Convention sur la responsabilité spatiale
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- États parties
- États ayant signé et mais n'ayant pas ratifié
| Type de traité | Convention multilatérale |
|---|---|
| Autre nom | Convention sur la responsabilité |
| Adoption | 29 décembre 1971 |
| Signature | 29 mars 1972 |
| Lieu de signature |
|
| Entrée en vigueur | 1er septembre 1972 |
| Condition | 5 ratifications |
| Signataires | 64 |
| Parties | 100 |
| Dépositaire | Gouvernement du Royaume-Uni, Gouvernement fédéral des États-Unis d'Amérique et Gouvernement soviétique[Note 1] |
| Langues | français, anglais, espagnol, chinois et russe |
La Convention sur la responsabilité internationale pour les dommages causés par les objets spatiaux, également connue sous le nom de Convention sur la responsabilité spatiale ou simplement Convention sur la responsabilité, est un traité de 1972 qui développe les règles de responsabilité créées dans le Traité sur l'espace de 1967. En 1978, l’écrasement du satellite soviétique à propulsion nucléaire Kosmos 954 sur le territoire canadien a donné lieu à la seule réclamation déposée en vertu de cette Convention[1].
Le travail sur la responsabilité spatiale a débuté dès 1962, et s’est accéléré après l’adoption de la résolution 1962 (XVIII) de l’Assemblée générale des Nations unies, le , relative à la Déclaration des principes juridiques régissant les activités des États en matière d’exploration et d’exploitation de l’espace extra-atmosphérique, puis la conclusion du Traité sur l'espace (dont les articles VI et VII concernent la responsabilité) et de l'Accord sur le sauvetage des astronautes[2].
Le texte de la Convention a été adopté par l’Assemblée générale le , dans sa résolution 2777 (XXVI)[3]. Il a été élaboré par le sous-comité juridique du Comité des utilisations pacifiques de l’espace extra-atmosphérique (dit « Comité de l’espace ») de la première commission de l’Assemblée générale. La durée des négociations s'explique principalement en raison des oppositions majeures entre les États occidentaux et soviétiques, principalement les deux superpuissances spatiales de l'époque, les États-Unis et l'Union des républiques socialistes soviétiques. Les désaccords concernaient principalement la reconnaissance de la personnalité juridique internationale des organisations intergouvernementales spécialisées dans le domaine spatial, mais surtout sur la détermination de la loi applicable et le mécanisme de règlement des différends[2].
La Convention sur la responsabilité spatiale a été ouverte à la signature le [4]. Elle est entrée en vigueur le [4],[5]. Au , 100 États ont ratifié la Convention, 18 l'ont signée mais ne l'ont pas ratifiée et quatre organisations intergouvernementales (l'Agence spatiale européenne, l'Organisation européenne pour l'exploitation de satellites météorologiques, l'Organisation internationale de télécommunications spatiales Interspoutnik et l'Organisation européenne de télécommunications par satellite) ont déclaré accepter les droits et obligations prévus dans la Convention[6],[7].