La Coupe d'Europe de ski alpin 2020-2021 est la 50eédition de la Coupe d'Europe de ski alpin, compétition de ski alpin organisée annuellement. Selon le calendrier initial elle se déroule du au dans vingt-neuf stations européennes réparties dans huit pays. Néanmoins la pandémie de Covid-19 et le manque de neige en début de saison perturbent son organisation et réduisent le nombre d'étapes. Elle sacre la Norvégienne Marte Monsen et l'Autrichien Maximilian Lahnsteiner.
Saison des messieurs
La saison est prévue pour débuter par deux slaloms géants masculins à Reiteralm du au et deux slaloms et deux slaloms géant féminins à Trysil du au , mais ceux-ci sont annulés pour manque de neige concernant Reiteralm et à cause du contexte sanitaire pour Trysil[1]. Le début effectif est donc repoussé à début décembre à Zinal pour les hommes du au (Super G, Combiné et slalom géant) et Valle Aurina pour les femmes les et (deux slaloms) (les super G de Saint-Moritz des et étant aussi annulés à cause de mauvaises conditions météorologiques[2]). Elle est programmée pour comporter dix-sept étapes masculines et dix-huit étapes féminines mais ce chiffre diminue rapidement au gré des annulations[3]. Les épreuves des finales sont programmées du au dans les stations autrichiennes de Saalbach et Reiteralm, c'est-à-dire les sites prévus pour la saison précédente et annulés à cause de la pandémie[3],[4].
Fait rare, la Scandinavie n’accueille aucune épreuve. En effet la Suède et la Norvège renonce à organiser les leurs à cause du contexte sanitaire[5]. Finalement le programme est extrêmement perturbé, entre annulations et reports. Si les hommes arrivent à courir un nombre de course presque normal (trente, contre environ trente-cinq pour une saison normale) les femmes pâtissent plus de ces aléas. Elles ne courent que vingt-six épreuves et surtout seulement sept épreuves de vitesse, trois descentes et quatre super G[3]. C'est donc logiquement que chez les femmes ce soit une spécialiste des épreuves techniques qui remporte le classement général, en la personne de la Norvégienne Marte Monsen, également vainqueur (assez largement) du classement de slalom géant[6]. Chez les hommes c'est au contraire un spécialiste de la vitesse qui s'impose, l'Autrichien Maximilian Lahnsteiner, par ailleurs deuxième en descente et quatrième en super G[7].
Les noms en gras remportent les titres des disciplines.
Descente
Les vainqueurs des classements de descente sont l'Autrichienne Lisa Grill[8] et le Français Victor Schuller[9]. Le calendrier féminin est très affecté par les annulations puisque seules trois épreuves ont finalement lieu, alors que sept étaient prévues. C'est l'Autriche qui domine la spécialité chez les dames avec les quatre premières skieuses su classement et six parmi les dix. Seule la Suisse rivalise avec les quatre autres skieuses du top dix. Mais parmi les Autrichienne une sort du lot: Lisa Grill avec deux victoires et une deuxième place en trois courses. Chez les hommes, le Français Victor Schuller remporte le titre grâce à trois podiums dont deux victoires. Aucun des deux vainqueurs ne peut finir la saison, tous les deux blessés avant sa fin, mais tous les deux bénéficient des annulations de fin de saison et ne sont pas rattrapés[10],[11].
Comme pour la descente, si les hommes ont la chance de pouvoir courir un nombre normal de descentes, sept, le calendrier des femmes est un peu allégé avec seulement quatre courses maintenues[3]. Petite particularité de la saison, les sept courses masculines comme les quatre courses féminines sacrent des skieurs et skieuses tous différents. Les vainqueurs des classements sont les Suisses Jasmina Suter[12] et Stefan Rogentin[13].
Chez les femmes comme chez les hommes, huit slaloms géants peuvent avoir lieu. Sur le circuit féminin la Polonaise Maryna Gąsienica-Daniel remporte les deux premières courses avant de se concentrer sur le circuit de Coupe du monde. Aucune autre skieuse ne remporte deux courses. La Norvégienne Marte Monsen (une victoire et trois podiums en tout) remporte largement le classement de la spécialité, avec cent soixante-eet-onze points d'avance sur sa dauphine, la Suisse Simone Wild[14]. Chez les hommes la compétition est plus serrée et c'est l'Autrichien Dominik Raschner qui s'impose avec quatre podiums dont une victoire. Le Suisse Semyel Bissig devance le Norvégien Timon Haugan d'un point et s'empare de la deuxième place[15].
Chez les femmes neuf slaloms ont lieu. La Slovène Andreja Slokar est la seule à remporter deux victoires, est la skieuse qui compte le plus de podiums de la saison (quatre) et remporte le classement de la spécialité avec plus de cent points d'avance sur l'Italienne Lara Della Mea (trois podiums dont une victoire)[16]. La saison masculine comprend huit slaloms et le Britannique Billy Major en remporte deux, le seul à le faire de la saison. Il remporte le classement européen du slalom avec deux-cent cinquante-huit points, un total plutôt faible. Avec dix points de moins l'Allemand Anton Tremmel prend la seconde place devant le Suisse Marc Rochat[17].
Seulement trois combinés sont au programme de la Coupe d'Europe cette saison, le seul Sarentino pour les femmes, Zinal et Orcières pour les hommes[18]. C'est le reflet d'une tendance générale au sein des compétitions de la FIS puisqu'il n'y en a aucun inscrit au calendrier de la Coupe du monde[19]. Le combiné masculin d'Orcières du [20] puis le féminin de Sarentino du sont finalement annulés, et le classement masculine est donc établi sur la seule course de Zinal tandis qu'il est purement et simplement inexistant pour les femmes. C'est donc le Suisse Joel Lütolf qui remporte ce titre minimaliste, devant le français Florian Loriot et un autre Suisse, Luca Aerni[21].