Course à la direction de l'Union Nationale de 1969
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La chefferie de l'Union nationale de 1969 désigne la course à la direction du parti Union nationale, tenue les 19, 20 et 21 juin 1969 au Colisée de Québec, qui mène à l'élection de Jean-Jacques Bertrand comme chef du parti et premier ministre à l'Assemblée nationale du Québec. Cet épisode s'inscrit après le décès subit du premier ministre unioniste, Daniel Johnson, le 26 septembre 1968 à Manic-5, à la suite de la victoire électorale de l'Union nationale en 1966 qui avait mis fin au gouvernement de Jean Lesage.
Candidats
Le 26 septembre 1968, Daniel Johnson, premier ministre du Québec depuis 1966, meurt d'une crise cardiaque alors qu'il est encore dans l'exercice de ses fonctions, rejoignant ainsi ses prédécesseurs Maurice Duplessis (1959) et Paul Sauvé (1960), tous trois emportés par la mort en plein mandat sous les couleurs de l'Union nationale. Sa disparition laisse le parti sans successeur désigné dans un Québec en pleine effervescence, déchiré entre le nationalisme croissant, les revendications linguistiques et les turbulences sociales de la fin des années 1960.
Dès le 2 octobre 1968, les parlementaires et ministres unionistes se réunissent en caucus et désignent unanimement le ministre de la Justice, Jean-Jacques Bertrand, comme chef par intérim du parti et premier ministre provisoire. Ce choix se fait en quelques minutes à peine, sans conditions préalables, bien qu'officiellement Bertrand ne soit considéré que chef provisoire en attendant la tenue d'un congrès extraordinaire[1]. L'organisateur en chef du parti précise alors qu'un tel congrès pourrait se tenir dans un délai variant de six mois à deux ans[1].
Le 23 février 1969, Bertrand annonce formellement la convocation d'un congrès à la chefferie. Le Conseil national de l'Union nationale, réuni le 15 mars 1969, fixe les modalités du congrès et en établit les dates des 19, 20 et 21 juin 1969, au Colisée de Québec[2]. Cette décision officialise l'ouverture de la course et pousse les candidats potentiels à déclarer ou préciser leurs intentions.
Le contexte interne du parti est lourd d'ambiguïtés. Bertrand est le successeur naturel de Johnson, mais leur rivalité de longue date , remontant aux bancs du Séminaire de Saint-Hyacinthe et de la Faculté de droit de l'Université de Montréal , n'a jamais vraiment disparu[3]. Johnson avait lui-même battu Bertrand au congrès de 1961 par 1 006 voix contre 912[4]. La mort de Johnson « s'envole avec elle la position développée dans Égalité ou indépendance », selon plusieurs observateurs et laisse le parti privé d'une ligne idéologique claire sur la question nationale.
Candidatures officielles
Jean-Jacques Bertrand, premier ministre et chef intérimaire depuis le 2 octobre 1968, député de Missisquoi, avocat et ancien ministre de l'Éducation et de la Justice dans le cabinet Johnson. Il annonce sa candidature au moment même où il convoque le congrès, souhaitant que le parti lui donne « un mandat net et précis » pour mettre fin à l'instabilité politique au Québec[1]. Bertrand incarne l'aile réformiste et fédéraliste modérée du parti. Il bénéficie du soutien de la quasi-totalité de ses ministres et de ses députés, à l'exception de, par exemple,Jean-Marie Morin et du ministre des Affaires culturelles, Jean-Noël Tremblay[5].
Jean-Guy Cardinal, doyen de la Faculté de droit de l'Université de Montréal, membre du Conseil législatif (1967-1968), puis ministre de l'Éducation dans les cabinets Johnson et Bertrand. Cardinal avait été invité par Daniel Johnson lui-même à entrer en politique[6] et s'est fait élire député de Bagot le 4 décembre 1968[7], soit trois mois après la mort de Johnson. Il s'est aussitôt proclamé seul dépositaire de la philosophie politique que Johnson avait consignée dans Égalité ou indépendance. Il annonce officiellement sa candidature le 28 avril 1969[8]. Âgé de 44 ans, fort populaire auprès des jeunes, Cardinal n'a que 21 mois de carrière politique à son actif mais livre une lutte si serrée qu'à la veille du scrutin, personne ne met en doute ses chances de triompher. Son principal bras droit est le ministre Jean-Noël Tremblay[5]. Parmi ses députés et ministres soutiens, on trouve aussi Jean-Marie Morin, Edgar Charbonneau, Fernand Grenier, Jérôme Proulx et Antonio Flamand[6].
