Il entre en service le , comme soldat à la 19edemi-brigade d’infanterie de ligne, et il fait la campagne de cette année et les suivantes à l’armée d’Italie. Il est nommé sous-lieutenant à la 4edemi-brigade d’infanterie légère le , et il est blessé d’un coup de feu à l’épaule gauche ainsi que d’un coup de crosse sur la tête, à l’affaire du , alors qu’il entre le premier dans le redoute prise par nos troupes.
Quelque temps après il est envoyé avec 50 chasseurs à la poursuite des Bardets qui se sont réfugiés dans la montagne, il enlève une redoute défendue par 200 hommes et prend 2 pièces de canon. À la même affaire, il sauve la vie de son capitaine en tuant de sa main 2 Bardets et un grenadier autrichien qui allaient l’égorger. Prisonnier après avoir eu son sabre brisé, il reste aux mains de l’ennemi huit heures. Délivré par nos troupes, et malgré ses blessures, il retourne au combat et tue 2 autrichiens qui ne voulaient pas se rendre.
En 1806 et 1807, il participe aux campagnes de Prusse et de Pologne, et le , il et nommé capitaine adjoint à l’état-major général de la Grande Armée. Au mois d’, il passe au service de la Westphalie, où il devient fourrier du palais le suivant. Il est fait chevalier de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière le . Passé officier d’ordonnance du roi le , il est nommé lieutenant des Gardes du corps avec rang de chef d’escadron le suivant.
Il est fait chevalier de l'Ordre de la Couronne de Westphalie le , et il est promu major le de la même année, puis colonel le . En 1812, il prend part à la campagne de Russie, et le , le roi Jérôme lui confie le commandement du 2erégiment de hussards Westphaliens, avec lequel il fait la campagne de Saxe en 1813. Le , il est appelé au commandement des Gardes du corps, puis il quitte la Westphalie pour rentrer en France après l’abdication de l’Empereur, où il est réadmis au service comme colonel le .
Il est fait officier de la Légion d’honneur le , et le , le roi Charles X le nomme lieutenant de roi à l’île de Ré. Le , il prend le commandement de la place de Lyon, et sa conduite lors des événements du mois de novembre lui vaut la croix de commandeur de la Légion d’honneur le . Nommé le , pour aller occuper le même emploi à Lorient, il ne peut se rendre à son poste à cause de sa santé. Il est admis à la retraite le .
A. Lievyns, Jean Maurice Verdot, Pierre Bégat, Fastes de la Légion-d'honneur, biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et réglementaire de l'ordre, Tome 4, Bureau de l’administration, , 640p. (lire en ligne), p.205.