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Districts de Paris

subdivision de la ville de Paris durant la Révolution française From Wikipedia, the free encyclopedia

Les districts de Paris sont une subdivision de la ville de Paris en cours durant la Révolution française, de 1789 à 1790.

Titre Division de Paris en quarante huit sections
Pays (1790-1794) Première République
Type Décret
Faits en bref Titre, Pays ...
Décret du 27 juin 1790
Description de cette image, également commentée ci-après
Drapeau du bataillon du district de l'Oratoire de la Garde nationale de Paris en 1789.
Présentation
Titre Division de Paris en quarante huit sections
Pays (1790-1794) Première République
Type Décret
Adoption et entrée en vigueur
Régime Première République
Entrée en vigueur 1789
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Historique des quartiers de Paris

La ville de Paris était jusqu'alors divisée en quartiers. Le , Louis XIV avait fixé par ordonnance les bornes et limites de vingt nouveaux quartiers, afin d'améliorer la perception des taxes d'habitation et d'assurer une meilleure sécurité, les seize quartiers antérieurs étant, par l'inégalité de leur étendue, difficiles à gérer[1],[2].

En 1789, durant la Révolution Française, Paris est alors divisée en 16 quartiers et 60 districts qui prennent leurs noms des principales églises qui étaient situées dans leurs limites.

Cette subdivision sera remplacée par décret du 27 juin 1790 par 48 sections révolutionnaires.

Création des districts de Paris

Assemblée des électeurs de Paris

Le contexte ayant évolué depuis la convocation des derniers états généraux, en 1614, il fut difficile de concilier traditions anciennes et nouvelles réalités[a 1]. Louis XVI le rappela dans le préambule du texte fixant les conditions de convocation du .
Quelques semaines plus tôt, le roi avait réuni l'Assemblée des notables, par édit du [note 1], pour obtenir des conseils sur « la meilleure manière de convoquer les États généraux ».
Le prévôt des marchands de Paris, Louis Le Peletier, insista sur la nécessité d'une « meilleure représentation de la Nation » plutôt qu'un nombre égal de députés pour chaque bailliage et sénéchaussée, comme cela était encore prévu[b 1]. Six corps de commerçants parisiens avaient présenté un mémoire pour être inclus dans les états généraux[b 2] tandis qu'un médecin, Joseph Ignace Guillotin, dirigeait une « Pétition des citoyens domiciliés à Paris », le [b 3], suggérant qu'une représentation proportionnelle n'accorde que douze sièges au clergé et douze à la noblesse sur un total de 600 députés, et acceptant que le Tiers état ait au moins le double des deux autres ordres réunis[b 4].

Le roi, à la suite d'un Conseil le , où Marie-Antoinette soutint le rapport du ministres des Finances, Necker, fixa le nombre de députés à 1 000, avec une représentation équitable de la population et des contributions, et une proportion double de députés du Tiers état par rapport à celle des deux autres ordres réunis[c 1]. Par dérogation, seule la ville de Paris devait désigner ses représentants par suffrage direct. Le 30, dans un rapport présenté devant le corps de ville réuni pour le renouvellement annuel de deux des quatre échevins, le procureur du roi et de la ville, Louis Éthis de Corny, évoqua la possibilitéde diviser les seize anciens quartiers de 1614 en cinq districts[note 2], chacun devant réunir, dans une église (« lieu le plus propre, par sa destination ordinaire, à imprimer du silence et du respect »), cinq ou six cents votants[b 5]. Après de nombreuses contestations entre le prévôt des marchands et celui de Paris, Anne Gabriel de Boulainvilliers, un nouveau règlement royal, en date du , établit une méthode distinguant clairement Paris-hors-les-murs de Paris intra muros pour la désignation des députés. Pour la ville et les faubourgs, le prévôt des marchands devait convoquer la population afin de former une assemblée de 300 membres du Tiers état. Le , le procureur du roi proposa que, dans 60 quartiers, soient désignés cinq électeurs[b 6]. Ces décisions furent mal accueillies, par la ville et le parlement de Paris, et de nombreuses de publicationstentèrent, en vain, de les amender ; le , le roi confirma et précisa ses intentions[b 7].

Le parut une « ordonnance pour la convocation des habitants du Tiers état de la ville et faubourgs de Paris »[b 8]. Chaque citoyen du Tiers état, de la ville ou des faubourgs de Paris, âgé de plus de vingt-cinq ans, né ou naturalisé français, justifiant d'une capitation d'au moins 6 livres, devait se rendre en l'église désignée de son district le pour participer à la nomination des Électeurs.

Ainsi fut constituée l'Assemblée des 300 électeurs de Paris, chargée de désigner les 20 députés du Tiers état aux état généraux.

Liste des 60 districts

Paris 1789 - 1790, divisions et 60 districts

Les 60 districts de Paris, répartis dans les 16 quartiers, tenaient leurs noms des principales églises situées à l'intérieur de leurs limites[4],[5]. Voici ces noms, classés par quartier, avec entre parenthèses le numéro de division de la Garde nationale.
Concernant la Garde nationale de Paris, il est intéressant de noter que chacun de ces districts fournissait un bataillon à l'armée parisienne, qui, une fois réunis, comptait environ 33 000 hommes[6],[7].

Quartier du Luxembourg
Quartier du Palais-Royal
Quartier Saint-Germain-des-Prés
Quartier de l'Isle-Notre-Dame
Quartier du Marais
Quartier Sainte-Geneviève
Quartier Saint-Denis
Quartier de la Cité


Quartier du Louvre
Quartier Saint-Eustache
Quartier de la Sorbonne
Quartier de la Place-Royale
Quartier des Saints-Innocents
Quartier de l'Hôtel-de-Ville
Quartier Saint-Martin
Quartier des Halles

Disparition des districts au profit des sections

Par décret du , l'Assemblée constituante met fin à la tutelle de l'État sur la commune de Paris et crée, à l'intérieur de la nouvelle enceinte des Fermiers généraux, 48 sections. Le premier article du décret dispose que « l'ancienne municipalité de la ville de Paris et tous les offices qui en dépendaient, la municipalité provisoire subsistant à l'Hôtel-de-Ville, ou dans les sections de la capitale, connues aujourd'hui sous le nom de districts, sont supprimés et abolis »[10].

Annexes

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