Corps expéditionnaire du Tonkin
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Le Corps expéditionnaire du Tonkin est un ensemble d'unités de l'armée française qui opère au Tonkin (Nord-Vietnam) de à . Il combat durant la campagne du Tonkin (1883-1886), participant aux campagnes contre les Pavillons noirs, à la guerre franco-chinoise (-) et à la période d'hostilités non déclarées qui la précède (-), ainsi qu'aux opérations majeures contre les bandes de combattants vietnamiennes lors de la pacification du Tonkin (-).
| Corps expéditionnaire du Tonkin | |
| Création | 1883 |
|---|---|
| Dissolution | 1886 |
| Pays | France |
| Rôle | Établissement du protectorat français du Tonkin |
| Effectif | 35 000 (juin 1 885) |
| Guerres | Guerre franco-chinoise |
| Commandant | Alexandre-Eugène Bouët Amédée Courbet Charles-Théodore Millot Louis Brière de l'Isle Henri Roussel de Courcy Charles Warnet |
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Le Corps expéditionnaire du Tonkin devient par décision ministérielle du , la Division d'occupation du Tonkin et de l'Annam[1].
Puis, en 1887, à la suite de la création de l'Indochine française, ces troupes intègrent les Troupes de l'Indochine nouvellement créées, commandées par un général qui a le titre de « commandant supérieur des Troupes de l'Indochine ».
Historique
Sous la troisième République, la France décide d’étendre son influence au Tonkin, en y envoyant un détachement commandé par le capitaine de vaisseau Henri Rivière. Mais ce dernier, après avoir pris la citadelle d’Hanoï le à la tête de 500 hommes, est capturé l'année suivante au cours d’une sortie à Cau Giay (en), le , et décapité par les Pavillons noirs.
La réaction française est vigoureuse ; la Chambre des députés votant unanimement en juin pour l’envoi en Extrême-Orient d’un corps expéditionnaire devant occuper puis pacifier le Tonkin et faire ainsi reconnaître le protectorat français sur l’Annam.
Durant les trois années de la guerre franco-chinoise, de 1883 à 1885, les soldats de l’infanterie de marine, des escadrons de spahis et chasseurs d’Afrique, des bataillons de zouaves, tirailleurs algériens, les légionnaires, des compagnies de tirailleurs tonkinois et annamites ainsi que des marins opèrent au Tonkin, en Annam et en Chine impériale. Les opérations se terminent officiellement par la signature, le , du second traité de Tien Tsin avec la Chine mais les opérations de pacification continuent jusqu'en 1886.
Commandants
Nota : pour la liste des « commandants supérieurs des troupes de l'Indochine », à partir de 1887, voir l'article correspondant[2].
Corps expéditionnaire du Tonkin
- 6/1883-10/1883 : Alexandre-Eugène Bouët
- 10/1883-2/1884 : Amédée Courbet
- 2/1884-9/1884 : Charles-Théodore Millot
- 9/1884-6/1885 : Louis Brière de l'Isle
- 6/1885-1/1886 : Henri Roussel de Courcy
- 1/1886-4/1886 : Charles Warnet
Division d'occupation du Tonkin et de l'Annam
- 4/1886-11/1886 : Édouard Jamont
- 11/1886 : Gustave-Joseph Munier
Composition
Nota : pour la composition des « Troupes de l'Indochine », à partir de 1887, voir l'article correspondant.
Juin 1883-mai 1885
Juin 1885
Le général de Courcy et le quartier général sont situés à Hanoï. Le chef d'état-major est le général Charles Warnet ; le commandant d'artillerie, Édouard-Fernand Jamont ; le commandant du génie Joseph Henri Mensier. À l'intendance se trouve Baratier et au service de santé, Georges Dujardin-Beaumetz. Le corps est fort d'environ 35 000 hommes.
Première division
La première division est sous les ordres du commandant Brière de l'Isle, du chef d'état-major à Hanoï Charles Kessler, du commandant l'artillerie Borgnis-Desbordes et du commandant du génie Dupommier.
La 1re brigade, menée par le général Jamais à Sơn Tây, est composée d'un régiment de marche de tirailleurs algériens et un régiment de marche de zouaves.
La 2e brigade, avec à sa tête le général Munier, compte deux bataillons d'infanterie de marine, un régiment de tirailleurs tonkinois, deux escadrons de cavalerie divisionnaire, quatre batteries d'artillerie de forteresse (marine), une compagnie du génie, un détachement d'aérostiers et un escadron du train. Elle était présente à Hanoï, Hải Phòng et Bắc Ninh.
Seconde division
La seconde division est sous les ordres du commandant de Négrier, du commandant Fourtoul (chef d'état-major à Hải Phòng), du lieutenant-colonel Gibouin (commandant l'artillerie) et du commandant du génie Sourel.
La 3e brigade, sous le commandement du général Giovanninelli à Phủ Lạng Giang, compte un régiment de marche de la Légion étrangère et deux bataillons d'infanterie légère d'Afrique.
La 4e brigade, sous les ordres du général Léon Prudhomme, à Đáp Cầu, est composée du quatrième régiment de marche (trois bataillons d'infanterie un d'infanterie de marine), d'un régiment de tirailleurs tonkinois, de deux escadrons de spahis, d'un détachement du génie, de quatre batteries d'artillerie de forteresse (marine) et d'un escadron du train. La division était à Bắc Ninh, Cao Bằng, Hải Dương, Quảng Yên et Thái Nguyên.
La réserve était formée de deux batteries d'artillerie et quatre de marine, ainsi que d'un bataillon de chasseurs à pied.
Liste des principales opérations
- Bataille de Phu Hoai (en)()
- Bataille de Palan ()
- Prise de Sontay ()
- Prise de Bac Ninh ()
- Prise de Hong-Hoa (en)()
- Embuscade de Bac Le ()
- Campagne de Keelung (Août 1884-)
- Bataille de Yu Oc ()
- Campagne de Kep (octobre à )
- Prise de Lang Son ()
- Bataille de Nui Bop (3–)
- Siège de Tuyên Quang (-)
- Bataille de Hoa Moc ()
- Bataille de Phu Lam Tao ()
- Bataille de Bang Bo (23-)
- Retraite de Lang Son (fin )