Désenclavement du Chablais

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Le désenclavement du Chablais français constitue un projet d'aménagement du territoire développé depuis 1999 par les collectivités territoriales, l'État, et par des acteurs privés depuis 2013[1].

À la fin du xxe siècle, du fait de l'attractivité de la région, le Chablais français voit se poser un nouveau problème : celui des infrastructures de transport. Outre sa position excentrée en Haute-Savoie, tendant à le marginaliser, le Chablais n'a que trois grandes voies d'accès : deux routes départementales à l'ouest (l'ancienne RN 5 devenue RD 1005 par Douvaine en provenance de Genève et Annecy et la RD 203 par Bons-en-Chablais) et une autre à l'est (prolongement de la RD 1005 par Évian), depuis le canton suisse du Valais. Les anciens cadastres nommaient l'ancienne N5 « route nationale de Paris à Genève et en Italie (par le col du Grand Saint Bernard) ». Le désenclavement devient alors un thème récurrent dans les médias locaux et dans les discussions.

Histoire

Un premier projet de doublement de la N 5, qui deviendra la RD 1005, par le nord de Douvaine, fut élaboré par le conseil général de la Haute Savoie en 1975, et capota à la suite de l'opposition d'une commune. Mais deux parties furent réalisées : les tronçon de Machilly jusqu'au lieu-dit Tholomaz, sur la commune de Loisin, et le tronçon de Sciez-Bonnatrait jusqu'à l'entrée du contournement de Thonon. Un deuxième projet, l'autoroute A400, datant des années 1980, a été déclaré d'utilité publique en 1995, déclaration annulée par le Conseil d’État en 1997, à la suite des pressions écologiques et par la faiblesse du dossier ; les causes de l'annulation furent le manque de véhicules en moyenne par heure, jour et mois, la distance trop courte entre Annemasse et Thonon-les-Bains, et surtout la sortie de cette autoroute sur une route départementale, le contournement de Thonon-les-Bains en route à chaussées séparées n'existant alors pas.

Les années 2000 voient les choses évoluer. Les nouveaux arrivants étant toujours plus nombreux (entre 1 500 et 2 000 personnes par an), l'État et les collectivités locales se décident à agir. Un premier pas est fait avec le contournement de Thonon-les-Bains, achevé en . Un second pas est fait en 2014 avec le prolongement de la voie à chaussées séparées entre Machilly et le carrefour des Chasseurs[2]. La suite du projet prévoit la création d'une voie rapide à péage de Machilly jusqu'au contournement de Thonon en passant par Perrignier, l'A412.

Premier projet : l'amélioration de l'offre des transports en commun

Second projet : l'axe routier A40 - Thonon-les-Bains

Notes et références

Annexes

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