Cobra égyptien
espèce de serpents
From Wikipedia, the free encyclopedia
Naja haje, le Cobra égyptien, également connu sous le nom arabe égyptien prononcé Ouraeus (dérivé du mot grec ancien : οὐραῖος, ouraios), est une espèce de serpents de la famille des Elapidae[1].
Naja haje
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Reptilia |
| Sous-classe | Lepidosauria |
| Ordre | Squamata |
| Sous-ordre | Serpentes |
| Infra-ordre | Alethinophidia |
| Famille | Elapidae |
| Genre | Naja |
- Coluber haje Linnaeus, 1758
- Cerastes candidus Laurenti, 1768
- Coluber candidissimus Lacépède, 1789
- Naja haje var. viridis Peters, 1873
- Naja haje legionis Valverde, 1989
Répartition

Ce serpent se rencontre au Maroc, en Algérie (rare et localisé), en Tunisie (commun), en Libye, en Égypte, au Soudan, au Soudan du Sud, en Éthiopie, en Érythrée, à Djibouti, en Somalie, au Kenya, en Ouganda, au nord de la Tanzanie et dans le nord-est du Congo-Kinshasa, au Mali, au Niger et au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et en Centrafrique.
Une partie des populations d'Afrique subsaharienne de l'Ouest autrefois attribuée à Naja haje doivent aujourd'hui être attribuées à l'espèce Naja senegalensis, différenciée en 2009 : ainsi au Sénégal, en Guinée-Bissau, en Guinée, en Côte d'Ivoire, au Burkina, au Ghana, au Togo et au Bénin, on ne trouve que Naja senegalensis. Tandis qu'au Mali, au Niger et au Nigeria on trouve les deux espèces : au Mali et au Niger Naja haje habite des régions plus arides et plus au nord de celles habitées par Naja senegalensis, alors qu'à partir de l'est du Nigeria, où Naja senegalensis est absent, Naja haje descend jusqu'à des régions de savanes boisées plus humides. Au Cameroun, au Tchad et en Centrafrique, seule la présence de Naja haje est actuellement confirmée[2]. La répartition des deux espèces dans cette partie de l'Afrique doit encore être précisée.
Les populations autrefois attribuées à Naja haje en Afrique australe sont considérées aujourd’hui comme appartenant à deux autres espèces distinctes : Naja anchietae et Naja annulifera, tandis que celles du sud de la péninsule arabique constituent désormais Naja arabica.
Description
C'est un serpent ovipare et venimeux. Il mesure de 1,40 à 2,50 m selon de nombreuses sources[1]. Cependant les records répertoriés en Afrique du Nord sont de 181 cm au Maroc et de 194 cm en Égypte. Les spécimens dépassant les deux mètres qui sont répertoriées (jusqu'à 260 cm) proviennent d'Afrique sahélienne[3] et doivent aujourd'hui probablement être attribuées à Naja senegalensis, une autre espèce plus grande récemment différenciée de Naja haje.
La coloration de Naja haje est très variable. Du centre à l'est de l'Afrique du Nord (de la Tunisie à l’Égypte) la couleur varie du jaune sable au brun modérément foncé, unis ou plus souvent tachetée ou marbré irrégulièrement. La tête et le cou étant fréquemment un peu plus sombre, surtout chez les jeunes individus. Au Maroc les populations vont du presque noir brillant au brun sombre avec des nuances rougeâtre acajou, unis ou tachetées, tandis que les juvéniles sont tous jaunâtre clair marbré de sombre avec une tête et une coiffe presque noir. Les populations d'Afrique subsaharienne de l'Est sont les plus variables et comportent de nombreux individus tendant vers le rougeâtre, tandis que certains spécimens sont annelés en alternant gris et jaunâtre.
Venimosité
Naja haje est connu pour détenir l'un des venins les plus toxiques parmi ceux du genre Naja. Sans traitement médical rapide, une envenimation conduit le plus souvent à la mort. Il n'est pas capable de cracher du venin.
Le venin est surtout neurotoxique, comme chez la plupart des Élapidés, paralysant la musculature et la respiration. Mais il contient aussi des toxines hémolytiques qui entrainent des nécroses importantes, pouvant nécessiter une amputation du membre mordu[3].
Les morsures par cette espèce sont peu communes en comparaison de celles des Vipéridés, car les contacts accidentels avec l'homme sont peu fréquents. Ce serpent est très réactif et fuit rapidement en cas de danger. Et s'il n'en a pas le temps ou s'il n'a pas d'issue, il se dresse pour menacer en déployant sa coiffe et en soufflant, le plus souvent avant que l'intrus n'ait le temps de lui marcher dessus, ce qui est assez efficace pour éviter bien de morsures. Une proportion importante des morsures rapportées se sont produites lors de manipulations volontaires, qui sont fréquentes étant donnée la renommée culturelle de l'espèce.
Légendes
Galerie
- Naja haje au Nigeria, Parc national de Yankari.
- Naja haje de couleur claire en captivité, de provenance égyptienne.
Publications originales
- Linnaeus, 1758 : Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, ed. 10 (texte intégral).
- Valverde, 1989 : Notas sobre vertebrados VII. Una nueva cobra del NW de Africa, Naja haje legionis, ssp. nov. (Elapidae, Serpentes). Acta IX Real Sociedad española de Historia natural, vol. 2, p. 214-230.
Liens externes
- (fr + en) ITIS : Naja haje (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (en) NCBI : Naja haje (taxons inclus) (consulté le )
- (en) Reptarium Reptile Database : Naja haje (Linnaeus, 1758) (consulté le )
- (en) UICN : espèce Naja arabica Scortecci, 1932 (consulté le )