Droits LGBT en Thaïlande
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Les droits des personnes LGBTQ en Thaïlande sont les mêmes que ceux du reste de la population. La légalisation du mariage entre personnes de même sexe et de l'adoption homoparentale a été promulguée en 2024 et est entrée en vigueur le [1].
| Droits LGBT en Thaïlande | |
Festival gay à Bangkok en 2006. | |
| Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe | |
|---|---|
| Protection contre les discriminations | |
| Majorité sexuelle identique | |
| Identité de genre | |
| Non-binarité | |
| Droits intersexes | |
| Service militaire | |
| Don de sang | |
| Interdiction des thérapies de conversion | |
| Partenariat | |
| Mariage | |
| Adoption | |
| modifier |
|
Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe
Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont légales depuis 1956[2],[3].
Reconnaissance des couples de même sexe
En 2018, le gouvernement prépare une loi ouvrant le droit au partenariat civil pour les couples de même sexe[4].
Le , les députés ont voté par 360 voix contre 10 en faveur d'un accord pour permettre le mariage sans restriction de sexe ou de genre, ouvrant la voie à une légalisation future[5].
Le , les membres la Chambre des représentants votent favorablement en faveur de la légalisation du mariage entre personnes de même sexe[6],[7]. La loi est adoptée après le vote du Sénat le suivant puis signée et promulguée par le roi Rama X[8].
Le , 130 des 250 sénateurs thaïlandais approuvent une loi légalisant le mariage entre personnes de même sexe en Thaïlande. La Thaïlande devient ainsi le premier pays d'Asie du Sud-Est, et le troisième pays d'Asie (après Taïwan et le Népal), à légaliser le mariage pour tous[9]. Les premières unions de même sexe pourront être célébrées 120 jours après le , date de promulgation de la loi[10],[8],[11]
Le , la Thaïlande devient le 38e pays du monde, et le premier en Asie du Sud-Est, à légaliser le mariage entre personnes de même sexe[12].
Protection contre les discriminations
Service militaire
En Thaïlande, hommes et femmes sont autorisés à servir dans l'armée[14]. En 2005, les forces armées thaïlandaises ont levé l'interdiction faite aux personnes LGBTQ de servir dans l'armée. Avant cette réforme, les personnes LGBTQ étaient exemptées en raison d'un « trouble mental »[15].
Tous les citoyens thaïlandais âgés de 21 ans et plus, assignés hommes à la naissance, sont soumis au service militaire obligatoire. Sauf exemption, ils doivent soit s'engager volontairement pour une durée de six mois à un an, soit participer à un tirage au sort pour déterminer qui effectuera un service d'un à deux ans. Des cas de harcèlement, de violence et même de violations des droits humains ont été rapportés parmi les conscrits, et le service militaire est source d'anxiété pour beaucoup. Les femmes transgenres sont exemptées du service militaire pour cause de « trouble de l'identité de genre », à condition de pouvoir prouver leur identité de genre. Si une femme transgenre a subi au moins une intervention médicale d'affirmation de genre, comme une hormonothérapie ou une augmentation mammaire, elle a de fortes chances d'être exemptée après un examen médical qui peut être stressant et humiliant pour certaines. Celles qui n'ont pas subi d'intervention médicale doivent se soumettre à une évaluation psychologique approfondie[16],[17].
Don de sang
En Thaïlande, les femmes transgenres n'ayant jamais eu de relations sexuelles avec un partenaire masculin, ainsi que les femmes ayant des rapports sexuels avec des femmes (FSF), sont autorisées à donner leur sang, contrairement aux hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH)[18]. En [19] et en [18], la Croix-Rouge thaïlandaise (en) a réaffirmé son interdiction de don de sang pour les HSH, malgré les campagnes menées pour modifier cette politique. En 2021, l'organisation a déclaré qu'elle n'était « pas encore prête à assouplir les critères stricts de don de sang » pour les HSH en raison du risque plus élevé de contamination par le VIH. Le taux de VIH chez les primo-donneurs de sang est dix fois supérieur à celui observé dans d'autres pays asiatiques. La Croix-Rouge thaïlandaise a justifié cette interdiction en la qualifiant de pragmatique et non discriminatoire. Elle a également indiqué que le taux de VIH parmi les donneurs devait descendre en dessous de 1 pour 100 000 avant que les critères de don pour les HSH ne soient assouplis[18].