Don Brothwell

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Donald Reginald Brothwell, né en 1933 à Nottingham et mort le dans la même ville, est un archéologue, anthropologue et universitaire britannique, éminent spécialiste de paléoécologie humaine et d’archéo-environnement. Il officia successivement au sein de l’Université de Cambridge, du British Museum et de l’Institut d’archéologie de l’Université de Londres. Il conclut sa carrière académique en tant que professeur de paléoécologie humaine à l’Université de York. La littérature spécialisée le considère comme l’une des figures pionnières de l’archéométrie[1].

Carrière universitaire

Don Reginald Brothwell naquit en 1933 à Nottingham, en Angleterre. Dès l’adolescence, il manifesta un vif intérêt pour l’archéologie, s’adonnant à l’analyse d’artefacts exhumés d’une gravière locale et participant, en compagnie de condisciples, à la fouille de sépultures anglo-saxonnes dans une carrière avoisinante. Sa première intervention archéologique officielle se déroula à Thurgarton, dans le Nottinghamshire, où plusieurs inhumations médiévales furent découvertes et méthodiquement inventoriées. À l’issue de sa scolarité secondaire, il s’inscrivit à une école des beaux-arts dans l’intention d’embrasser la carrière d’enseignant. Toutefois, au bout d’une année, il réintégra le lycée afin de préparer le baccalauréat scientifique (A-Levels) en géologie, biologie et chimie[2].

À la suite de l’obtention de son baccalauréat, Brothwell se vit octroyer une place à l’University College London pour y suivre des études d’anthropologie. Toutefois, ayant achevé son cycle secondaire avec un an de retard, à l’âge de dix-neuf ans, il fut aussitôt requis pour le service national. Influencé par une inclination pour le quakerisme et conscient du vécu de son père durant la Première Guerre mondiale, il endossa le statut d’objecteur de conscience. Traduit en justice, il écopa d’une forte amende, laquelle fut réglée par son père. Un arrangement conclu avec le tribunal conduisit à sa nouvelle convocation sous les drapeaux. Son maintien dans le refus lui valut cette fois une peine d’emprisonnement, purgée au sein de la prison de Lincoln[2],[3]. Durant sa détention, il persévéra dans son intérêt pour l’archéologie, procédant même à l’exhumation d’un crâne de bouledogue découvert dans la cour de promenade[3],[2].

Brothwell effectua une peine d’incarcération écourtée[2], purgeant seulement deux mois sur une condamnation d’une année, et recouvra la liberté suffisamment tôt pour s’inscrire à l’University College London[3]. De 1952 à 1956, au sein du département d’anthropologie, il suivit un cursus élargi, embrassant principalement l’anthropologie et l’archéologie, mais incluant également la géologie, la zoologie et la génétique[3]. Il obtint sa licence ès sciences (B.Sc.) en 1956[2]. Il s’engagea ensuite dans un doctorat en anthropologie physique, qu’il abandonna après un biennium de recherches pour accepter son premier poste dans le monde académique[2].

En 1958, Don Brothwell intègre le département d’archéologie et d’anthropologie de l’Université de Cambridge en qualité de démonstrateur[2],[4]. Sa charge d’enseignement se concentre sur l’anthropologie biologique, tandis que ses investigations personnelles embrassent les champs de l’anthropologie physique, de la paléopathologie, des origines de l’humanité et de la dentologie[2],[3]. Les fruits de ses recherches durant cette période le conduisent à coéditer, avec son collègue Eric Higgs, un ouvrage majeur intitulé Science and Archaeology (1963), ainsi qu’un manuel à destination des archéologues, Digging up Bones (1963)[3]. Ce poste de démonstrateur, constitutif d’un engagement à durée déterminée, prenant fin au terme d’un mandat de trois à cinq ans, l’oblige à prospecter un nouvel emploi à son échéance[3].

En 1961, Don Brothwell fut investi de la charge de protophysicien principal et prit la direction de la vacation d'anthropologie au sein du British Museum[5]. Cette entité, alors indigène de fraîche date, connut un essor prompt consécutivement aux libéralités de dépouilles ostéologiques émanant du Royal College of Surgeons ainsi que du département d'anatomie de l'université d'Oxford[3]. Au cours de son décennat au sein de ladite institution, il occupa l’unique office rémunéré du Royaume-Uni spécifiquement dédié à l’examen des vestiges squelettiques exhumés[2].

En 1974, Brothwell intègre l'Institut d'archéologie de l'Université de Londres, où il obtient une charge de maître de conférences en zooarchéologie[5]. Ses investigations, au cours de cette ère, embrassent une vaste étendue thématique, oscillant des ossements humains aux squelettes animaux, incluant l'étude des pathologies animales, le processus de domestication du cobaye et les parasites commensaux[2]. Il porte aussi son attention sur les cadavres des tourbières et dirige, durant les années 1980, une équipe pluridisciplinaire chargée d'examiner l'Homme de Lindow[2]. Vraisemblablement en raison de l'éclectisme de ses objets de recherche, il n'accède jamais au titre de professeur titulaire, mais est élevé au rang de professeur associé[2],[5].

Brothwell quitta l’Institut d’archéologie en 1993, envisageant dans un premier temps une retraite anticipée[2]. Toutefois, la même année, il se vit proposer la chaire de paléoécologie humaine au sein du département d’archéologie de l’université de York, fonction qu’il agréa[2],[5]. Il mit fin à sa carrière académique en 1999 et fut alors élevé au titre de professeur émérite[5],[6].

En 1974, Don Brothwell fonda le Journal of Archaeological Science, publication dont il assura la co-direction éditoriale jusqu’en 1993. Parallèlement, il occupa les fonctions de rédacteur en chef des Cambridge Manuals in Archaeology de 1984 à 2004[5].

Dernières années

Après son accession à l’éméritat, Brothwell perpétua ses investigations scientifiques, incluant notamment l’examen de nécropoles momifiées au Yémen[5]. En sa qualité de professeur émérite à l’Université de York, il maintint une activité pédagogique et dirigea des travaux de doctorants[5]. De 2006 jusqu’à son trépas, il occupa également une fonction de chercheur honoraire à l’Université de Durham, y dispensant un enseignement dans le cadre du magistère en paléopathologie[7].

Brothwell s’éteignit le , à l’âge de 83 ans[8],[9]. Ses obsèques se déroulèrent le suivant, suivies d’une cérémonie commémorative en son honneur au King’s Manor à York, qui abrite le siège du département d’archéologie de l’université de ce lieu[9].

Honneurs

En 1999, année de son départ à la retraite, une conférence fut organisée à l’Université d’York pour honorer Don Brothwell. Une sélection des travaux présentés à cette occasion fut ultérieurement publiée en 2002 dans un volume de mélanges. Cet ouvrage, intitulé Bones and the Man: Studies in Honour of Don Brothwell, fut édité sous la direction de Keith Dobney et Terry O’Connor[4]. Il rassemble des contributions de plusieurs chercheurs, parmi lesquels figurent Graeme Barker et Christopher Stringer[10].

Œuvres choisies

Références

Liens externes

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