Coup d'État de 1971 en Bolivie
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| Date | 18-21 août 1971 |
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| Lieu |
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| Issue | Renversement de Juan José Torres |
Le coup d'État de 1971 en Bolivie est mené par le militaire Hugo Banzer Suárez le contre le gouvernement militaire du président Juan José Torres[1]. Soutenu par le gouvernement des États-Unis dans le contexte de la guerre froide, il vise à exclure toute politique socialiste des sphères de pouvoir boliviennes.
À la suite du soulèvement du , le général Juan José Torres accède au pouvoir et forme un gouvernement nationaliste de gauche, d'idéologie « anti-impérialiste »[2]. Torres tentera de former un gouvernement conjoint avec l'Assemblée populaire, une organisation ouvrière qui l'avait aidé à arriver au pouvoir.
Le , une tentative de coup d'État a lieu contre le régime de Torres, dirigée par le colonel Hugo Banzer, qui est ensuite exilé en Argentine[3].
Histoire
Selon le Centre des affaires internationales, Hugo Banzer est entré clandestinement en Bolivie le [4]. Détenu d'abord à Santa Cruz, il est emmené ensuite par avion à la caserne des Carabineros de La Paz.
Le lendemain, une rébellion éclate à Santa Cruz, menée par le Front populaire nationaliste, un mouvement composé de l'armée et des partis du Mouvement nationaliste révolutionnaire (MNR) et de la Phalange socialiste bolivienne (FSB)[5]. Le , le colonel Andrés Selich ordonne l'exécution d'étudiants universitaires à Santa Cruz[6]. Les insurgés libèrent Banzer de prison et prennent possession des stations de radio[7].
Le matin du , Juan José Torres et le régiment d'infanterie bolivien Colorados appellent à la résistance au coup d'État. Nombreux sont ceux qui descendent dans la rue à ces fins, notamment le leader socialiste Marcelo Quiroga Santa Cruz et des étudiants. Cependant, le manque d'armes et la désorganisation de ces derniers rendent leurs efforts vains[8]. Environ 100 morts et 50 blessés sont recensés[9]. De nombreux militaires pro-Torres font défection, ce qui force le président à fuir et laisser le contrôle du palais présidentiel aux rebelles[10]. Un triumvirat composé de Jaime Florentino Mendieta, Andrés Selich Chop et Hugo Banzer Suárez prend le pouvoir. La junte transmet plus tard tous les pouvoirs présidentiels à Banzer[11]. Le coup d’État est soutenu par le gouvernement des États-Unis et constitue une pièce essentielle du futur plan Condor[1].