Antonio Taramelli mentionne le dolmen dès 1906, c’est l'un des premiers dolmens publiés en Sardaigne[1] ; à courte distance se trouvait l’allée couverte de Sa Tanca ’e sa Marchesa, qui a été détruite depuis par des travaux agricoles[2].
Le monument a été édifié sur un affleurement basaltique qui a été aplani, surtout devant l’entrée, afin d’assurer une meilleure disposition des dalles. Le dolmen est constitué de sept orthostates en basalte, dont seulement cinq se trouvent encore en position originelle, hauts de 0,80 à 1,10 m et d’une épaisseur comprise entre 0,22 et 0,82 m, délimitant une chambre de taille modeste, vaguement circulaire (diamètre : 1,75 m). La chambre funéraire est couverte par une unique table de couverture, désormais fortement inclinée vers la droite, reposant sur deux dalles côté droit et sur l'extrémité de l’orthostate à gauche l’entrée. La table, de forme polygonale irrégulière, mesure 2,25 × 1,42 m, avec une épaisseur variant entre 0,46 et 0,26 m[2].
Les surfaces des orthostates et de la dalle de couverture sont grossièrement équarries ou laissées à l’état naturel, elles proviennent d'une carrière voisine[2].
À l’extérieur de la chambre, on peut voir quatre grands blocs naturels massifs, situés à une distance de 1,50 à 0,45 m de la chambre : ils correspondent aux vestiges du péristalite, qui lorsqu'il était complet devait mesurer 5,50 m de diamètre[2].