Delphine Apiou
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Delphine Apiou est une journaliste et écrivaine française.
Rédactrice en chef du magazine Biba et chroniqueuse sur France Inter pendant cinq ans, elle est l'autrice de plusieurs récits autobiographiques et d'essais traitant de la résilience face au cancer, la non-maternité et des injonctions sociales qui pèsent sur les femmes.
Carrière journalistique
Issue d'une famille dont la mère a développé un cancer du sein précocement, Delphine Apiou fait l'objet d'un suivi médical régulier dès l'âge de 34 ans[1]. À 39 ans, lors d'une mammographie de contrôle, une tumeur lui est diagnostiquée[2],[3]. Ce premier cancer nécessite une opération partielle du sein, complétée par une radiothérapie et une hormonothérapie[3]. Après son premier traitement, elle subit une hystérectomie, entraînant l'impossibilité définitive d'avoir des enfants[1],[3].
Moins de deux ans plus tard, elle fait face à une récidive de son cancer du sein. Cette nouvelle pathologie impose une mastectomie totale suivie d'une reconstruction mammaire[3].
Delphine Apiou mène une carrière dans la presse féminine, occupant le poste de rédactrice en chef du magazine Biba. Parallèlement à ses activités dans la presse écrite, elle travaille durant cinq années comme chroniqueuse pour l'émission radiophonique Le Fou du roi sur France Inter[3].
Carrière littéraire
Avant j'avais deux seins
En , elle publie un récit autobiographique intitulé Avant j'avais deux seins[2]. L'ouvrage traite de la maladie sous l'angle du quotidien et de ses répercussions sur la féminité, le rapport au corps et la vie sentimentale[1],[3]. Delphine Apiou y utilise l'humour et l'autodérision pour décrire les situations vécues, tant avec le corps médical qu'avec son entourage ou les hommes rencontrés durant son célibat[4],[5],[6]. Elle y aborde également la difficulté de la reconstruction psychologique après l'ablation des organes symboles de la féminité et de la maternité (sein et utérus)[1].
En 2016, elle témoigne de son parcours dans l'émission Mille et une vies sur France 2, insistant sur l'importance du rire comme outil de résilience face à la maladie[7].
Prends-moi pour une cruche
En , elle publie un second ouvrage intitulé Prends-moi pour une cruche. Présenté comme un pastiche de guide de développement personnel, le livre analyse les injonctions sociales et les diktats esthétiques pesant sur les femmes. Delphine Apiou y dénonce une forme de soumission latente liée à la quête de la perfection physique et plaide pour un féminisme pragmatique, axé sur l'égalité salariale et la réappropriation du destin individuel[8].
Mon tout petit : Lettre à l’enfant que je n’ai pas eu
En 2020, Apiou publie Mon tout petit : Lettre à l’enfant que je n’ai pas eu. L'ouvrage adopte la forme d'une lettre ouverte structurée en vingt-cinq chapitres, adressée à l'enfant qu'elle n'a pas conçu. L'autrice y mène une introspection sur les raisons de sa non-maternité, explorant des facteurs personnels tels que son éducation, son indépendance financière ou son militantisme féministe[9],[10].
Elle y évoque également l'échec ultérieur de ses démarches d'adoption malgré l'obtention d'un agrément. Au-delà du récit personnel, l'ouvrage analyse la pression sociale et les injonctions de l'entourage pesant sur les femmes sans enfant[9],[10].
Trop jeune pour être vieille : petit manuel de savoir rire (et profiter) de son âge
En , elle co-signe avec l'animatrice de télévision Joëlle Goron l'ouvrage Trop jeune pour être vieille : petit manuel de savoir rire (et profiter) de son âge. Ce livre adopte la forme d'un manuel humoristique destiné aux femmes sexagénaires. Les deux autrices y analysent les pressions sociales spécifiques à cet âge, notamment la persistance des diktats esthétiques et les injonctions domestiques ou familiales. L'ouvrage prône une libération des conventions sociales et des attentes traditionnelles liées au vieillissement féminin[11].
Être une femme périmée, tu sais c’est pas si facile
En , Delphine Apiou publie l'ouvrage Être une femme périmée, tu sais c’est pas si facile[12],[13].
Références
- 1 2 3 4 « Delphine Apiou : “Avant, j'avais deux seins” », sur Closer, (consulté le )
- 1 2 Florence Pitard, « Delphine a perdu un sein, pas son humour », sur Ouest-France, (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 Marie-Christine Colinon, « Témoignage : avant, j'avais deux seins », sur Top Santé, (consulté le )
- ↑ Jeanne Thiriet, « "Avant j'avais deux seins", le livre choc et pop de Delphine Apiou » [html], sur Pleine Vie, (consulté le )
- ↑ Sabine Maida, « Le livre qui tire la langue au cancer du sein » [html], sur Grazia, (consulté le )
- ↑ Clémentine Fitaire, « Delphine Apiou raconte son cancer du sein avec dérision », sur aufeminin.com, (consulté le )
- ↑ Clément Garin, « Mille et une vies, France 2 : le jour où Delphine Apiou a dit "au revoir" à son sein... », sur Télé Star, (consulté le )
- ↑ Therese Courvoisier, «On devrait toutes se remuer les fesses!», sur 24 heures, (consulté le )
- 1 2 Caroline Michel, « « Mon tout petit » : la lettre saisissante d’une mère à l’enfant qu’elle n’a pas eu », sur Elle, (consulté le )
- 1 2 Giulia Foïs, Marie-Annick Raimbault et Camille Poux-Jalaguier, « Unique en son genre : Delphine Apiou, lettre à l'enfant que je n'ai pas eu : épisode du podcast Et bonne fête des mères ! », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ Alexis Patri, « Joëlle Goron conseille aux femmes de 60 ans de se libérer d'une "société schizophrénique" », sur Europe 1, (consulté le )
- ↑ Kerenn Elkaim, « Delphine Apiou, "Être une femme périmée, tu sais c'est pas si facile" (Denoël) : Le chaos des quinquas », sur Livres Hebdo, (consulté le )
- ↑ Marie-Annick Raimbault et Ophélie Vivier, « Delphine Apiou, 55 ans, chômeuse et célibataire : et alors ? », sur France Inter, (consulté le )