Le prologue débute avec un rapport de la police. Simon Lecoeur a été porté disparu depuis plusieurs jours, ce qui pousse la police à perquisitionner son appartement. Un manuscrit se trouve sur la table, il raconte l’histoire des chapitres suivants.
En réponse à une petite annonce pour un travail, le narrateur se rend dans un hangar et il rencontre son potentiel employeur, Jean. Le narrateur pense que Jean est un homme et il l’aperçoit au fond du hangar, portant un trench-coat, des lunettes noires et un chapeau. « Monsieur Jean » devient ensuite une femme américaine. Djinn/Jean propose au narrateur de participer à une opération, et, comme preuve de fidélité, il doit se rendre à la gare du Nord pour y rencontrer son prochain contact. Sur son trajet vers la gare, le narrateur s’arrête à un café. Au bar, une jeune étudiante lui indique qu’il va être en retard et elle lui montre un raccourci. Le narrateur pense que cette femme est une agent de Djinn, puisqu’elle semble savoir où et quand il a rendez-vous. Il quitte le café et prend le raccourci, qui passe par la rue Vercingétorix III. Là, le narrateur voit un garçon courir dans la rue, puis tomber soudainement comme s’il était mort. Le narrateur décide de l’aider, et il porte le garçon à l’intérieur de l’immeuble le plus proche. Le narrateur rencontre la sœur du garçon, Marie, qui lui dit que son frère Jean « meurt » fréquemment. Le narrateur pense que le garçon est victime de crises chroniques. Il demande où se trouvent les parents du garçon et de la fille, ce à quoi la fille répond en indiquant la photographie d’un marin russe qui est mort en mer. Elle prétend qu’il s’agit de son père. Ensuite, Marie donne au narrateur une lettre de Djinn. Il y apprend que le voyage vers la gare n’était qu’un prétexte.
Le garçon se réveille, et les deux enfants emmènent le narrateur dans un café. Au café, Marie demande que le narrateur lui raconte une histoire. Comme le narrateur est incapable d’inventer une histoire résistant à l’examen de la jeune fille, elle décide de raconter son propre conte. Après un moment, le narrateur doit quitter le café en compagnie de Jean. Il a l’ordre de porter des lunettes noires, et une canne pour jouer le parfait aveugle. Jean est son guide et ils vont prendre un taxi. À l’intérieur du taxi, Jean donne un somnifère au narrateur. À son réveil, il se trouve dans une grande pièce avec d’autres personnes. Il entend la voix de Djinn qui explique leur mission, c’est-à-dire la lutte contre le machinisme. Elle avertit que les robots et les ordinateurs vont contrôler le monde. Le narrateur s’arrange pour bouger discrètement ses lunettes, il aperçoit alors d’autres hommes devant lui. Ils lui ressemblent et portent aussi des lunettes noires, une canne, et sont accompagnés d’un garçon. Il réalise aussi que Djinn n’est pas réellement présente : ils sont en train d’écouter un enregistrement de sa voix. L’homme à côté de lui essaie de lui communiquer quelque chose, mais le narrateur reçoit alors un formidable coup sur la tête.
Le narrateur (qui se révèle effectivement être Simon Lecoeur) se réveille, il n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé, à part sa rencontre avec Djinn et l’ordre d’aller à la Gare du Nord. À nouveau, il s’arrête au même café, qui lui rappelle certains détails à propos desquelles il commence à douter. Le serveur a été remplacé par une jeune femme, Marie. Il remarque la photo d’un marin russe, et Marie lui indique qu’il s’agit de son père, qui est mort en mer. Simon aperçoit une canne et des lunettes noires sur la table à côté de lui et il décide de jouer à l’aveugle. Lorsqu’il sort du café, un garçon lui propose son aide pour marcher jusqu’à la Gare du Nord. Tout à coup, ils réalisent qu’ils vont manquer le train d’Amsterdam. Ils commencent alors à courir. Dans la rue Vercingétorix III, Simon trébuche et tombe sur le garçon, qui semble mort. Simon décide de le porter jusqu’à la maison la plus proche. À l’intérieur, il dépose l’enfant sur un lit et il aperçoit une jeune femme qui ressemble à Djinn. Elle explique que le garçon est capable de voir le futur, et que Simon et elle-même ne sont en fait pas réels. Ils existent uniquement à l’intérieur du rêve du garçon. Elle est morte depuis longtemps à cause d’un accident impliquant des machines et des ordinateurs. Quant à Simon, il est encore vivant et il se trouve actuellement dans une réunion d’une organisation terroriste contre le machinisme. Elle révèle à Simon qu’il sera le père de l’enfant et qu’il décédera en mer.
Le narrateur est maintenant une femme. Elle répond à une petite annonce offrant une place de babysitting. Un autre candidat se présente, chacun croit que l’autre est l’employeur potentiel. Elle et l’autre homme, Simon, jouent à un jeu amical, dans lequel elle fait semblant d’être l’employeur ; elle invente alors une histoire à propos d’une organisation terroriste luttant contre le machinisme. Ils se rendent dans un café, où ils racontent leurs histoires. Ensuite, elle prend un taxi pour la gare afin d’accueillir son amie Caroline qui rentre d’Amsterdam. Caroline vient avec sa nièce Marie, qui est la fille d’un marin russe. À l’arrière-plan, la narratrice remarque le sinistre chauffeur de taxi ainsi qu’un jeune homme aveugle guidé par un garçon. Elle pense que le chauffeur de taxi est un agent secret qui a pour mission de la surveiller. Soudain, elle s’évanouit. Lorsqu’elle se réveille, elle n’arrive plus à se souvenir de ce qui s’est passé, excepté le fait qu’elle a rencontré un employeur potentiel dans un hangar désert. Elle s’y rend et elle voit un homme au fond du hangar qui porte un trench-coat, des lunettes noires et un chapeau…
Dans l’épilogue, la police a découvert le cadavre correspondant à la description de Djinn. Cependant, l’agent que l’on pensait appartenir à la police dans le prologue, travaille en fait pour une organisation secrète contre les forces de police. De tous les personnages du manuscrit, seul celui de la petite Marie a pu être vérifié.