André Léveillé, député de Maisonneuve élu en 1966, whip adjoint de l'Union nationale de novembre 1966 à décembre 1968, issu du milieu syndical puisque représentant de la FTQ et secrétaire exécutif de cette centrale en 1966 et 1967. Âgé de 35 ans, il est le candidat de l'aile ouvrière et sociale du parti, dénonçant la tournure « carnavalesque » du congrès et rappelant que « 182 000 chômeurs crèvent de faim au Québec ». Il affirme ne pas avoir l'intention de se désister en faveur de l'un ou l'autre des deux principaux candidats[9].
Candidats potentiels ayant renoncé
Plusieurs figures importantes du parti sont sollicitées ou évoquées avant de se retirer de la course.
Jean-Noël Tremblay, ministre des Affaires culturelles et proche de Johnson, fait figure de candidat potentiel du courant nationaliste johnsonnien, mais renonce finalement à se lancer et devient le « principal bras droit » et le « sorcier » de la campagne Cardinal[10].
Maurice Bellemare, ministre du Travail et député de Champlain, doyen de l'Union nationale, est activement sollicité par les deux camps. Il affiche publiquement une neutralité totale et refuse de révéler ses préférences. « Mon vote, c'est à moi et je l'accorderai à qui je voudrai »[11]. Des rumeurs de journaux de la Mauricie laissaient entendre qu'il pourrait appuyer Cardinal , ce que ni lui ni Cardinal ne confirment formellement[12].
Jean-Paul Cloutier, ministre de la Santé et Mario Beaulieu, ministre de l'Immigration font officiellement part de leur appui à Bertrand[13].
Propositions des candidats officiels
Jean-Jacques Bertrand
Bertrand axe sa campagne sur la stabilité, l'unité et la continuité avec l'héritage de l'Union nationale. Il insiste sur la nécessité de « mettre fin à l'instabilité politique au Québec » et se présente comme l'homme de l'expérience gouvernementale et du rassemblement. Son nationalisme, qualifié de « modéré » par les observateurs, défend l'autonomie du Québec au sein du Canada sans rompre les liens fédéraux[14]. Il rejette autant le centralisme fédéral que le séparatisme, invitant les militants souverainistes à quitter le parti s'ils ne s'y retrouvent pas. Sur le plan institutionnel, Bertrand s'engage, lors de son discours du vendredi soir, « à instaurer au Québec un régime présidentiel, si la population québécoise le désire et s'il est élu chef du parti. "Quant à moi, a-t-il ajouté, je suis prêt à le lui proposer par voie de référendum." »[15] Ses appuis proviennent principalement des réseaux parlementaires, de l'appareil du parti et des régions rurales.
Jean-Guy Cardinal
Cardinal incarne une vision plus réformatrice et plus nationaliste de l'Union nationale. Son programme repose sur la modernisation radicale de l'État québécois et une position constitutionnelle plus ferme face au gouvernement fédéral. « On peut les résumer en deux mots : gouverner et efficacité. M. Cardinal veut que les élus du peuple gouvernent dans les faits la province et veut également que le parti au pouvoir dirige à l'Assemblée nationale. »[16]
Sur la question nationale, Cardinal se situe dans la continuité directe du programme johnsonnien, Égalité ou indépendance, et attire les militants qui estiment que Bertrand n'incarne pas suffisamment cet héritage. De l'avis des observateurs, « M. Cardinal aurait pu rallier les indécis en terminant son allocution en s'engageant à poursuivre l'œuvre de Daniel Johnson. »[17]
Paradoxalement, Cardinal est aussi celui à qui Bertrand a confié le dossier linguistique délicat. C'est Cardinal qui, « sans conviction » et « malgré lui », parraine le controversé projet de loi 63 sur la langue d'enseignement, dans la foulée de la crise de Saint-Léonard à l'automne 1968[6]. Cette position inconfortable affaiblit son image de nationalisme affirmé auprès d'une partie de sa base de soutien potentiel.
