Convention de New York sur l'arbitrage

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Titre Convention pour la reconnaissance et l'exécution des sentences arbitrales étrangères
Organisation internationale Drapeau des Nations unies ONU
Dépositaire : Secrétariat général de l'ONU.
Pays 24 états signataires
156 états contractants (Parties)
Langue(s) officielle(s) anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe
Convention de New York sur l'arbitrage
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Parties à la Convention
Présentation
Titre Convention pour la reconnaissance et l'exécution des sentences arbitrales étrangères
Organisation internationale Drapeau des Nations unies ONU
Dépositaire : Secrétariat général de l'ONU.
Pays 24 états signataires
156 états contractants (Parties)
Langue(s) officielle(s) anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe
Adoption et entrée en vigueur
Signature
Entrée en vigueur

La Convention pour la reconnaissance et l'exécution des sentences arbitrales étrangères signée à New York le (la « Convention de New York »), est entrée en vigueur le , avec pour objectif de :

  • Donner plein effet aux conventions d’arbitrage (article II(3)). Pour cela, la Convention oblige les juridictions des États contractants, saisies d’un litige entrant dans le champ d’application d’une convention d’arbitrage, à renvoyer les parties à l’arbitrage ;
  • Permettre la reconnaissance et l’exécution de sentences arbitrales étrangères dans les États contractants (articles III, IV, V, VI et VII). Sont considérées comme « étrangères » les sentences n’ayant pas été rendues sur le territoire de l’État où leur exécution est demandée. La Convention s’applique également à la reconnaissance et l’exécution des sentences « non nationales » ; c’est-à-dire aux sentences ayant été rendues sur le territoire de l’État où leur exécution est demandée, mais que la loi de cet État qualifie « d’étrangères », notamment en présence d’un facteur d’extranéité (article I(1)).

Une des principales avancées de la Convention est l’abandon de la condition de double exequatur qui imposait de faire reconnaître la sentence arbitrale dans le pays sur le territoire duquel elle a été rendue avant de pouvoir l’exécuter à l’étranger.

Le texte officiel de la Convention est disponible en anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe (article XVI)[1].

La Cour Internationale d’Arbitrage de la Chambre Internationale de Commerce (ou « CCI »)[2] a rédigé un avant-projet de Convention sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales internationales (« The Preliminary Draft Convention »), qu’elle a présenté en 1953 au Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC). L’avant-projet de la CCI visait la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales « internationales ». En 1955, l’ECOSOC a repris le projet et y a apporté des modifications en le rendant applicable aux sentences arbitrales « étrangères ».

Par sa résolution 604 (XXI) adoptée le , l’ECOSOC a décidé de convoquer une conférence de plénipotentiaires chargée d’adopter une convention sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères.

La Conférence s’est tenue du au à New York au siège des Nations unies. Ouverte à la signature à New York le et jusqu’au , la « Convention pour la reconnaissance et l'exécution des sentences arbitrales étrangères » a été signée par vingt-quatre États[3]. Elle est entrée en vigueur le .

L’article VII(2) de la Convention dispose que :

« Le Protocole de Genève de 1923 relatif aux clauses d’arbitrage et la Convention de Genève de 1927 pour l’exécution des sentences arbitrales étrangères cesseront de produire leurs effets entre les États contractants du jour, et dans la mesure, où ceux-ci deviendront liés par la présente Convention ».

Les travaux préparatoires de la Convention peuvent être consultés sur le site de la Commission des Nations unies pour le droit commercial international (ou « CNUDCI »)[4].

Aspects pratiques

Notes et références

Voir aussi

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