Perruche de Malherbe

espèce d'oiseau From Wikipedia, the free encyclopedia

Cyanoramphus malherbi

Faits en bref Règne, Embranchement ...
Cyanoramphus malherbi
Description de cette image, également commentée ci-après
Dans un refuge
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Psittaciformes
Famille Psittacidae
Genre Cyanoramphus

Espèce

Cyanoramphus malherbi
Souancé, 1857

Statut de conservation UICN

( CR )( CR )
CR A2bce :
En danger critique

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 12/01/2005
Fermer

Le Kakariki de Malherbe (Cyanoramphus malherbi) est l'une des sept espèces vivantes appartenant au genre Cyanoramphus, deux autres espèces sont en effet aujourd'hui éteintes.

Cet oiseau est dédié au naturaliste français, Alfred Malherbe (1804-1865).

Description

Le Kakariki de Malherbe se reconnaît à son front orange. Il mesure environ 20 cm. Il est appelée kākāriki karaka en Nouvelle-Zélande[1].

C'est une petite perruche néo-zélandaise au plumage vert et à la queue longue, pourvue d'une couronne d'un jaune citron bien marquée et d'un fin trait orangé reliant la base du bec à chacun des yeux rouges. Les juvéniles, plus ternes, peuvent ne pas présenter cette bande orangée ni cette couronne. Discrète et généralement silencieuse, elle se repère surtout à son babil sonore et fugace qui trahit sa présence ; en couple, ils produisent des cris de contact plus étouffés. À l'automne et en hiver, ces oiseaux se rassemblent en petits groupes. La perruche de Malherbe se distingue de la perruche à couronne jaune par sa taille inférieure et l'absence de bande frontale écarlate et de taches rousses sur le croupion. Le juvénile de cette dernière peut toutefois prêter à confusion, et les vocalisations des deux espèces restent difficiles à distinguer[2].

Systématique

L'espèce a longtemps été considérée comme un simple variant chromatique de C. auriceps, elle est désormais largement admise comme étant distincte, principalement sur la base du choix assortatif du partenaire et de la morphologie du bec, éléments corroborés par des données moléculaires. La forme hochstetteri de C. novaezelandiae a un temps été rattachée à cette espèce à titre de sous-espèce, vraisemblablement à tort. L'espèce est monotypique[3].

Répartition

Jadis réparti sur l'essentiel de la Nouvelle-Zélande, l'espèce ne subsiste plus aujourd'hui que dans le nord de l'île du Sud où elle ne survit plus que dans trois vallées de hêtraies des régions intérieures de Canterbury[2]. Des individus ont été transplantés vers plusieurs îles sanctuaires au large de l'île du Sud (Chalky, Maud et Blumine) ainsi que dans l'île du NordTuhua)[3].

Habitat

Cette espèce affectionne les lisières des forêts de Nothofagus. Dans une zone d'étude il est apparu que la reproduction est strictement limitée à une altitude comprise entre 600 et 900 mètres, au sein de peuplements de N. fusca, bien que la préférence aille aux zones limitrophes de N. solanderi. Autrefois signalée depuis le niveau de la mer jusqu'aux landes subalpines, les populations transférées sur l'île Maud exploitent désormais les écotones où la forêt côtière à feuillus rencontre les fourrés de manuka (Leptospermum scoparium), ainsi que les interfaces entre les plantations de pins et ces mêmes fourrés où elles se nourrissent[3].

Régime alimentaire

Cet oiseau se nourrit essentiellement de cochenilles, bourgeons floraux et foliaires, fleurs, jeunes feuilles, baies et graines[3].

Statut de conservation

L'espèce est inscrite sur la Liste rouge de l'UICN comme étant en danger critique d'extinction (CR) et figure à l'annexe II de la CITES. En effet, alors qu'au XIXème siècle, l'espèce était répandue  en Nouvelle-Zélande, son aire de répartition et sa population ont considérablement régressé depuis. Seules quelques populations reproductrices subsistent dans trois vallées de l'île du Sud : celle de la rivière South Branch Hurunui, celle de la rivière Hawdon et la vallée de Poulter. Des observations sporadiques ont également été rapportées dans d'autres vallées. Le déclin est principalement attribué à la prédation par des espèces introduites, notamment les hermines (Mustela erminea) et les rats (Rattus spp.). Une chute brutale récente, provoquée par des proliférations de rats durant deux étés consécutifs, a fait passer la population de 500 à 700 individus avant l'an 2000 à seulement 100–200 en 2004. Depuis 2005, des individus ont été transférés sur quatre îles sanctuaires : Chalky, Maud, Tuhua et Blumine. Début 2013, la population totale était estimée entre 290 et 690 individus. Les populations résiduelles de l'île principale représentaient 130 à 270 oiseaux, tandis que les populations des autres îles en comptaient 160 à 420. La répartition estimée des sous-populations était la suivante :

  • Vallée de la rivière Hawdon (population la plus importante) : 70 à 200 individus.
  • Vallée de Poulter : 40 à 80 individus.
  • Vallée de la rivière South Branch Hurunui : 20 à 40 individus.
  • Îles de transfert : 50 à 150 individus matures sur Chalky, 10 à 20 sur Maud, potentiellement 50 à 150 sur Tuhua et 50 à 100 sur Blumine.

Ces chiffres doivent être interprétés avec prudence en raison de la difficulté à distinguer cette espèce de la perruche à tête d'or (C. auriceps) qui lui est sympatrique. Tandis que les populations de l'île principale semblent en déclin, les effectifs augmentent sur certaines îles. La vallée de la rivière South Branch Hurunui est protégée par le parc de conservation de Lake Sumner (réserve de catégorie V de l'UICN faisant 1050 km²), et les vallées de Hawdon et de Poulter se situent au sein du parc national d'Arthur's Pass (parc de catégorie II de l'UICN faisant 1185 km²). Tous les nids découverts sont protégés contre les prédateurs envahissants ; depuis 2003, un seul nid sur 153 a été perdu de cette manière. Des cas de spoliation de nids par l'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris) ont également été signalés[3].

En 2026, un couple de perruches élevées en captivité à Christchurch aurait donné naissance à plus de 10% de la population locale, en l'espace de deux ans, contribuant ainsi significativement aux efforts de préservation de l'espèce[1].

Références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI