Couvent Saint-François d'Oletta

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Type
Construction
XIIIe siècle
Patrimonialité
Logo monument historique Inscrit MH (1974, chapelle)
Pays
France
Couvent Saint-François d'Oletta
Vue de la chapelle du couvent Saint-François
Présentation
Type
Construction
XIIIe siècle
Patrimonialité
Logo monument historique Inscrit MH (1974, chapelle)
Localisation
Pays
France
Région
Département
Commune
Coordonnées

Le couvent Saint-François (Conventu San Francescu) est un ancien couvent franciscain en Corse qui se situe dans la plaine d'Oletta, à 2 kilomètres au pied du village[1], proche de la route D82 d'où il est indiqué.

Plaque du couvent rappelant l'exécution de nationalistes corses en 1769.

Daté de 1390 , l'édifice a remplacé celui édifié au Moyen Âge avant 1260[2]. C'est un des plus anciens couvents du Nebbio classé troisième de l'île au chapitre de Narbonne en 1260. Le nombre de frères fut très important. Composé de vingt-cinq cellules, il abritait dix-huit frères dont trois prêtres et quelques clercs. Les pères avaient une mission d'enseignement des enfants et de prédication. L'édifice actuel date du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle avec des réemplois[1].

Les chroniques racontent que déjà au XVe siècle le prêtre y célébrait l'office avec deux pistolets sur l'autel pour tempérer les fidèles. Durant la lutte pour l'indépendance de l'île, les frères parcouraient la campagne à cheval pour rameuter les foules à la cause nationale. Plusieurs consultes eurent lieu au couvent : , , , .

En 1758, Pascal Paoli mettant à profit l'érudition des moines, y crée une imprimerie nationale, la Stamperia della verita, où de nombreux articles à contenu historique ou philosophique furent édités.


En 1768, les Français débarquent à Saint-Florent, s'emparent d'Oletta et l'occupent. En 1769, ils établissent leur quartier général dans le couvent. Le , l'abbé Francescu Antone Saliceti, ses parents et ses amis quittent Oletta occupé par les soldats de M. d'Arcambal. De là partira leur offensive contre les troupes de Paoli qui trouvera son épilogue le par la défaite des troupes nationales à Ponte-Novo.

Un complot contre l'occupant français nommé la « Conspiration d’Oletta », ourdi par l’abbé Saliceti dit « Peverone » à la demande de Pascal Paoli, fut déjoué à la suite de dénonciations. Cinq jeunes hommes furent condamnés, torturés et privés de sépulture. Parmi eux, se trouvait Don Petru Leccia, 23 ans, supplicié de la roue, dont le corps devait rester exposé sur la place publique. Maria Gentile, sa fiancée, bravant l'interdiction, lui offrit une sépulture chrétienne dans la chapelle conventuelle. Son courage suscita la clémence du général de Vaux[3].

Au-dessus de la porte latérale du couvent est apposée une plaque commémorative qui rappelle le martyre de cinq patriotes torturés et privés de sépulture chrétienne le .

En 1769, les religieux furent chassés, puis réinstallés en 1854 avant de quitter définitivement le couvent lors de la séparation de l’Église et de l’État en 1905. Ils reviennent en 1934, mais partent peu après la guerre.

Dans les années 1960, le couvent Saint-François était animé par des bénédictines. Sœur Stella, la dernière sœur, y vécut à la bougie jusqu'en 1990. Le couvent resta dix ans inoccupé avant d'être squatté, saccagé et commençant à tomber en ruine.

L'édifice de trois étages en ruine et comportant dix-sept cellules de franciscains, avait été mis en vente à la fin du siècle dernier. Il n'y avait pas d'électricité, un seul robinet, des planchers effondrés, des trous dans le toit en lauze et son église pillée. La commune ne pouvant pas prendre en charge les frais de restauration, renonça à son droit de préemption. Le couvent trouva acquéreur au printemps 2001. C'est aujourd'hui la propriété d'une personne privée, l'artiste Candida Romero d'origine franco-portoricaine (fille de l'artiste peintre Simone Dat).

La chapelle dont la construction remonte à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, et qui a été entièrement refaite au XVIIe siècle et au XVIIIe siècle (restaurée en 1872), est sous la sauvegarde de l'association précitée. La chapelle est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [4]. Elle sert à des événements, expositions, concerts, banquets, etc[5].

Description

Notes et références

Voir aussi

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