C'est l'un des dolmens les plus connus du complexe archéologique des dolmens d'Alcántara[2].
Ce dolmen a été fouillé et restauré en 1999 sous la direction de l'archéologue Primitiva Bueno Ramírez. Avant sa restauration, il servait de foyer et d'entrepôt de pierres aux bergers locaux. Comme c'est souvent le cas pour les dolmens d'Estrémadure, il a été daté du IVe millénaire av. J.-C., son utilisation remontant à l'âge du bronze.
Il se compose d'une chambre funéraire circulaire située sur un monticule circulaire, bordée d'un anneau incomplet de dalles d'ardoise faisant office d'enceinte, et d'un long couloir. La chambre reposait sur dix orthostates de soutien et mesurait 2,3 m de diamètre. La hauteur restante des dalles disparues est d'environ 1 m. Le couloir présente quatre orthostates conservés à gauche et six à droite. Le plafond de la chambre a disparu, mais une clé de voûte du passage se trouve en biais, directement en face de la chambre. Cinq orthostates de la chambre sont ornés de sculptures anthropomorphes et ramifiées, de figures solaires, de coquillages et d'un quadrupède.
La technique employée combine la méthode typique des dolmens d'Alcántara avec celle de la région du Tage au Portugal. Le piquetage est complété par des motifs incisés et des peintures, dont il ne subsiste que des fragments dans les dolmens de Trincones à Alcántara. Certaines pierres du bord du tumulus présentent des cupules.