À la diète d’Augsbourg de 1555 – qui établit une certaine paix religieuse - il fut convenu que le dialogue sur les questions religieuses controversées serait poursuivi, d’autant plus qu’un premier colloque entre catholiques et protestants, à Worms (en 1540-1541), avait obtenu des résultats positifs entre autres sur la doctrine du ‘péché originel’. Une résolution fut adoptée en ce sens en 1556, et le second colloque fut convoqué par l’empereur Ferdinand Ier pour qui une réconciliation entre protestants et catholiques dans ses états était une affaire nationale vitale. Le colloque se réunit effectivement du au , à Worms.
La discussion porta d’abord sur la relation entre la Bible et la Tradition (chrétienne) comme sources de Révélation divine. Lorsqu’ils abordèrent la doctrine de la justificationPierre Canisius, faisant allusion au conflit théologique qui opposait Mélanchthon aux partisans de Matthias Flacius, fit valoir que les protestants ne s’entendaient pas entre eux sur la question et ne parvenaient pas à surmonter leurs différences. La réunion fut alors dissoute. Le colloque de la dernière chance fut un échec.