Issu d'une riche famille de l'Aquitaine, ses biographes lui attribuent la reine Brunehaut comme parente et affirment que même les plus riches ne peuvent aller de pair avec lui; son rang illustre est également souligné par l'indication que «des princes qui lui sont attachés», c'est-à-dire de la famille, des alliances ou des vassaux, lui font de très importantes donations en terres; et par le fait qu'au cours de son épiscopat, Didier affranchit 2 000 serfs[2].
Didier agrandit considérablement sa cathédrale Saint-Étienne; il fait construire un grand dôme du côté Est, le décore d'or et de mozaïques, y transfère l'autel et en fait la dédicace le . De son vivant il donne à la cathédrale toute sa vaisselle d'argent, décorée de figures et motifs finement ciselées, le tout pesant 420 livres[3]. Il fait construire des maisons et un oratoire à Merry, puis donne cette terre à Saint-Étienne ainsi que celles de Magny[4] et de Flacy[5]. En 620 il donne Riniacum, lieu de la future abbaye de Reigny sur Vermenton, à l'Eglise d'Auxerre[6].
Noter que la reine Brunehaut, elle aussi, fait un don à l'église cathédrale: un calice en onyx orné d'or[4]. Elle est encore citée lorsqu'elle cède sa terre de Magny à Didier, qui la donne à Saint-Étienne[4].
Il est mentionné dans Gesta pontificum Autissiodorensium, ainsi que dans la Chronique de Fredegar.
Il fait un legs par testament au monastère Saint-Julien, ce qui permet de connaître le nom de Nigivald, l'abbé de l'époque pour ce monastère[7].
Voir aussi
Bibliographie
Abbé Jean Lebeuf, Mémoires concernant l'histoire ecclésiastique et civile d'Auxerre, vol.1, Auxerre, Perriquet, , 886p., sur books.google.fr (lire en ligne). Vie de saint Didier: pp. 126-134.
Michel Sot (sous la direction), Les gestes des évêques d'Auxerre, vol.3, t.I, Paris, Les Belles Lettres, coll.«Classiques de l’Histoire au Moyen Âge», , 400p. (ISBN978-2-25134-053-1), «Desiderius episcopus Autisiodorensis, Vita», p.84-110.
↑[Nouvel 2008] Pierre Nouvel, «La vallée de la Cure à l'époque gallo-romaine: Découvertes anciennes et apports des prospections aériennes et terrestres 1991-2008», Bulletin de la Société d'Études d'Avallon, no84, , p.14-43 (lire en ligne[PDF] sur academia.edu, consulté en ), p.12.
↑[Salomon 1849] Salomon, «Ancienne abbaye de Saint-Julien d'Auxerre», Annuaire historique de l'Yonne, , p.218-247 (lire en ligne[PDF] sur echo.auxerre.free.fr, consulté en ), p.219.