles que Graneros, Rengo, Requínoa, San Fernando et Machalí.
Les premiers clubs de supporters du CD O'Higgins ont commencé à s'organiser à partir des années 1990, donnant naissance à la légendaire et aujourd'hui disparue Fortaleza Celeste. Il s'agissait d'un groupe de supporters du club qui, Dans sa volonté de défendre l'équipe, a eu recours à une violence extrême, provoquant de graves incidents dans plusieurs stades du pays. Il a également subi des visites indésirables de supporters adverses dans divers lieux[46].
À partir de sa création le , le groupe de supporters d'O'Higgins appélé « Trinchera Celeste » s'est installé dans la tribune nord de l'Estadio El Teniente. Il devient rapidement le groupe de supporters le plus important du club, et l'un des plus importants du football chilien[46]. En 2013, après une victoire 2-0 face à Huachipato, un bus de supporters d'O'Higgins faisant partie de la Trinchera Celeste, fait une chute de 150 mètres après une sortie de route sur le trajet retour. Cet accident, connu sous le nom de tragédie de Tomé (en), fait 21 blessés et 16 morts[22],[47].
Rivalités
Le « Clásico Huaso » oppose O'Higgins aux Rangers de Talca. Ce surnom a été donné par la presse sportive dans les années 1950 et 1960, car elle considérait ces deux clubs comme des représentants des provinces rurales. Ils étaient également, à cette époque, les premières et les seules équipes du sud à évoluer en première division chilienne, jusqu'à l'arrivée de Huachipato en 1967. Il s'agissait de l'une des premières rivalités du football national à caractère provincial, en dehors des grands centres compétitifs tels que Santiago, Valparaíso ou Concepción[48],[49].
Le club d'O'Higgins entretient aussi une rivalité historique avec le CD Cobreloa, un autre club chilien financé une compagnie minière exploitant le cuivre. Celle-ci reste moins importante que celle face aux Rangers de Talca. Les affrontements entre ces deux équipes sont parfois surnommés « clásico minero » (classique minier)[50],[51].
Personnalités du club
Présidents
Entraîneurs
Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1955.
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