Conférence des écoles de journalisme

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Fondation
Sigle
CEJVoir et modifier les données sur Wikidata
Zone d'activité
Conférence des écoles de journalisme
Logo de la CEJ.
Histoire
Fondation
Cadre
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CEJVoir et modifier les données sur Wikidata
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Association loi de 1901
Association déclaréeVoir et modifier les données sur Wikidata
Domaine d'activité
Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège
24, rue Saint-Georges, 75009 Paris, France
Pays
Organisation
Membres
16 établissements publics et privés associatifs
Site web
Identifiants
RNA
SIREN
SIRET
882 254 923
OpenCorporates

La Conférence des écoles de journalisme (CEJ), anciennement le Conseil des écoles publiques de journalisme (CEPJ) est une association française d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche créée en 1998 par cinq écoles publiques de journalisme[1],[2].

Son rôle est de représenter les 15 écoles de journalisme reconnues par la Commission paritaire nationale de l'emploi des journalistes (CPNEJ) auprès des acteurs des médias, des syndicats, de la commission paritaire, ainsi que du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[2],[3]. Elle regroupe aujourd'hui des établissements publics et associatifs qui dispensent un cursus de formation initiale en journalisme reconnu par la CPNEJ. La CEJ n'accrédite pas ces écoles.

Elle est présidée depuis 2019 par Pascal Guénée, directeur de l'Institut pratique de journalisme (IPJ) de l'université Paris-Dauphine - PSL[4].

1998 : création du Conseil des écoles publiques de journalisme

Le , les 5 écoles publiques de journalisme sous tutelle du ministère de l'Éducation nationale – parmi les 8 reconnues de l'époque – annoncent se réunir au sein d'une association, à l'occasion des quarante ans du Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg[2],[5].

Le bâtiment de l'Institut de journalisme Bordeaux-Aquitaine en 2008, école de journalisme rattachée à l'université Bordeaux-Montaigne.

Le , le Conseil des écoles publiques de journalisme (CEPJ) est créé à Neuilly-sur-Seine, au siège du CELSA de l'université Paris-IV Sorbonne et dont le premier président est Alain Chanel, directeur du CUEJ[6],[7]. Son objet est « d'assurer la coordination des écoles de journalisme de l'Éducation nationale reconnues par la convention collective des journalistes professionnels »[1]. Une création de la CEPJ qui intervient dans un contexte de durcissement des antagonismes entre ces écoles publiques et les privées, dont les premières se sont mobilisées dans les années 1990 à un financement public destiné au Centre de formation des journalistes (CFJ) – alors appelé CFPJ et au bord du dépôt de bilan[8].

En , le Conseil des écoles publiques de journalisme réfléchit à modifier le niveau de recrutement des étudiants de ses écoles membres afin d'éviter une « uniformisation » et s'éloigner des cursus classiques de l'université. Toutefois, l'association dit rester « ouverte au dialogue » avec les écoles privées, refusant l'idée de deux blocs se faisant face entre public et privé[9].

En 2010, le Conseil des écoles publiques de journalisme (CEPJ) rassemble 8 écoles publiques universitaires de journalisme[10],[11].

2012 : le CEPJ devient la Conférence des écoles de journalisme

En 2012, la CEPJ devient la Conférence des écoles de journalisme (CEJ) et finit par associer les trois écoles privées historiques (CFJ, ESJ Lille, IPJ)[12]. Deux ans plus tard, la CEJ publie une étude qui établit qu'une majorité de candidats admis dans les écoles reconnues par la CPNEJ proviennent d'un Sciences Po (IEP), d'une licence d'histoire ou de lettres ainsi que des classes préparatoires privées[13].

En , la Conférence des écoles de journalisme dénonce une « atteinte à la liberté » à la suite de l'introduction dans le projet de loi pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes d'un article obligeant les écoles de journalisme à modifier leur programme pour proposer aux étudiants un enseignement sur l'égalité entre les sexes et la lutte contre les stéréotypes sexistes. Elle demande que les écoles de commerce ou encore d'audiovisuel soient également concernées, dénonçant un « ciblage »[14].

En , une mission « Égalité et lutte contre les discriminations » est mise en place par la CEJ, co-conduite par Pascale Colisson, responsable pédagogique de l'Institut pratique du journalisme et Sandy Montañola, chercheuse en sciences de l'information et de la communication à l'université de Rennes, à la suite d'une réflexion menée dans le cadre de la Conférence nationale des métiers du journalisme (CNMJ)[15]. Son rôle a été de réaliser un état des lieux au sein des écoles de journalisme membres de la CEJ, ainsi que de promouvoir la mise en place de temps de réflexion en leur sein et durant les périodes en rédaction des étudiants. Ainsi, depuis , chaque école de journalisme membre possède un référent dédié à l'égalité et à la lutte contre les discriminations[16],[17].

2019 : Congrès mondial de l'enseignement du journalisme à Paris

En , la Conférence des écoles de journalisme, co-organise avec l'Institut pratique du journalisme (IPJ) et le réseau Théophraste la 5e édition du Congrès mondial de l'enseignement du journalisme (WJEC) réunissant les acteurs internationaux de la formation à la profession de journaliste, et rassemblant plus de 600 participants venus de plus de 70 pays[18],[19],[20]. La déclaration de Paris sur la liberté d’enseignement du journalisme y a été adoptée et signée par Pascal Guénée, président de la CEJ et du WJEC Paris et Joe Foote, président du Conseil mondial de l'éducation au journalisme, le à l'Hôtel de ville de Paris, appelant à un enseignement du journalisme « libre » et « indépendant »[21],[19],[22],[23].

2022 : mal-être des étudiants et apprentis journalistes

Le , la CEJ organise avec le soutien du ministère de la Culture et dans le cadre du plan de relance économique de la France de 2020-2022, les États généraux de la formation et de l'emploi des jeunes journalistes (EGFEJJ) afin d'améliorer les conditions d’entrée dans le métier des jeunes journalistes, ainsi que l'apprentissage[24],[25]. L'objectif pour les membres de la CEJ, « formuler des propositions concrètes, avec des enseignants, des étudiants, des représentants des écoles et des grands médias, pour 'repenser le métier pour le monde à venir' »[26]. Le , la Conférence des écoles de journalisme réunit à Paris lors d'un week-end, trente représentants étudiants des 14 écoles reconnues à « imaginer le métier de journaliste en 2030 »[27].

Le , la Conférence des écoles de journalisme annonce la création d'une carte de « journaliste en formation » à la suite des EGFEJJ, une première[28], et alerte sur différents enjeux autour des conditions d'accès à la profession pour ses étudiants dans le cadre des États généraux de l'information, notamment sur un « fossé qui se creuse » avec les attentes des rédactions[29]

En , les écoles de journalisme, dont notamment l'EPJT[30], Sciences Po[31] ou encore le CFJ[32], font face à une vague de témoignages d'anciens apprentis et étudiants sur les réseaux sociaux, évoquant leur mal-être durant leur formation ainsi que pendant leurs périodes en rédaction[33]. En moins de dix ans, l'alternance a bouleversé le modèle pédagogique et économique de ces écoles[34]. De leur côté, certaines d'entre-elles déplorent un « manque de moyens » pour le suivi des apprentis en rédaction, soulignant que des rédactions sont parfois déconseillées aux étudiants[32].

Liste des écoles membres de la CEJ

Notes et références

Voir aussi

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