Diocèse catholique d'Argyll et des Îles

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Églisecatholique
Rite liturgiqueromain
Type de juridictiondiocèse
Diocèse d'Argyll et les Îles
(la) Dioecesis Ergadiensis et Insularum
Image illustrative de l’article Diocèse catholique d'Argyll et des Îles
La cathédrale Saint-Colomba à Oban.
Informations générales
Pays Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation Drapeau de l'Écosse Écosse
Église catholique
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse
Création 1878
Affiliation Église catholique en Écosse
Province ecclésiastique de Saint Andrews et Édimbourg
Siège Oban
Titulaire actuel Brian McGee (en), depuis 2015
Langue(s) liturgique(s) anglais
Statistiques
Paroisses 31
Prêtres 24
Diacres 2
Religieux 2
Religieuses 0
Superficie 31 080 km2
Population totale 76 740 (2022)
Population catholique 9 990 (2022)
Pourcentage de catholiques 13 %
Site web (en) Site officiel
Image illustrative de l’article Diocèse catholique d'Argyll et des Îles
Localisation du diocèse
.html (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse d'Argyll et les Îles (en latin : dioecesis Ergadiensis et Insularum ; en anglais : diocese of Argyll and the Isles ; en gaélique écossais : Sgír-Easbuig Earragháidheal 's nan Eilean) est une Église particulière de l'Église catholique en Écosse.

Le diocèse est suffragant de l'archidiocèse de Saint Andrews et Édimbourg. Il a été constitué en 1878 et l'on comptait, en 2022, 9 990 baptisés pour 76 740 habitants[1]. Il ne doit pas être confondu avec le diocèse homonyme de l'Église épiscopalienne écossaise.

Le diocèse comprend le council area d'Argyll and Bute et les îles Hébrides.

Le siège épiscopal se trouve à Oban, où se trouve la cathédrale Saint-Colomba, dédiée à Colomba d'Iona.

Le territoire s'étend sur 31 080 km2, et il est divisé en 31 paroisses, regroupées en 3 doyennés : Saint-André, Sainte-Marguerite et Saint-Michel.

Histoire

Le diocèse d'Argyll et des Îles est érigé le , par la bulle Ex supremo Apostolatus du pape Pie IX, à la suite du rétablissement de la hiérarchie catholique écossaise (1875), et de l'anglaise en 1850 (bulle Universalis Ecclesiae du pape Léon XIII). Il est le résultat de la fusion de deux anciens diocèses médiévaux écossais, le diocèse de Lismore ou Argyll (Lismorensis seu Ergadiensis) et le diocèse de Sodor ou des Îles (Sodorensis sive Insulana).

Diocèse d'Argyll

L'ancien diocèse d'Argyll a été créé entre 1183 et 1192/1193[2], son territoire étant issu du diocèse de Dunkeld. Il comprenait le comté historique d'Argyll et l'île de Lismore, où la cathédrale a été construite et où les évêques avaient leur siège au château d'Achanduin. C'est pourquoi le diocèse était souvent appelé « diocèse de Lismore ».

Pendant les deux premiers siècles et demi de son existence, le diocèse, comme tous les diocèses écossais de l'époque[3], était directement soumis au Saint-Siège. En 1472, il devint suffragant de l'archidiocèse de Saint Andrews, et en 1492, il fut intégré à la province ecclésiastique de Glasgow.

Le diocèse fut séparé du Saint-Siège au XVIe siècle à la suite de l'affirmation de la Réforme protestante en Écosse : le dernier évêque, James Hamilton, embrassa la nouvelle confession religieuse vers [4]. Le diocèse de Sodor a continué à faire partie de la communion anglicane pour la seule île de Man (qui ne fait pas partie du Royaume-Uni, mais a le même souverain) et existe encore aujourd'hui sous le nom de « diocèse de Sodor et Man » (dioecesis Sodorensis et Monensis). Les catholiques de l'île de Man dépendent de l'archidiocèse de Liverpool depuis le milieu du XIXe siècle.

Diocèse des Îles

Le diocèse des Îles ou diocèse de Sodor était l'un des treize diocèses de l'Écosse médiévale. Le siège original du diocèse était Peel, sur l'île de St. Patrick's, un îlot au large de l'île de Man.

À l'origine, le diocèse comprenait les Hébrides extérieures, la plupart des Hébrides intérieures (Iona, Skye, Raasay, Canna, Eigg, Coll, Tiree, Mull, Colonsay, Islay, Jura, Gigha - mais pas Lismore, Kerrera, Seil ou Luing, qui relevaient de l'évêque d'Argyll), l'île de Bute et l'île d'Arran, ainsi que l'île de Man. Il est possible que le diocèse s'étendait également à Galloway, ce qui expliquerait les attaques éventuelles de Wimund contre l'évêque Gille Aldan (en) de Whithorn.

Du XIe siècle jusqu'à la création de l'archidiocèse de Nidaros, Man et les îles étaient soumises à la juridiction métropolitaine de l'archevêque d'York.

Le diocèse fut divisé en deux en 1387, après la conquête anglaise de Man au XIVe siècle et dans le cadre du grand schisme d'Occident, et le siège rebelle fut transféré plus au nord, d'abord à Snizort (au nord-est de l'Île de Skye), puis à Iona. Le jeu politique était clair : en opposition au pape d'obédience avignonnaise, le roi d'Angleterre obtint du pape d'obédience romaine la nomination d'un évêque à Man, tandis que l'évêque écossais, soutenu par son roi en lutte contre les Anglais, s'installa sur une île de son propre territoire national. Même après la résolution du schisme au XVe siècle, cette anomalie ne fut jamais corrigée.

Les Écossais restèrent officiellement dans la province ecclésiastique de l'archidiocèse de Nidaros jusqu'en 1472, date à laquelle le diocèse de Saint Andrews fut élevé au rang d'archidiocèse métropolitain et le diocèse des Îles devint son suffragant. Quant aux Anglais, la situation ne fut débloquée que par le roi Henri VIII, qui les soumit à la province de l'ancien archidiocèse de York dans l'Église d'Angleterre par une loi du Parlement en 1542. Le diocèse anglais fut réformé au XVIe siècle, sortant de la juridiction papale à la suite de l'affirmation de la Réforme protestante en Angleterre[5].

Évêques

Les derniers évêques :

Source

Notes et références

Voir aussi

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