Dimítrios Makrís
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Dimítrios Makrís (grec moderne : Δημήτριος Μακρής) né en 1772 en Étolie-Acarnanie et mort en 1841, était un combattant de la guerre d'indépendance grecque. Il a participé à de nombreuses batailles contre les Ottomans, dont celles de Missolonghi[1]. Il se retira chez lui après la fin de la guerre, sans se mêler de la vie politique.
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| Membre de la Filikí Etería (d) | |
| Général |
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Homme politique, militaire |
| Enfant |
Nikólaos Makrís (en) |
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Vie familiale
Dimítrios Makrís est né en 1772 à Gavaloú (en). Son père, Evangelos Makris, avait pris part à la révolte de 1770. Après sa mort, Dimitrios devint kapétan du district de Zygós[2] (la région montagneuse au nord de Missolonghi). Pendant le siège de Missolonghi, il a épousé en 1826 Eupraxia[3], fille d'un notable de la ville, Stamos Razis[4]. Il a eu au moins un fils, Nikolaos[5], qui a publié en 1908 une Histoire de Missolonghi[6].
Rôle pendant la guerre d'indépendance
Makrís était un klephte qui a d'abord fait partie de la bande du kapétan Giórgos Sfaltos. Il a été initié à la Filiki Eteria peu avant le soulèvement, en 1819[7].
Le 5 mars 1821, avec sa troupe de 18 pallikares, il vole aux Turcs l'argent de l'impôt transporté par une caravane de Missolonghi à Naupacte[8]. La somme revenait ainsi ironiquement aux Grecs pour les aider à s'armer. Il combattit ensuite à Agrinio (anciennement Vrachori), où il s'enrichit en participant au pillage des Turcs[9] Durant l'été 1821, il fortifie Missolonghi et participe à la défense de la ville pendant les deux premiers sièges en 1822 et 1823.
En 1824, il a défendu Lidoriki contre Omer Pacha et Dervich Pacha, sous les ordres d'Alexandros Mavrokordatos[1].
Au cours de l'été 1824 il faisait partie, avec Georgakis Tsongas, Stournaris et Rangos, de l'armée organisée par Mavrokordatos pour attaquer Arta ; aucun engagement important n'eut lieu et les Grecs ne franchirent pas le Makrynoros.
Revenu à Missolonghi, il a participé, en avril 1826, avec Nótis Bótsaris et Kitsos Tzavelas, à la fameuse sortie de la ville assiégée. Se ruant en avant comme le faisaient habituellement les klephtes, il réussit à sortir en emmenant sa femme[10]. Ayant rejoint les troupes de Georgios Karaiskakis, il repousse une bande d'Albanais au cours de la sortie[11].
En 1831, il a participé à la cinquième Assemblée nationale grecque comme représentant du Zygos.
Après la guerre
En 1835, il a été nommé colonel dans l'armée régulière[12]. En 1836[13] puis en 1837, il a été décoré de la Croix d'or de l'Ordre du Sauveur[14].
Il décida ensuite de se retirer loin des honneurs politiques et militaires, et finit sa vie dans sa région. Il y est mort en 1841. Une inscription rappelle sa mémoire à Missolonghi[15].