Constitutions de Clarendon

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Henri II d'Angleterre

Les Constitutions de Clarendon sont un ensemble de procédures juridiques promulguées par le roi Henri II d'Angleterre le par lesquelles il contrôle l’élection de nouveaux prélats et se donne le droit de traduire des clercs devant ses tribunaux royaux.

Ces constitutions déterminaient les domaines de compétence des cours temporelles ainsi que des juridictions ecclésiastiques qui se virent attribuer compétence sur les affaires du clergé.

Elles sont composées de seize articles, qui visent à restreindre les principaux privilèges acquis par le clergé anglais et limiter la mainmise de la papauté dans les affaires anglaises. Henri déclare vouloir restaurer les coutumes en usage sous Henri Beauclerc (concordat de Londres en 1107) : la période d'anarchie qu'a connue le royaume sous Étienne de Blois (le prédécesseur d'Henri II) avait favorisé l'extension des pouvoirs ecclésiastiques.

En fait, Henri II fait établir ces statuts pour affirmer la juridiction royale sur l'Église et les lois civiles. Une des dispositions porte sur l'impossibilité désormais pour les clercs coupables de meurtre d'échapper à la justice royale devant un tribunal ecclésiastique, institué par Guillaume le Conquérant.

Le roi demande aux évêques d'apposer leur sceau sur ces constitutions et de signer une promesse de les observer. Seul Thomas Becket, l'archevêque de Cantorbéry, ose ne pas se plier à la volonté du roi, et refuse de signer. Mais il doit s’exiler en France en . De son côté, le pape Alexandre III condamne dix des seize articles de Clarendon, qu'il déclare être contraires aux libertés du clergé. Après l'assassinat de Becket le (il était revenu en Angleterre la même année), commandité par Henri II, le roi retire le texte, mais réussit néanmoins à maintenir sa domination sur l’Église d'Angleterre.

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