Crise du barrage d'Oroville de 2017
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La crise du barrage d'Oroville de 2017, en Californie du nord est une crise associant le risque d’effondrement de tout ou partie du déversoir principal (voire de la digue) du plus haut barrage des États-Unis, le barrage d'Oroville, avec mise en péril des vies et les biens situés dans la zone aval du barrage dans le nord de la Californie.
Ce barrage est situé dans le comté de Butte à environ 110 km (70 miles) au nord de Sacramento.
Avec 235 m de hauteur, il est le plus haut des États-Unis et était le barrage le plus grand au monde au moment de sa construction[Quand ?] qui a coûté un demi milliard de dollars de l’époque[2]. Il a été prévu selon ses concepteurs pour affronter les tremblements de terre[3],[4]ainsi qu’une crue cincentennale[5] et a fait l’objet d’études de stress géomécanique[6],[7]. Il est alimenté par la rivière Feather dont il doit contrôler et réguler le débit.
Début des pluies de tempêtes ont causé des dégâts importants au déversoir du barrage, ce qui empêche le gestionnaire de faire fonctionner le déversoir à plein régime pour évacuer les eaux de crue, ce qui menacerait l'intégrité structurelle du déversoir.
En raison de la menace d'inondation catastrophique (une vague de 9 à 10 mètres de haut pourrait déferler en cas de rupture brutale), plus de 180 000 personnes vivant le long de la rivière Feather ont été évacuées.



Alors que l’anthropisation et l’imperméabilisation des paysages tendait à accélérer les flux d’eau et à accélérer et augmenter les débits de pointe lors des crues[8], ce barrage a modifié de manière majeure les flux d’eau en Californie[9], et il était supposé pouvoir contribuer à un ajustement de la gestion de la ressource en eau face au dérèglement climatique[10].
La Californie est une région potentiellement vulnérable au risque sismique d’une part (des structures périphériques au barrage ont été endommagées par un tremblement de terre en 1975, mais pas le barrage lui-même[11],[12]; ce tremblement de terre était de magnitude 5,7 et son épicentre était situé à 11 km au sud-sud-ouest[13],[14]) et au changement climatique d’autre part, notamment concernant sa pluviométrie et son hydrologie. Dès la fin des années 1980[15], puis plus fermement encore en 2003, les modélisateurs prévoyaient déjà des étés plus secs et des risques d’inondation accrus en hiver[16].
Le système de la gestion des flux et des déversoirs
Il y a quatre itinéraires prévus pour décharger le barrage de son eau avec par ordre de capacité volumique :
- les conduites alimentant les générateurs hydroélectriques (débit maximal : 480 m³/s[17]) ;
- une sortie en dérivation (capacité : 150 m³/s)[18]. Cette sortie a été endommagée lors d'un accident en 2009 et non réutilisée depuis[19] ;
- le déversoir principal dont le débit de fuite est contrôlable et qui décharge le barrage en cas de trop-plein pour les générateurs. (capacité : 4 200 m³/s) [18] ;
- le déversoir auxiliaire (d'urgence) non-aménagé, construit plusieurs pieds sous la hauteur du barrage principal. Si le niveau du lac atteint 275 m, le trop-plein s'écoule naturellement par le déversoir auxiliaire[18].



