Dématérialisation des examens
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La dématérialisation des examens correspond à la conversion numérique des copies papier et de la gestion manuelle associée.
Dématérialisation des flux et traitements de copies
La dématérialisation peut se faire à trois niveaux différents d'un examen :
Les candidats composent sur des copies papier qui sont numérisées pour être rendues anonymes et réparties par lots vers différents correcteurs, par traitement informatique. Des fac-similés de copies anonymes sont imprimés pour être corrigés sur papier.
Dématérialisation de la correction des copies
Les candidats composent sur des copies papier qui sont numérisées pour être corrigées sur une application de correction par internet ; la copie papier est visualisée à l’écran pour être corrigée.
Dématérialisation des modalités d’évaluation (dématérialisation totale)
Le sujet de l’épreuve est créé sur une application par internet qui permettra aux candidats de composer sur ordinateurs. La correction se fait par ordinateur, automatiquement pour les questions à choix multiples, semi automatiquement pour les questions à réponses courtes ou par le correcteur[1].
La correction dématérialisée compte moins d'étapes qu'une correction traditionnelle des copies papiers (5 contre 12).
La copie dématérialisable
La dématérialisation des copies d'examen papier implique l'usage d'une copie pour laquelle la zone d’identification dans laquelle le candidat écrit ses informations personnelles dispose d’un format adapté à la reconnaissance par ordinateur lors d’une lecture numérique par scanner. Ce nouveau modèle de copie d'examen est désormais utilisé dans de nombreuses académies en France pour les concours de l'agrégation en France, du CAPES, du Concours de Recrutement des Professeurs des Écoles ou pour le Brevet de Technicien Supérieur. La technologie de reconnaissance qui permet d'associer une copie à un candidat, de la rendre anonyme et de brasser automatiquement des copies pour les répartir vers des correcteurs suivant les règles définies par l'administration a été mise au point par une entreprise française nommée Neoptec, aujourd'hui dénommée Exatech.
Influences
Influence pédagogique
Pour la correction dématérialisée, la relation instrumentée des correcteurs aux copies numérisées donne un cadre pédagogique identique favorisant l'homogénéisation de corrections groupées. Lorsque la dématérialisation est totale et que les candidats composent sur écran, la substitution de l'écriture manuscrite par le numérique permet une correction entièrement anonyme, car dépersonnalisée. La numérisation des copies facilite également l'archivage et le suivi des apprentissages et de leur évolution.
Influence organisationnelle
Les flux numériques de copies sécurisent le processus de traitement des copies (pas de perte ou vol de copies)[2] et d'anonymat (reconnaissance informatique de l'identité des candidats) et améliorent la qualité (pas de risques d'erreurs liées à la saisie manuelle).
Influence économique
Les coûts de transports et de déplacements de personnes (correcteurs, jury d'examen) liés à l'organisation sont éliminés, réduisant ainsi le coût global de l'examen.
Influence écologique
L'envoi des copies numérisées par internet participe probablement à la préservation de l'environnement en éliminant l'ensemble des transports et déplacements de personnes mais en utilisant de l énergie électrique pour la réalisation de ces étapes et pour le stockage de ces données.
Influence sanitaire
La dématérialisation des examens permet de respecter les distanciations sociales pendant une crise sanitaire, que l'examen se déroule en présentiel (réduction des échanges de matériel) ou en distanciel[3].
