Les déléguées bolcheviques au 4e congrès du POSDR, en 1906 à Stockholm.
Le Congrès du Parti communiste de l'Union soviétique était la réunion des délégués du Parti communiste de l'Union soviétique. D'après les statuts du Parti, il s'agissait de l'instance suprême à la tête de toute la structure du Parti Communiste.
Le congrès avait pour principe de réaffirmer la ligne directrice du parti, qui contrôlait l'Union Soviétique, les organes de l’État sont inférieurs à ceux du parti.
Entre deux congrès, la direction était assurée par le Comité central, dont notamment le politburo. Dans les faits, vu le délai conséquent entre deux congrès et la prééminence du comité central, le congrès est devenu quasiment honorifique, entérinant les décisions de fait. La fréquence des réunions du Congrès fut très variable: dans les années 1920, il se réunissait tous les ans, alors qu'il n'y eut aucune réunion entre 1939 et 1952 à cause de la Seconde Guerre mondiale et du fait que Staline ne tenait pas compte des délais prescrits. Après la mort de Staline, les réunions eurent lieu tous les 5 ans, permettant l'alignement avec les plans quinquennaux soviétiques. Elles se tiennent au palais d'État du Kremlin[1],[2].
Congrès tenu secrètement à Minsk aucun résultat: il n’était pas possible d’établir un parti social-démocrate en Russie à cette époque; peu de temps après le congrès, les organisations parties prenantes ont été décimées par la police.
Congrès de la scission: les ailes bolcheviques et mencheviks du Parti social-démocrate encore uni organisent indépendamment des congrès parallèles, les bolcheviks à Londres et les mencheviks à Genève
Congrès dit d'«unification» rétablissant l’unité du POSDR entre les bolcheviks et les mencheviks. Les bolcheviks, dirigés par Lénine, étaient minoritaires: le Comité central élu comprenait 3 bolcheviks et 7 mencheviks; il y avait toutefois une tendance pour les bolcheviks à dominer les organisations du parti des grands centres industriels.
Théâtre de discussions acharnées entre les bolcheviks et les mencheviks. À la suite du congrès, pas de choix final entre les bolcheviks et les mencheviks, se scindant environ en deux.
Unification des bolcheviks avec la faction mencheviks "internationalistes". Les principaux leaders sont arrêtés par le gouvernement provisoire ou en fuite en Finlande.
Défaite idéologique du groupe d’opposition des «communistes de gauche»; approbation du traité de paix de Brest-Litovsk (1918) et le changement de nom du parti «communiste» sur le modèle de la Commune de Paris
Congrès marqué par les premières épurations massives au sein du parti, 136 836 membres sont exclus, la plupart pour passivité ou délinquance. Déclin de l’influence de Trotsky et, à l’inverse, un certain nombre de partisans de Staline entrent au Comité central.
Défaite de Trotsky par la «troïka» Zinoviev G.E. - Kamenev L.B. - Staline I.V. Définition du «trotskysme» comme «une tendance petite-bourgeoise hostile au léninisme».
Expulsion des dirigeants du parti: Zinoviev, Trotsky et Kamenev. Renommage du Parti communiste russe (bolcheviks) en Parti communiste de l’Union soviétique (bolcheviks).
Le premier congrès après une pause sans précédent de 12 ans dans l’histoire du parti. Réorganisation des autorités centrales: remplacement du Politburo du Comité central du PCUS par un Présidium composé de 25 membres et de 11 membres candidats. Formation des «cinq» principaux membres du Bureau du Présidium composé de Staline - Malenkov - Beria - Khrouchtchev - Boulganine. La chute de l’influence de Molotov et de Mikoyan.
Nikita Khrouchtchev affirme sur le plan extérieur la coexistence pacifique et critique Staline sur le plan intérieur avec le Rapport sur le culte de la personnalité et ses conséquences ou Discours secret, lançant la déstalinisation.
↑Zimmerman, William, The Twenty-fifth Congress of the CPSU: Assessment and Context, Stanford University. Hoover Press, (ISBN0817968431)
↑Bernard Carantino et Alexis Shiray, «Le XIXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique.», Politique étrangère, no5, , p.379-408 (lire en ligne)