DIANA Mayer & Grammelspacher
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| Fondation |
1890 |
|---|
| Type | |
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| Siège | |
| Pays |
| Effectif |
90 (2018) |
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| Fondateur |
Jakob Mayer, Josef Grammelspacher |
| Dirigeant |
Michael Swoboda |
| Organisation mère |
German Sport Guns GmbH (GSG) |
| Produit |
Pistolet à air comprimé (en) |
| Site web |
DIANA Mayer & Grammelspacher est un fabricant allemand d’armes à air comprimé, fondé à Rastatt et désormais basé à Ense. L’entreprise, dont le nom rend hommage à Diane, déesse mythologique de la chasse, est principalement reconnue pour la qualité de ses carabines à air comprimé.
Création
La société Mayer & Grammelspacher GmbH a été fondée à Rastatt en 1890 par Jakob Mayer, un outilleur de 24 ans, et le financier Josef Grammelspacher. À l’origine spécialisée dans les articles ménagers en métal, l’entreprise commercialise dès 1892 son premier pistolet à air comprimé, inspiré du modèle Haviland & Gunn de 1872[1]. Sa première carabine, à canon basculant, apparaît en 1895. Les premiers produits portent la marque « MGR » (pour Mayer, Grammelspacher et Rastatt) avant l’adoption de la célèbre marque « Diana ». En 1901, Grammelspacher quitte l’entreprise pour des raisons inconnues, tandis que Mayer obtient son premier brevet.
Début du succés
La première décennie du XXᵉ siècle se caractérise par une série de modèles améliorés, aboutissant au célèbre Modèle 27[2]. Ce pistolet à air comprimé, très réussi, a été produit sous différentes variantes de 1910 à 1987. La popularité du tir comme loisir a également conduit l’entreprise à développer une gamme de pistolets-jouets pour enfants, sous la marque Eureka, utilisant des flèches à ventouses[3].
Seconde Guerre mondiale
La Seconde Guerre mondiale a freiné les premiers succès de Diana, les sanctions imposées au régime nazi limitant fortement les exportations. Dès 1940, la production civile a été arrêtée et l’usine réquisitionnée pour fabriquer des pièces pour Mauser, ce qui a entraîné d’importants bombardements alliés. Après la chute de l’Allemagne en 1945, la production d’armes a été interdite. Les forces d’occupation ont mis l’usine hors service et vendu l’entreprise dans son intégralité aux Millard Brothers (Milbro), en Angleterre, qui ont transféré la production en Écosse. La vente comprenait tous les actifs, y compris la marque Diana[4].
Innovation malgré la perte de la marque
Lors de la reconstruction de l’Allemagne, l’entreprise, alors privée de sa marque, a pu reprendre la production de carabines à air comprimé en 1950. Ses produits ont été commercialisés sous différents noms : « Original » en Allemagne, « Diana Original » en Angleterre, Beeman, Hy-Score et Winchester aux États-Unis, et « GECADO » dans les pays du Commonwealth[5]. En 1963, la société a lancé une carabine innovante sans recul, le Modèle 60[6].
Le retour
En 1984, après près de 40 ans, l’entreprise retrouve enfin sa marque, suite à la faillite de Milbro. Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques d’été de 1988, Silvia Sperber remporte la médaille d’argent dans l’épreuve de carabine à air comprimé 10 mètres féminine, en utilisant une carabine Diana. En 1990, la société célèbre son centenaire.
Acquisition par German Sport Guns GmbH (GSG)
En , Diana Mayer & Grammelspacher a été acquis par German Sport Guns GmbH (GSG), une entreprise appartenant au groupe L&O, qui possède également les marques SIG SAUER, Mauser et Blaser. L'usine Diana, de Rastatt, vieille de 125 ans et ne répondant plus aux exigences modernes de production, a été fermée. Le siège social a été transféré à Ense, où se trouve également l'usine de GSG, qui assure désormais la production de la marque Diana, notamment la gamme « Performance Line ». Tout comme avant l'acquisition par GSG, les modèles d'entrée de gamme continuent d'être fabriqués en Asie[7],[8],[9].