Couvent des Récollets de Ciboure

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Type
Fondation
Patrimonialité
Couvent des Récollets de Ciboure
Présentation
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Patrimonialité
Localisation
Localisation
Coordonnées

Le couvent des Récollets est un ancien couvent situé sur la presqu'île des Récollets à Ciboure dans les Pyrénées-Atlantiques. Il donne directement sur le port de Ciboure, d'un côté, et de l'autre sur le port de Saint-Jean-de-Luz.

Détail du cloître avec le puits-citerne.
Aile ouest donnant sur le port de Ciboure, au fond l'ancienne chapelle.

C'est en 1611[N 1]-1613[1] que le couvent est bâti par les frères mineurs récollets[2] sur une presqu'île (alors îlot sur la Nivelle[3]) pointant entre le port de Saint-Jean-de-Luz et celui de Ciboure. Venus à l'invitation de l'évêque de Bayonne, il s'agit pour eux de ramener la paix dans la rivalité entre les deux paroisses à cause de la répartition des droits du port. D'ailleurs, le couvent est placé sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Paix[1]. Les évêques de Bayonne y résidaient lorsqu'ils venaient en visite pastorale dans la région. Le cloître, avec ses dix-huit arcades cintrées sur des piliers carrés[4], est terminé en 1643 et le couvent, agrandi au XVIIIe siècle. Le cardinal Mazarin (venu pour la signature du traité des Pyrénées), la reine-mère, ainsi que le jeune Louis XIV avec sa future jeune épouse y vinrent prier la veille de la cérémonie de mariage à l'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz qui a été célébrée le . Le couvent est saccagé par les révolutionnaires en 1791, les mille deux cents ouvrages de la bibliothèque disparaissent et les moines sont dispersés. Il est utilisé comme caserne et prison et l'ancienne chapelle en dépôt de fourrage au début du XIXe siècle, une partie du mobilier (comme le tabernacle, la chaire et la statue de Notre-Dame de la Paix) est transférée à l'église Saint-Vincent de Ciboure. L'aile Sud est démolie en 1820. Les armateurs propriétaires des lieux le vendent à l'État en 1821. Les locaux donnant sur le cloître abritent des logements et les locaux de la douane (à qui sont vendues de nouvelles parcelles en 1850) et le reste avec l'ancienne chapelle une petite usine de salaisons à partir de 1900[5]. Diverses parcelles sont mises en vente. Les bâtiments sont défigurés et vétustes à la fin du XXe siècle.

La municipalité de Ciboure acquiert auprès des Domaines tout l'ensemble architectural pour le prix de 1 129 000 euros en 2008[6],[7] afin de mettre en œuvre un projet de réhabilitation et d'ouvrir un centre culturel. L'ensemble est inscrit aux monuments historiques par arrêté du [8]. L'ancienne chapelle est transformée en auditorium et pôle culturel. Le couvent devrait abriter dans l'aile ouest un centre de découverte de l’architecture et du patrimoine (CIAP), dans le cadre de la gestion du label « Ville et pays d’Art et d’Histoire »[N 2].

Architecture

Notes et références

Liens externes

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