Constantin Ypsilántis

prince de Moldavie From Wikipedia, the free encyclopedia

Constantin Ypsilántis (en grec : Κωνσταντίνος Υψηλάντης ; en roumain Constantin Ipsilanti) (1760–1816) est un prince phanariote qui est hospodar de Moldavie de 1799 à 1801 et de Valachie de 1802 à 1806. La monarchie est élective dans les principautés roumaines de Moldavie et de Valachie. Le souverain (voïvode, hospodar ou domnitor selon les époques et les sources) est élu par (et souvent parmi) les boyards, puis agréé par les Ottomans : pour être nommé, régner et se maintenir, il s'appuie sur les partis de boyards et fréquemment sur les puissances voisines, habsbourgeoise, russe et surtout turque, car jusqu'en 1859 les deux principautés sont vassales et tributaires de la « Sublime Porte »[1].

Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Κωνσταντίνος ΥψηλάντηςVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Naissance, Décès ...
Constantin Ypsilántis
Constantin Ypsilántis
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Κωνσταντίνος ΥψηλάντηςVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Père
Mère
Catherine Mourousi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Rallou Kallimaki (d)
Elisábet Ypsilánti (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Elena Ypsilántis (d)
Aikaterini Ypsilanti (d)
Alexandre Ypsilántis
Dimítrios Ypsilántis
Nikolaos Ypsilántis (d)
Gregory Ypsilanti (d)
Georgios Ypsilantis (d)
Maria Ypsilanti (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Blason.
Fermer

Il est l'aîné des fils d'Alexandre Ypsilántis et de Catherine Mourousis. Il aurait eu le poète Rigas comme précepteur et ami à partir de 1774. En 1776, il quitte Constantinople pour aller compléter ses études en Allemagne.

Grand Drogman de la Sublime Porte de 1796 à 1799, inspiré par la philosophie des Lumières et encouragé par les progrès de la Russie qui commence à se poser en protectrice des chrétiens des Balkans et en éventuelle restauratrice de l'empire byzantin, il participe à une conspiration et, découvert, s'enfuit à Vienne. La Russie, dont il a demandé la protection, obtient du sultan son pardon et le trône de la Moldavie en 1799, puis de la Valachie en 1802, pour une période de sept ans. Le sultan ayant voulu le révoquer malgré cette clause, il s'ensuit la guerre russo-turque de 1806-1812 : il s'enfuit à nouveau en 1805 à Saint-Pétersbourg et, en 1806, à la tête de 20 000 Russes, il attaque Bucarest au cours d'une nouvelle tentative de libérer les Balkans[2].

La paix de Tilsit fait échouer son projet. Il se réfugie en Russie et meurt à Kiev. Il a cinq fils dont deux jouent un rôle important dans la guerre d'indépendance grecque :

Sources

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Constantin Ypsilántis » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)

  • Ernest Mézière Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, Firmin Didot, Paris 1858, Tome 23
  • Alexandru Dimitrie Xenopol Histoire des Roumains de la Dacie trajane : Depuis les origines jusqu'à l'union des principautés. E Leroux Paris (1896)
  • Nicolas Iorga Histoire des Roumains et de la romanité orientale. (1920)
  • (ro) Constantin C. Giurescu & Dinu C. Giurescu, Istoria Românilor Volume III (depuis 1606), Editura Ştiinţifică şi Enciclopedică, Bucureşti, 1977.
  • Mihail Dimitri Sturdza, Dictionnaire historique et généalogique des grandes familles de Grèce, d'Albanie et de Constantinople, M.-D. Sturdza, Paris, chez l'auteur, 1983.
  • Jean-Michel Cantacuzène, Mille ans dans les Balkans, Éditions Christian, Paris, 1992. (ISBN 2-86496-054-0)
  • Joëlle Dalegre Grecs et Ottomans 1453-1923. De la chute de Constantinople à la fin de l’Empire Ottoman, L’Harmattan Paris (2002) (ISBN 2747521621).
  • Jean Nouzille La Moldavie, Histoire tragique d'une région européenne, Ed. Bieler (2004), (ISBN 2-9520012-1-9).
  • Traian Sandu, Histoire de la Roumanie, Perrin (2008).

Note

Related Articles

Wikiwand AI