André Léveillé
Campagne à la chefferie
La campagne se déroule essentiellement dans les mois de mai et juin 1969, à travers des tournées régionales, des assemblées de comtés et des rencontres avec les délégués. Bertrand, fort de son statut de premier ministre sortant, bénéficie d'une machine organisationnelle rodée et d'un accès aux réseaux du parti dans l'ensemble des circonscriptions[17].
Cardinal, pour sa part, s'efforce de mobiliser les militants réformateurs et les jeunes du parti, ceux qui voient en lui un successeur plus naturel de la vision de Daniel Johnson. Il affirme être allé « rencontrer personnellement » la plupart des délégués au cours de sa tournée, et s'être dit « très satisfait des sondages d'opinions qui ont été effectués par les divers médias d'information »[18].
Le contexte de l'automne 1968 et du printemps 1969 est également marqué par une importante agitation sociale et linguistique au Québec, notamment à la suite de la crise scolaire de Saint-Léonard, où la question de la langue d'enseignement des immigrants enflamme la province. Ces tensions sont une toile de fond permanente durant la campagne, et la position inconfortable de Cardinal sur le projet de loi 63 complique sa capacité à se poser en champion du nationalisme linguistique.
Congrès
Le congrès à la direction se tient du 19 au 21 juin 1969 au Colisée de Québec. Le thème retenu pour les assises est « Québec 100 pour cent », proclamé lors du discours inaugural de Marcel Masse, président du « Congrès U.N. 69 ». Masse y décrit les quatre caractéristiques fondamentales du parti que sont l'ouverture à tous les milieux sociaux, la cohérence avec les aspirations des Canadiens français, l'idéal démocratique, et la lutte pour l'autonomie québécoise[19].
Sur le terrain de l'Exposition de Québec, où se tiennent les enregistrements et les quartiers généraux, les deux camps s'affrontent dans une ambiance de foire électorale spectaculaire. Les organisations des deux candidats déploient fanfares, chansons, ballons, banderoles, hôtesses en minijupe avec écussons aux effigies des candidats, et spectacles d'artistes professionnels payants[20]. Le camp Cardinal aménage la « Cardinalhèque » pour des spectacles chaque soir, tandis que les deux camps dressent des bâtisses rivales au nord (Bertrand) et au sud (Cardinal) du terrain[21]. Les délégués reçoivent des cartes d'identité photographiques indispensables pour le vote. Le coût estimé de l'ensemble du congrès est de près de deux millions de dollars.
Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 juin, quatre attentats marquent les abords de la ville. Un cocktail Molotov est lancé à travers une fenêtre du Château Frontenac, où logent de nombreux délégués et organisateurs, une bombe de fabrication domestique explose dans une boîte aux lettres Côte de la Montagne, et deux luxueuses automobiles sont incendiées dans les environs[22]. Personne n'est blessé sérieusement lors de ces incidents.
Le samedi après-midi, avant le scrutin, une manifestation anti-congrès réunit quelque 3 000 protestataires de diverses allégeances aux abords du Colisée, à l'appel de Michel Chartrand, Raymond Lemieux et Stan Gray. La confrontation avec les forces de l'ordre tourne à la mini-émeute. Une soixantaine d'arrestations, trois policiers et deux pompiers blessés gravement par des projectiles, des dizaines de grenades lacrymogènes utilisées[23]. En raison des affrontements, les autorités policières n'ouvrent qu'une seule porte d'entrée au terrain du Colisée, retardant le début du scrutin d'une heure[24].
