Empreinte laissée après l'impact d'un oiseau sur une vitreNombre estimé de décès d’oiseaux aux États-Unis attribuables à différentes activités humaines, par 100 000 décès d’oiseaux. Les collisions contre les vitres des bâtiments représentent la deuxième cause de mortalité aviaire après la prédation par les chats domestiques. Les autres causes sont les véhicules, les poisons, les lignes électriques, les tours de communication, les électrocutions, les bassins pétroliers et les éoliennes.
Les collisions d'oiseaux sur les vitres constituent une source importante de mortalité aviaire d'origine anthropique. Ce phénomène s'explique par le fait que les oiseaux n'identifient pas systématiquement les vitres comme des obstacles, et peuvent se cogner violemment contre elles. Le choc est généralement fatal ou alors peut laisser des lésions internes ou externes (hémorragie, etc.) compromettant la survie de l'animal[réf.souhaitée].
Chaque année, on estime à plus de 1 milliard le nombre de collisions mortelles aux États-Unis[1] et entre 16 et 42 millions au Canada[2].
Les oiseaux peuvent se cogner sur les vitres à cause de leur transparence, qui les rendent peu ou pas visibles. Les vitres peuvent également agir comme un miroir. Les oiseaux peuvent donc s'en approcher en pensant aller vers un arbre ou s'envoler vers le ciel[3]. La perte d'habitats naturels par l'artificialisation des sols, et plus particulièrement pour la construction de bâtiments recouverts de vitres, augmente les risques de collisions[4]. En outre, les lumières artificielles peuvent désorienter les oiseaux qui se dirigent la nuit en suivant les étoiles.
Prévention et soin
La mortalité aviaire induite par les vitres est un sujet particulièrement abordé par les groupes de protection de la vie sauvage et en particulier des oiseaux. Ceux-ci donnent des conseils aux particuliers et professionnels[De quoi?] afin de limiter les risques de collision et prendre soin des oiseaux blessés[5].
Certains oiseaux sont capables de voir le rayonnement ultraviolet. On pourrait ainsi envisager l'application d'une peinture capable de renvoyer les rayons ultraviolets pour ainsi rendre les vitres visibles par les oiseaux. Cependant, le produit devrait être renouvelé régulièrement, il ne serait pas visible par toutes les espèces d'oiseaux et diffuserait mal les ultraviolet le matin, période de la journée où les collisions sont les plus fréquentes, ceci réduisant ainsi son intérêt. Des films avec motifs peuvent être efficaces, à condition que l'écart entre les motifs soit faible et l'extinction de l'éclairage des bâtiments permet aussi de diminuer les risques que les oiseaux soient attirés par la lumière et entrent en collision avec les vitres[6].
Il est recommandé de placer un oiseau blessé dans un carton percé, entouré d'un tissu épais, au calme, sans le nourrir, et d'appeler le centre de sauvegarde le plus proche afin qu'il puisse le prendre en charge ou conseiller de le relâcher selon le cas[réf.souhaitée].
↑(en) Craig Machtans, Christopher Wedeles et Erin Bayne, «A First Estimate for Canada of the Number of Birds Killed by Colliding with Building Windows», Avian Conservation and Ecology, vol.8, no2, (ISSN1712-6568, DOI10.5751/ACE-00568-080206, lire en ligne, consulté le )