Déclaration de consensus de Genève

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La Déclaration de consensus de Genève sur la promotion de la santé des femmes et le renforcement de la famille est un document international anti-avortement créé en 2020 et signé à cette date par une trentaine de gouvernements. [1] La déclaration « défend l’enfant à naître et réaffirme l’importance vitale de la famille. »[2] En 2025, on dénombre 40 signataires.[3]

Le document a été coparrainé en 2020 par le Brésil, l'Égypte, la Hongrie, l'Indonésie, l'Ouganda et les États-Unis[4]. Le Brésil s'en finalement retiré, le Guatemala, l'a finalement rejoint en tant que coparrain. [5] [6] [7] [8] Des représentants de 34 pays l'ont signé le 22 octobre 2020. Le Burundi et le Tchad figurent parmi les signataires les plus récents[9] . En 2021, la Russie a adhéré au Consensus de Genève.

Ce texte est à l'initiative du secrétaire d'État américain Mike Pompeo. Malgré son nom, il n'est lié ni à la Fondation du Consensus de Genève des Nations Unies, ni à aucune autre institution internationale basée à Genève. Il n'a d'ailleurs pas signé à Genève en raison des restrictions liées à la pandémie de COVID-19.[10] [4]

Qualifiée de « projet de Pompeo », [10] la déclaration a été soumise par l'ambassadrice américaine Kelly Craft à l' Assemblée générale des Nations Unies au titre du point 131 de l'ordre du jour de décembre 2020. [ référence nécessaire ] Tout en réaffirmant le rôle essentiel des femmes au sein de la famille et pendant la grossesse, ce document soutient également les droits des femmes et leur participation à la vie politique, et met l'accent sur « l'égalité d'accès à une éducation de qualité, aux ressources économiques et à la participation politique, ainsi que sur l'égalité des chances avec les hommes et les garçons en matière d'emploi, de leadership et de prise de décision à tous les niveaux ». [4] La protection de la valeur intrinsèque de chaque vie humaine, la cellule familiale, le « bien-être physique, mental et social complet » et des soins de santé holistiques et spécialisés sont des composantes clés de ce document. [4]

Les membres de la coalition s'engage à empêcher l’accès à l’avortement : c'est le point central de la déclaration. [10] Les signataires réaffirment notamment qu’il n’existe aucun droit international à l’avortement, ni aucune obligation internationale pour les États de financer ou de faciliter l’avortement, conformément au consensus international de longue date selon lequel chaque nation dispose d'un droit souverain à mettre en œuvre les programmes et les activités qui sont conformes à ses lois et politiques. [4] La Déclaration précise par ailleurs que l’Organisation des Nations Unies doit respecter les lois et politiques nationales en matière d’avortement. [11]

Sortie de la coalition

Plusieurs États, à la suite d'un changement de gouvernement, se sont retirés de cette déclaration. Le 28 janvier 2021, le président américain Joe Biden a sorti les États-Unis de la coalition. [8] [12] Il a par ailleurs encouragé d'autres pays, comme le Burkina Faso et le Bénin, à faire de même. [13]

Le 24 janvier 2025, Marco Rubio a annoncé l'intention des États-Unis, sous la seconde présidence de Donald Trump, de réintégrer la Déclaration de consensus de Genève. [14] Le 27 janvier, Dorothy Fink, secrétaire par intérim du département américain de la Santé et des Services sociaux, a annoncé que les États-Unis avaient de nouveau rejoint la coalition.

La coalition a été rejointe par le président colombien Iván Duque mais Gustavo Petro en a retiré la Colombie peu de temps après son entrée en fonction. [15] Le 17 janvier 2023, le président brésilien Lula da Silva a retiré le Brésil de cette déclaration. [16]

Signataires originaux

La déclaration a été signée par des « ministres et hauts représentants des gouvernements » non identifiés des pays suivants : Bahreïn, Biélorussie, Bénin, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, République démocratique du Congo, République du Congo, Djibouti, Égypte, Eswatini, Gambie, Géorgie, Haïti, Hongrie, Indonésie, Irak, Kenya, Koweït, Libye, Nauru, Niger, Oman, Pakistan, Paraguay, Pologne, Arabie saoudite, Sénégal, Soudan du Sud, Soudan, Ouganda, Émirats arabes unis, États-Unis et Zambie . [17] L’identité des signataires n’étant pas précisée, rien ne prouve qu’ils étaient habilités à engager un pays quelconque. [18]

Membres actuels

Critique

Cette déclaration est critiquée par de nombreuses ONG pro-avortements. L'ONG égyptienne "Nazra pour les études féministes" l'a qualifiée d'« attaque internationale contre les femmes, le genre et la sexualité » [10], et Amnesty International États-Unis a déclaré que les signataires « mettaient délibérément en danger la santé et la vie des populations » [19] . Ces ONG accusent les signataires de vouloir saper les fondements des institutions internationales, sous couvert de faire de la souveraineté nationale la principale source des politiques de santé publique des États [10] .

De nombreux observateurs soulignent que la plupart des signataires sont issus de gouvernements illibéraux, autoritaires ou autocratiques . [1] [10]

Voir aussi

Références

Liens externes

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