Déroulement du vote
Le vote se déroule le samedi 21 juin à partir de 20h15, avec plus d'une heure de retard. Neuf cabines de scrutin sont à la disposition des délégués, avec contrôle d'identité par carte photographique. Neuf comtés pouvaient se rendre voter en même temps, nécessitant 12 tours complets de 189 délégués à la fois, plus 55 délégués additionnels. Le scrutin prend officiellement fin à 22h35, après 2 heures et 20 minutes, et le décompte des voix nécessite presque une heure supplémentaire[25]. Le président du congrès, Marcel Masse, annonce d'abord en privé les résultats aux trois candidats réunis dans une salle à l'extérieur du parquet, avant de revenir sur l'estrade pour les annoncer officiellement à 11h39. Pendant toute la durée du scrutin, Marc Legrand anime l'enceinte à l'orgue électrique devant près de 10 000 personnes[26].
Résultats
À l'issue du vote tenu le 21 juin 1969, Jean-Jacques Bertrand est élu chef de l'Union nationale.
| Candidat | Votes | Pourcentage |
|---|---|---|
| Jean-Jacques Bertrand | 1 327 | 58,02% |
| Jean-Guy Cardinal | 938 | 41,01% |
| André Léveillé | 22 | 0,96% |
| Totaux | 2 287 | 100% |
Bertrand l'emporte avec 58% des voix, contre 41% pour Cardinal, soit un écart de 389 voix. À peine quelques minutes après l'annonce des résultats, le ministre Jean-Noël Tremblay et d'autres partisans de Cardinal accusent publiquement certains organisateurs d'avoir faussé le scrutin en faveur de Bertrand, des allégations qui ne font l'objet d'aucune enquête officielle[27]. Cardinal, défait avec 42% des délégués, se rallie à Bertrand et accepte de continuer à siéger au sein du cabinet[28].
Dans son discours de victoire, Bertrand appelle à l'unité du parti et exhorte tous les délégués, quelle que soit leur appartenance, à se rassembler derrière le chef élu[29].
Orientations sous Jean-Jacques Bertrand (1969-1970)
L'élection de Bertrand ne met pas fin aux tensions internes. Au contraire, la loi 63, adoptée à l'automne 1969, cristallise les divisions. En consacrant le libre choix de la langue d'enseignement pour les parents, elle provoque des manifestations massives dans la communauté francophone, des émeutes et une importante vague de défections militant vers le Parti québécois. Cardinal, qui avait parrainé ce projet contre son gré, voit sa position au sein du cabinet devenir intenable ; selon certains témoignages, Bertrand lui aurait « forcé la main en échange du règlement des dettes considérables qu'avait occasionné la course au leadership ».
Sur le plan constitutionnel, Bertrand maintient une ligne autonomiste classique, défendant les compétences du Québec face au gouvernement fédéral de Pierre Elliott Trudeau sans endosser l'option souverainiste. Sa gestion de la crise linguistique et sa réponse jugée tiède aux aspirations nationalistes de la base affaiblissent durablement l'Union nationale.
À l'élection générale du 29 avril 1970, l'Union nationale subit une défaite historique. Le Parti libéral de Robert Bourassa remporte 72 sièges, tandis que l'Union nationale s'effondre à 17 députés et est devancée en votes populaires par le Parti québécois de René Lévesque. Bertrand, chef de l'opposition jusqu'au 19 juin 1971, annonce son retrait le 6 novembre 1970, ouvrant la voie au congrès à la chefferie de 1971 qui élira Gabriel Loubier comme successeur.
Jean-Jacques Bertrand meurt le 22 février 1973 à Montréal, à l'âge de 56 ans, encore en mandat comme député de Maskinongé.
Références
- 1 2 3 Le Monde, « M. Jean-Jacques Bertrand, nationaliste modéré, succède à Daniel Johnson à la tête du Québec », 4 octobre 1968.
