Diocèse d'York
division administrative de l'Église d'Angleterre
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Le diocèse d'York (en anglais : diocese of York) est un diocèse aujourd’hui[1] anglican de la province d'York qui s'étend sur l'est du Yorkshire du Nord et la majeure partie du Yorkshire de l'Est. Son siège est la cathédrale d'York.
| Diocèse d'York | |
La cathédrale d'York. | |
| Informations générales | |
|---|---|
| Pays | Royaume-Uni |
| Église | anglicane |
| Rite liturgique | anglican |
| Type de juridiction | diocèse |
| Création | 626 |
| Province ecclésiastique | Province de York |
| Siège | York |
| Titulaire actuel | Stephen Cottrell |
| Langue(s) liturgique(s) | anglais |
| Territoire | majeure partie du Yorkshire de l'Est |
| Site web | http://www.dioceseofyork.org.uk/ |
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Historique
L’évêché d'York, existant depuis 626, est élevé au rang d'archevêché en 735. Le diocèse d'York a depuis subi de nombreuses réductions au profit des nouveaux diocèses de Chester (1541), Ripon (1836), Southwell (1884) et Sheffield (1914).
Le diocèse se divise en deux archidiaconés :
Quatre évêques suffragants en relèvent également :
- l'évêque de Whitby,
- l'évêque de Hull,
- l'évêque de Selby,
- l'évêque de Beverley.
Primatie
L'archevêque d'York[2] portait le titre de « primat d'Angleterre ». En 1070, Lanfranc tenta de conditionner le sacre que Thomas d'York (1070-1100) lui demandait contre un serment d'obéissance : Thomas d'York refusa et remit en cause devant le pape, en , la supposée primatie de Canterbury sur York en s'appuyant sur les dispositions prévues en 601. Lanfranc répliqua que l'égalité projetée ne concernait qu'York et Londres citées dans la Lettre de Grégoire le Grand, non Canterbury. Le pape ne voulut pas trancher et demanda la tenue de conciles en Angleterre, qui se tinrent à Winchester () et Windsor (), et donnèrent entièrement raison à Lanfranc[3]. Thurstan, archevêque d’York (1114-1140), refusa de prêter le serment d'obédience à son confrère de Canterbury, qui différa sa consécration : il dut se tourner vers Calixte II qui écrivit les bulles Quanto amplius (), rappelant le projet initial d'égalité entre les métropoles de Londres et d'York et Caritatis bonum est () déniant à Canterbury toute primatie sur York[4]. Sous la pression de la monarchie anglaise lasse de tant d'esclandres, les deux archevêques entrèrent en négociations sérieuses et paraphèrent un véritable traité de paix, la « Compositio super bajulatione crucium suarum » du , que confirma le pape Innocent VI (bulle In supremae dignitatis du [5]), reconnaissant à l'archevêque d'York le titre de « primat d'Angleterre ». Nicholas Heath (†1578) fut le dernier archevêque catholique d'York : nommé le , il fut « déposé » par Elizabeth Ire (1559) et remplacé par un prélat anglican, qui conserva le titre primatial.