- ↑ Université de Sherbrooke, Bilan du siècle, « Tenue d'un congrès au leadership par l'Union nationale »
- ↑ Pierre Godin, "Daniel Johnson, 1946-1964, la passion du pouvoir"., les éditions de l'homme, 1980, p. 32
- ↑ Assemblée nationale du Québec, « Jean-Jacques Bertrand – Biographie » : « Candidat défait à la direction de l'Union nationale en 1961. »
- 1 2 Normand GIRARD, Gilbert ATHOT et Yves BERNIER, "Ralliement conditionnel de l'équipe Cardinal",. Le Soleil, 23 JUIN 1969, p. 1.
- 1 2 3 Normand GIRARD, "Victorieux au congrès, M. Bertrand s'attachera maintenant à réunir ceux que le bill 85 avait déjà fortement divisés", Le Soleil, 23 juin 1969, p. 3.
- ↑ Assemblée nationale du Québec, « Jean-Guy Cardinal – Biographie »
- ↑ Le Monde, « M. J.-G. Cardinal candidat au poste de premier ministre du Québec », 29 avril 1969.
- ↑ "Léveillé est mécontent de la tournure carnavalesque que prend le congrès de l'UN", Le nouvelliste, 21 juin 1969, p. 7.
- ↑ Normand Lépine, "Dans le dan Cardinal ...déception et appréhension", Le devoir, 23 juin 1969, p. 1.
- ↑ "Bellemare demeure neutre...!", Le nouvelliste, 21 juin 1969, p. 1.
- ↑ Claude Héroux, "Maurice Bellemare appuierait Jean-Guy Cardinal", Le nouvelliste, 20 juin 1969, p. 7.
- ↑ Claude Héroux, "Une véritable lutte s'est engagée entre les clans Bertrand et Cardinal", Le nouvelliste, 21 juin 1969, p. 7.
- ↑ Le Monde, « M. Jean-Jacques Bertrand, nationaliste modéré, succède à Daniel Johnson à la tête du Québec », 4 octobre 1968
- ↑ André BELLEMARE, « Discours de Bertrand », Le Nouvelliste, 21 juin 1969, p. 3
- ↑ André BELLEMARE, « Discours de Cardinal », Le Nouvelliste, 21 juin 1969, p. 3.
- 1 2 André BELLEMARE, « Bertrand semble le choix des délégués », Le Nouvelliste, 21 juin 1969, p. 3.
- ↑ André BELLEMARE, « Cardinal : "Pas de retraite" », Le Nouvelliste, 20 juin 1969, p. 7.
- ↑ Marcel MASSE, discours inaugural rapporté dans « Selon le président du congrès de l'UN, M. Marcel Masse : Les Québécois peuvent prendre la responsabilité de leur épanouissement », Le Nouvelliste, 20 juin 1969, p. 3.
- ↑ Claude HÉROUX, « Deux idéologies s'affrontent. Le congrès de l'Union nationale fera époque ! », Le Nouvelliste, 20 juin 1969, p. 3.
- ↑ Claude HEROUX, "Deux idéologies s'affrontent", Le nouvelliste, 20 juin 1969, p. 1.
- ↑ Marcel RIOUX, « Quatre attentats marquent la première nuit du congrès de l'Union nationale », Le Nouvelliste, 21 juin 1969, p. 3.
- ↑ Normand LÉPINE, « Mini-émeute aux portes du Colisée ; 60 arrestations ; 5 blessés graves », Le Devoir, 23 juin 1969, p. 1.
- ↑ Benoît LAVOIE, « Des gaz lacrymogènes mettent fin à l'"Opération anti-congrès" », Le Soleil, 23 juin 1969, p. 2.
- ↑ "Le film du vote...", Le soleil, 23 juin 1969, p. 3.
- ↑ Yves BERNIER, "Plusieurs jeunes partisans de Cardinal quitteraient l'UN", Le soleil, 23 juin 1969, p. 3.
- ↑ "L’organisation Bertrand a faussé le scrutin (Tremblay)", Le soleil, 23 juin 1969, p. 3.
- ↑ Normand LÉPINE, « Dans le clan Cardinal… déception et appréhension », Le Devoir, 23 juin 1969, p. 1.
- ↑ Gilles LESAGE, « Des élections cet automne ? On verra, répond Bertrand », Le Devoir, 23 juin 1969, p. 1.